194/2015 - Aux oubliettes - (lun, 13.jul.15
Lundi - 13 juillet 2015 - 194/2015 - Aux oubliettes
Vendredi soir, contrairement à ce qu’il avait voulu me faire croire, Pascal n’est pas sorti avec Manuella. Malgré tout, la soirée chez lui avait été animée. Un bal de va-et-vient incessant. Comme il le faisait la plupart du temps, Thomas recevait tous les copains chez lui pour un petit verre avant de sortir faire la tournée du Grand Duc.
Thomas est passé par l’appartement de Pascal avant de sortir, pour essayer encore une dernière fois de l’encourager à les accompagner. J’étais fâchée de voir que Manuella était là aussi. Pascal n’a pas voulu sortir. Après le départ de tout le monde, la maison enfin plongée dans le calme, j’ai voulu aller chez Pascal pour tenter de le dé-fâcher. Hélas, je n’en ai pas eu le temps.
Manuella avait fait semblant de partir avec tout le monde, mais elle est revenue sur ses pas, pour tenter de le séduire. Il a marché, les 2 pieds dedans. J’ai donc tenté de contacter Pascal par sms. Il n’a répondu à aucun de mes message. Toutefois, ça lui a coupé l’envie de s’amuser avec Manuella. Il a réussi à la faire partir.
Caroline a attendu patiemment, dès qu’elle a vu Manuella quitter les lieux, elle est venue à la charge à son tour. Apparemment, tout le monde se fichait pas mal que Pascal ait stipulé vouloir rester seul!! Mais bon. Pascal a admis que Caroline était bien la seule personne qui ne lui tapait pas sur les nerfs et qu’il pouvait supporter. Il ne restait plus beaucoup de temps pour dormir!
Samedi, j’avais compris que Pascal et Thomas allaient à Cologny avec le bateau. Je crois que Paul, Michael et d’autres ont fait parti du voyage. Y compris Caro. La plupart avait embarqué leurs vélos pour les trajets à terre. Thomas et Pascal devaient jubilés; loisirs & sports.
J’ai aussi envoyé quelques messages à Pascal, sans attendre de réponses. Toujours fâché parce que j’avais annulé notre rendez-vous au dernier moment, Pascal ne voulait pas me voir. Donc, j’ai été émue jusqu’aux larmes de recevoir un petit mot de la part de Pascal. Il m’a raconté où il était et ce qu’ils faisaient, et m’a demandé ce que je faisais.
Hum... donc ça l’intéresse quand même de savoir ce que je fais... c’est mignon... Mais bon, après lui avoir répondu, je n’ai plus eu de nouvelles. Ça m’a passablement déstabilisée et j’ai été tourner dans les environs de Cologny pour voir où ils étaient. Je ne pense pas que Pascal aurait tiré la gueule si j’avais décidé d’aller les rejoindre, après tout, Caroline était avec eux.
La soirée était entamée, et je crois qu’ils continueront la fête sur le bateau. Ou peut-être sur la berge, donc, c’aurait été risqué d’approcher de la plage. Je ne les ai pas trouvé. J’ai été à plusieurs reprises faire un tour chez Pascal pour voir s’il était rentré. Je voulais essayer d’aller lui parler ce soir, en espérant tout arranger et dormir chez lui. J’espérais pouvoir au moins passer le dimanche avec lui.
Vers les 4h30 du matin, je me suis promise que ce serait mon dernier tour chez lui. Ben, Pascal était rentré. Et d’après ce que je pouvais voir, il devait être couché et probablement en train de dormir. Je suis arrivée trop tard, j’avais raté mon coup. Ça m’a carrément fichu le moral dans les tongues. Je me voyais déjà forcée de passer un dimanche foutu, toute seule sans lui.
Je suis rentrée la tête dans les pompes. Il était bien trop tard pour que je tente désespérément de l’appeler. Je ne savais pas s’il était seul, trop terrassée, j’étais partie sans même jeter un coup d’oeil chez lui. Je suis revenue sur mes pas avec une boule énorme au ventre. J’avais peur de ce que je pourrais voir.
J’ai encore hésité; si je n’avais pas le moyen de voir, je ne saurais pas? Alors peut-être que je devrais ne pas regarder et partir, point? Mais, je dois être maso et carrément trop curieuse. J’ai donc lancé mon ordi et j’ai rabattu l’écran pour me donner encore quelques secondes de réflexion.
Paf, tant pis, je l’appelle. Je devais tout tenter. Je le surveillais sur mon écran en même temps. Pfff, son natel était sur silence, il n’entendait et ne voyait rien.
Sans surprise, Pascal n’était pas seul, une forme féminine dormait la tête enfuie aux creux de son épaule. J’étais persuadée qu’il s’agissait de Manuella. J’ai dû scruter mon écran longuement pour voir qu’il s’agissait de Caro et non Manuella. Je me suis sentie légèrement rassurée. Mais, j’étais bouleversée qu’il puisse dormir aussi facilement sans se demander où j’étais. Il aurait pu faire l'effort de dormir seul pour une fois. Je suis tout de même surprise qu'il ait choisi Caro et pas Manuella. Mais tant mieux.
J’ai raccroché, les yeux pleins de larmes, j’ai pris le chemin de la maison. C’était foutu, alors, je n’avais plus rien à faire là.
Fichu pour fichu, le week-end était terminé, j’avais fait tout ce que j’avais pu pour le calmer; je n’avais pas arrêté de l’appeler. Il n’avait pas voulu de moi, alors dimanche, je ne l’ai pas appelé. J’avais le ventre à l’envers, j’étais angoissée et triste. J’ai passé mon dimanche à lire, à peindre, il faisait une chaleur d’enfer, alors je ne suis pas sortie. Lundi, il n’y avait pas le souper en famille, ni la Gis dans le coin, alors j’ai profité de ma journée.
Je n’ai pas appelé Pascal, et il ne m’a pas appelée non plus. Silence radio. Cette fois, c’est moi qui suis fâchée, et je ne compte pas l’appeler avant qu’il ne le fasse lui. Point final.