196/2012 - Se remettre dans le bain...

Publié le par JaneDo


Samedi, 14 juillet 2012  -  (196/2012)  -  Me remettre dans le bain…

Je ne suis pas sortie de la journée, pas répondu à mon natel que j’avais mis sur silence. Bref, j’avais hâte d’avoir un peu de tranquillité. Aussi, j’étais toujours perturbée à l’idée de sortir, d’être enfermée dans un bar rempli de fêtards. Je ressentais de la pression concernant ma relation avec Pascal. C’était nul de le laisser sans nouvelles, de ne jamais répondre à ses petits mots, ses bouquets de fleurs et autres. Je ne pouvais quand même pas lui dire que ça me faisait encore plus souffrir!

Thomas m’envoyait de petits mots qui ne demandaient pas de réponses, et je me suis rendue compte que ceux de Pascal c’était pareil, alors je n’avais pas de quoi me sentir coupable, non? Pfff. J’ai donc fini par dire à Pascal que je n’avais pas envie de sortir. Ça m’a rassurée qu’il me réponde que lui non plus. Puis, plus tard dans la soirée, il m’a dit que Jess sortait, donc si j’avais envie, il était disponible.

Je lui ai dit qu’il ne devait pas rester là pour moi, je n’avais pas envie de bouger, et en plus, je n’étais pas de bonne compagnie! Il a dit qu’il s’en fichait, même si j’avais juste envie de gueuler dessus, ça lui allait aussi. Ça m’a fait sourire et ça m’a détendue.

Finalement, vers 22h, l’envie de prendre l’air et surtout de le voir, même de loin m’ont conduite devant chez lui. Il traînait au salon avec sa guitare. Après avoir passé environ 30mn à me tâter pour l’appeler, je l’ai averti que j’étais là, vers le ponton, s’il était toujours partant pour perdre son temps en mauvaise compagnie.

Pascal devait sûrement attendre mon message ou un appel, son natel était à portée. Dès qu’il a lu mon message, il a sauté sur ses pieds pour courir dehors, puis il s’est ravisé pour retourner ranger sa guitare et ramasser sa veste et fermer la porte à clef derrière lui. En rigolant, il m’a dit que c’était pour le cas où il ne rentrerait pas avant Jess, il ne voulait pas qu’elle remarque qu’il était sorti précipitamment. Elle devinerait aussitôt qu’il était près de la maison.

Trop chou… C’est vrai que malgré mon manque d’envie de tout, j’aimais son sourire, l’expression de ses mouvements, jusqu’à la façon qu’il remontait la fermeture éclair de sa veste de training. Oui, j’aimais la petite fossette qui se creuse sur sa joue quant il sourit. Sans se démonter devant mon mutisme, il a passé son bras autour de mes épaules et on a été marcher le long du lac en silence pendant un moment. De temps en temps, il me serrait plus fort contre lui et me faisait un petit bisou dans les cheveux.

On s’est arrêté pour regarder les feux d’artifice de l’autre côté du lac. C’était joli... Dire que les gens continuent à faire la fête… Ha oui, c’était le 14 juillet français! J’avais oublié!

En fait, il n’y avait que Pascal qui parlait…

Pascal était plutôt content que j’ai fini par l’appeler, surtout que j’aie eue envie de le voir. Gêné, il ne voulait pas pousser le bouchon, mais il aurait bien aimé qu’on aille chez moi, il aurait aimé dormir à la maison et promettait de ne rien tenter du tout. Il s’est senti gêné d’avoir osé abordé le sujet. Pendant ce temps, je me tâtai pour savoir si oui ou non, sinon de savoir trouvé les mots justes pour refuser.

Pauvre chou, j’avais l’impression qu’il se donnait du mal pour essayer de se rapprocher, alors que moi je cherchais à éloigner tout le monde pour me donner le temps de construire un mur dans ma tête, derrière laquelle je peux me cacher et planquer de l’autre côté tout ce à quoi je ne voulais pas penser. Wafff, non, je ne voulais pas l’inviter à la maison, je me sentirais prise au piège. Si tout à coup j’avais une autre de mes crises de larmes, je ne voulais pas de témoins, même pas lui, ou plutôt, surtout pas lui. Je ne voulais pas qu’il me voit comme ça. Comme une pauvre fille toute faible et fragile. Beurk. Je me sentirais étouffer de l’avoir là et je risquerais de devenir agressive, voir hyper chiante pour le faire partir. Et se disputer, ce n’était pas ce dont j’avais envie.

Ça m’a fait mal au cœur de le voir s’excuser après mes milles et une raison de refuser qu’il vienne chez moi…

Après une promenade de plus d’une heure, Pascal m’a raccompagnée à ma voiture que j’avais laissé dans une ruelle près de chez lui. Il n’a pas osé m’embrasser. Je lui ai quand même fait un petit bisou sur les lèvres. Il m’a regardé m’éloigner sans bouger. L’empêche que je me sentais triste, et si c’était possible, encore plus triste de le planter comme ça. Je me sentais inutile comme copine, inutile comme bonne femme et je me demandais encore ce qu’il pouvait bien aimer chez moi??? Pourquoi est-ce qu’il était si gentil avec moi? Je ne le méritais même pas!

J’ai trouvé un petit message de Pascal en rentrant; "I was wishing to see you turn around and come back to me… But, no matter what, don’t forget that I Love You"; Il avait espéré me voir faire demi-tour, mais qu’importe, il voulait que je n’oublie pas qu’il m’aimait. C’était vraiment chou. J’ai répondu que je l’aimais aussi et très fort. Mince, j’avais honte de ne pas être plus… forte…

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