197/14 - Passage obligé...
Mardi 15, Juillet 2014 - 196/14 - Passage obligé...
On dirait que quant je décide de tirer un trait, et fais ce que je peux pour l’éviter, c’est Pascal qui me harcèle. C’était pas top. Samedi soir, après m’avoir plantée comme une vieille chaussette, Pascal avait essayé de me joindre une demi heure plus tard. Trop tard. Il n'aurait pas dû me planter devant la porte d'une petite pouffe quelconque.
J’étais probablement en pleine séance de larmes. De toute façon, je n’avais rien entendu. Et il était avec Elodie peu après, non? Alors quoi? Si j’avais répondu, Pascal n’aurait peut-être pas été chez Elodie? Ben, c’est trop peu pour moi. Je ne veux pas dépendre juste des circonstances. Je voulais qu’il veuille me voir moi, moi et personne d’autre. Pas être juste la remplaçante, ou un bouche-trou.
Je savais très bien que je n’étais pas encore assez forte pour me retrouver face à lui, mais, je ne voulais pas qu’il s’en doute non plus. De toute façon, Pascal ne m’a pas appelée dimanche, comme il l’avait promis, alors c’était trop tard. Il me connaissait assez pour le savoir.
Mercredi 16, Juillet 2014 - 197/14
Pascal m’a laissé un message que je n’ai pas lu. Trop fragile encore. Thomas m'a appris que Pascal était en Irlande jusqu’à vendredi. Argh, peut-être c’était ce qu’il me disait dans son message? Il était parti lundi en fin de matinée.
Affreux, chaque fois que j’entends parler de lui, mon coeur se serre et s’emballe. Pascal me manque toujours, et malheureusement, je l’aime toujours. Je ne sais pas pourquoi, parce que ce n’est certainement pas à cause de la manière qu’il me traite. Rien que ça, ce devrait être suffisant pour que je ne l’aime plus.
Comme tous les mercredi, l’après-midi était consacré à l’équitation. Puis, Maria m’avait demandé de passer chez elle. C’est ce que j’ai fait. Pour ne pas rester coincée là-bas toute la soirée, j’ai prétendu avoir quelqu’un à aller prendre à l’aéroport. J’ai pu regagner mes pénates et passer une soirée tranquille à peindre.
Purée, j’ai une tonne de boulot en retard. Je n’ai tout simplement pas le coeur à l’ouvrage. Trop perturbée par mes problèmes sentimentaux. J’ai reçu des appels provenant de l’étranger, peut-être Pascal… Tant pis, et tant mieux qu’il n’est pas dans les parages. Je supporte mieux son absence comme ça...
Je savais très bien qu'il y aurait des jours difficiles, ou le manque serait encore plus déchirant. C'était un passage obligé. D'autres seraient plus serein, où je reprendrais confiance, je recommencerais alors à faire des plans, des projets. Aujourd'hui était un de ces jours-là, je n'ai pratiquement pas eu le temps de penser à lui. Sauf... en rentrant...