193/2015 - Contact - (Dim.12.juil.15)
Dimanche - 12 juillet 2015 - 193/2015 - Contact
Manuella l’a appelé depuis sa voiture. Pascal lui a dit que finalement, il n’était pas d’humeur à voir du monde, qu’il voulait rester seul. Manuella a dû lui demander si j’étais passée; «Non, c’était pas vrai, je savais qu’elle ne passerai pas, mais, je ne suis pas de bonne compagnie. Je n’avais pas envi de voir du monde ce soir, je t’assure. Non, viens pas. Non non, ça va aller.».
Ils ont discuté jusqu’à ce qu’elle arrive chez elle j’imagine. D’après ce que j’ai compris, ils allaient en bateau je-ne-sais-où, en fin de matinée, il jouait, j’imagine au Basket. Le soir, il n’était pas au courant de ce qui était prévu, mais il était plutôt tenté de rentrer et de passer la soirée chez lui. Il n’avait pas envi de sortir.
Après avoir raccroché avec elle, Pascal a encore lu ses messages, écouté sa boîte vocale. Caroline devait être dehors, plantée derrière la porte, parce que dès qu’il a éteint à la cuisine pour aller se coucher, elle a toqué. Pascal lui a ouvert en faisant la moue. En travers de sa porte, je l’ai entendu soupirer; «Dormir ok». Son ton était clair, dormir et rien d'autre.
Je n’ai pas entendu sa réponse, après une seconde de flottement, il s’est effacé pour la laisser entrer. Caroline se dandinait d’un pied à l’autre en le regardant éteindre partout. Il a souri et lui a dit qu’elle connaissait le chemin, mais elle restait là à l’attendre. En revenant vers elle, il a passé son bras autour de sa taille et lui a fait un bisou sur la tempe.
- L’air de rien, je crois bien que tu es certainement la seule personne que je peux supporter ce soir...
Son visage s’est éclairé et elle a souri aussi en passant ses bras autour de lui. J’ai fermé mon ordi et je suis rentrée. Je n’avais pas besoin d’en savoir plus. Qu’ils couchent ou pas, ce n’était pas important. Elle était aussi la seule personne que je pouvais supporter d’être avec lui à ma place.
Samedi, j’ai encore envoyé plusieurs messages à Pascal. Finalement, vers midi, il a daigné me répondre. Pascal disait être près de Cologny. Il jouait au Basket. J’avais vu juste. Il n’avait aucune idée quant il rentrait, et qu’il était toujours assez déçu par notre dispute.
Dans son 2ème message, Pascal a voulu savoir ce que je faisais. Je lui ai dis que j’étais à l’ombre à la maison; je lisais. Ca m’avait aussi beaucoup touchée, que j’espérais qu’il m’appelle plus tard, à n’importe quelle heure. Là, il n’a rien répondu.
Vers 20h, j’ai voulu savoir s’il était toujours à Cologny. Il a répondu que oui. Je n’ai pas osé lui en demander plus. Vers 22h, je suis passé vers chez lui, et j’ai pu constater qu’il n’était pas chez lui. J’ai fait un tour en voiture jusqu’au bord du lac de Cologny, pour voir si je les repérais quelque part. Il y avait beaucoup de bateaux, je n’ai pas pu déterminé leur position.
Minuit, je suis repassée par chez lui, il n’était toujours pas rentré. Alors je suis rentrée chez moi. J’étais éreintée de traîner dehors, je m’ennuyais et je commençais à me sentir légèrement déprimée. Caroline n’était pas non plus chez elle. J’imagine qu’elle était avec lui. Donc, je saurai d’une manière ou d’une autre ce qu’ils avaient fait. Je n’avais pas envie de passer le reste de la nuit à attendre pour rien. Il ne rentrerait probablement pas.
Snif... je n’allais certainement pas le voir du week-end... Je n’avais vraiment pas de chance... Snif...