195/14 - Ne plus souffrir
Lundi 14, Juillet 2014 - 195/14 - Ne plus souffrir
C’est fini. Je ne veux plus souffrir. J’ai passé le plus clair de ma journée à avoir des bouffées de chagrin et à pleurer. Un voiture qui ressemble à la sienne, une musique, le temps, tout me faisait penser à Pascal. Je m’effondrais le coeur en bouilli. J’avais si mal à la tête d’avoir trop pleuré.
Il y avait quand même des moments de lucidité, où je prenais le temps de réfléchir. De me demander pourquoi j’étais si triste, qu’est-ce que j’espérais? Qu’est-ce qui pourrait me redonner le moral? Seulement lui parler? Le voir? Non. Ça ne suffira pas. Il m’avait mal traitée en me laissant choir devant la porte d’une pouffe de plus. Une pouffe quelconque. Et devant un parterre de témoins en plus!
Non, je ne voulais plus souffrir. Il n’aurait jamais dû me planter comme un chou rouge dans les escaliers de cette bonne femme, qui n’était rien pour lui en plus. Jusqu’alors, je lui avais toujours tout pardonné, parce que personne n’est parfait, et personne n’est à l’abri d’une connerie. Moi la première!
Mais cette fois, c’était la fois de trop. Si je veux avoir une chance d’être heureuse, je devais penser à moi d’abord, égoïstement. Je ne voulais plus fixer un téléphone muet, plus passer mon temps à me demander s’il allait avoir la bonne idée de m’appeler.
C’était d’ailleurs pour ça que j’avais tout simplement éteint mon natel.
Qu’il appelle ou pas, je n’en saurais rien. Une chose de moins qui ne pourra pas me faire souffrir. Plus de faux espoir, je devais me reprendre en main, refaire des projets pour moi, sans penser à personne d’autre. Lundi était une nouvelle journée, avec de nouvelles résolutions. J’ai tout de même pas pu empêcher mon coeur de se serrer une fois couchée, seule dans mon lit. J’ai pleuré jusqu’au petit matin.
Je pleurais sur la perte de mon courage, sur la perte de temps, de tous ces moments qu’on ne passera pas ensemble. Il était temps que je commence à vivre MA vie. Pour moi, pour mon plaisir. Que je retrouve mon âme, que j’avais perdu depuis un moment déjà. Que je retrouve ce qui faisait de moi, ce que je suis! Moi et personne d’autre.