195/2015 - Chute Libre - (mar.14.juil.15)

Publié le par JaneDo


Mardi - 14 juillet 2015 - 195/2015 - Chute Libre

Aaaaaah, journée à porter mon coeur bandoulière, de devoir le tirer derrière moi. Arhh, j’avais l’impression d’étouffer. Le soir, j’ai évidemment fait mon tour chez Pascal. Il avait la natation et j’étais sur place quant il est rentré chez lui. Avec Thomas. Sans aucune gêne, Thomas s’est installé au bar de la cuisine et attendait que Pascal lui prépare un verre.

Caroline est arrivée peu après. Elle avait commandé des pizzas parce qu’elle savait qu’ils auraient faim. Ils ont mangés tous les 3 autour de la table basse du salon en bavardant. Thomas et Caro buvait une bière, alors que Pascal s’en ait tenu à l’eau. Il a dit quelque chose à propos du fait que je n’aimais pas l’haleine de bière.

La mention de mon nom a foutu un froid et a jeté un instant de silence confus sur l’assemblée. Les rires avaient cessés et les regards se sont éparpillés. Pourquoi? J’avais la peste ou quoi? Pourquoi le fait de dire que je n’aimais pas sentir l’odeur de la bière dans la bouche de mon partenaire. Ça sent mauvais!

Après le café, Thomas est monté chez lui, laissant Pascal et Caroline seuls. Caroline s’est servi un verre, Pascal en a profité pour aller se changer. Caroline s’est installé au salon, sur le bras d’un fauteuil; « J’imagine que tu aimerais me voir partir, là? Non? ». Pascal est ressorti en souriant, et oui, il aimerait bien.

Caro lui a demandé pourquoi on s’était disputé, évidemment Pascal lui a dit qu’elle le savait. Mais, Caro lui a dit que ça ne pouvait pas être seulement ça, il y avait sûrement autre chose là-dessous. Pascal, a inspiré profondément, puis il lui a dit qu’il avait pété un plomb. Il avait eu tord de s’énerver, qu’il le regrettait.

  • Puis? Tu attends quoi pour le lui dire?
  • Je sais pas... Je voudrais pas être celui qui s’excuse encore.
  • Elle ne s’est pas excusée?
  • Si.
  • Et alors? Tu attends quoi pour lui parler.

Pascal a dit que, quant je l’appelle, il avait eu envi de me dire qu’il n’était plus fâché, mais en même temps, ça le rendait si furax de me voir m’en tirer avec une simple excuse. Caro lui a demandé si on s’était pas plutôt fâché à cause de cette Manuella.

Et c’est là que j’ai appris à peu près ce qui s’était passé la journée de samedi. Et pour Manuella. Pascal est resté assez distant avec toutes les filles, y compris Caro. Il a expliqué à Caro que, le week-end d’avant, il était avec moi, tout collé-collé, et il ne voulait pas être trop sympa avec elles.  Surtout pas laissé Manuella le vampiriser, et surtout pas devant tout le monde.

Et là, paf, ma tension est tombé en chute libre; ce n’était pas Caroline dans son lit l’autre soir, c’était Manuella.

Caroline lui a demandé si c’était malin? Qu’il a eu la stupidité de ramener, chez lui, dans son lit, justement la fille qui nous causait des histoires et à cause de laquelle on se disputait? Est-ce qu’il pensait que les choses allaient s’arranger si j’apprenais ça? Pascal a dit qu’elle avait peut-être raison. Je ne l’apprendrais pas.

Caroline lui a dit j’étais plus maligne qu’il ne le pensait. Pascal a haussé les épaules en disant qu’il ne pensait pas que ça sera grave de toute manière. Caroline a fait une tête qui m’a fait sourire malgré mes larmes. Après avoir âprement débattu des conséquences de ces actes, Caroline est rentrée.

Pascal est resté un moment dans le silence total. La télé n’était pas allumée, Thomas et Caroline n’étaient plus là. Il restait assis, les yeux dans le vague. Puis, il a eu la mauvaise idée de m’appeler...

  • Jane...
  • Pascal...

Flottement. Long silence.

  • Tu fais quoi? Tu voudrais venir à la maison? J’ai tellement envi de te voir, te parler...
  • Oh!
  • Oh!?

Ma température était en train de monter, j’étais soudain en nage. Je sentais mon calme olympien me quitter vitesse grand V.

  • Tout le week-end tu as fais la gueule, et maintenant tu veux me voir? C’est...
  • J’ai été un parfait connard.
  • Oui, ça tu peux le dire! Tout le week-end tu m’as ignoré... et pourquoi?

Pascal ne disait rien. Inutile je pense de répéter qu’il avait été un rude trou de cul. Je transpirais de... rage je pense. Puis le calme est revenu.

  • Ok. J’ai 2 questions. Réponds à mes 2 questions et je verrais. Ok?
  • Ok.
  • As-tu provoqué la dispute pour te débarrasser de moi pour l week-end?
  • Qu’est-ce que tu racontes, bien sûr que non.
  • Samedi soir après votre... baignade, journée sportive, tu es rentré seul? Est-ce que tu as dormi seul?
  • Oui.

Il y avait eu petit moment de silence, de réflexion, mais il n’avait pas voulu le faire durer, sinon je m’en serais aperçu. Alors, il a menti. Un « oui », direct, qui semblait vrai... si je ne connaissais pas la vérité. Je devais encore digérer la nouvelle.

Dire que j’avais cru qu’il s’agissait de Caro ce soir là dans ses bras. J’avais pourtant bien regardé. A deux fois même. Est-ce que j'avais voulu croire que c’était Caro et non Manuella, parce que pour moi, c’était plus rassurant? Est-ce que je me suis persuadée que c’était Caro? Argh.

Pascal a voulu savoir si je voulais bien passer. Je lui ai dis que j’avais un truc avec ma frangine. C’était faux, mais je ne me sentais pas le courage de le voir maintenant. J’avais les yeux rouges, et je n’étais pas habillée. Un training, pas des plus seyants, les cheveux en vrac, ce n’était pas le meilleur aspect après les filles sexy qu’il avait croisé tout le week-end. Me montrer comme ça, ce serait me scier toute seule.

Je lui ai dis que s’il m’appelait demain, on pourrait concocter quelque chose. Après avoir raccroché, Pascal a aussitôt appelé Caroline. Il lui a fait promettre de ne rien me dire à propos de Manuella samedi soir. Sinon, c’était fini entre eux pour de bon. Il ne fallait jamais que j’apprenne que Manuella avait dormi chez lui ce soir là.

Là-dessus, je suis rentrée. J’en avais encore gros sur le coeur. J’avais besoin d’être un peu seule là du coup. Mince, comment avait-il pu? Surtout elle! Surtout quant on était en froid en plus. Je voulais qu’elle souffre. Je voulais qu’il lui fasse aussi mal qu’il m’avait fait mal.

J’allais travailler la dessus... Sans quoi, je ne pourrais pas le lui pardonner.


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