Jeudi, 25 Février 2016 - Egoïste !
Jeudi, 25 Février 2016 - Égoïste !
Par fierté, je n'ose même pas demander à Caroline si elle a des nouvelles!!! En plus, je crois que je serais plus que furax de savoir qu'elle, elle a de ses nouvelles. Même si c'est pas lui qui l'a appelée. Hahhhh, je crève, je craque. J'en peux plus. Pourquoi est-ce que j'ai stupidement refusé de lui parler ce matin là. Est-ce qu... harrrhhh, non, arrête. Hhhh!
Puis, je l'ai croisé par hasard au Bleu. Merci à Caroline. Si elle n'avait pas insisté à mord, je ne serais pas sortie. Je ne savais même pas que Pascal sortait ce soir là. En me faisant la bise, il ne m'a même pas regardé dans les yeux. On avait toujours à peu près su lire ce que pensait l'un ou l'autre en se regardant.
J'étais contente d'avoir été là avant qu'ils arrivent, lui et sa femme. Sinon, je crois que je l'aurai évité. Je promets de ne plus faire ça. Malgré ma promesse, je n'ai pas osé aller vers lui, ni lui adresser la parole. Frustrée et sur le point de pleurer comme une madeleine, je suis sortie fumer. Caroline a voulu m'accompagner, mais je lui ai dis que j'avais besoin d'être un moment seule. Je suis sûre qu'elle devinait pourquoi. Ça se voyait sur ma tête.
Peu après, à ma surprise, Pascal s'est pointé, les mains dans les poches. Il s'est mis à côté de moi sans un mot. Je l'ai regardé du coin de l’œil. Bon, ce long silence me cassait les couilles, alors je l'ai brisé.
• Tu sais que j'ai essayé de t'appeler n'est-ce pas?
• Oui.
Oui? C'est tout? Il n'a rien d'autre à ajouter???? Hahhhrhh, ça m'énerve. Bon, ce qui est bien, c'est que ça me coupait l'envie de me liquéfier comme une glace au soleil. Mais, je faisais quand même attention de ne pas tout flinguer.
• Oui? Ha, alors tu n'as pas rappelé exprès. D'accord. C'est bien ce que je pensais. Tu es toujours fâché, c'est ça?
• A ton avis !
Ok, d'accord! Il est fâché! Mais, aussi... Quel culot! C'est pas lui qui boutique le plus souvent à droite et à gauche? Alors, comment pense-t-il avoir le droit de se fâcher si je fais pareil? Entre les dents, j'ai laissé échappé; "hah, quel culot!".
Pascal n'a rien dit. Il est resté stoïque. Je lui ai demandé ce qu'il faisait là, s'il ne voulait pas me parler? Et je me demande s'il le fait exprès pour me faire fondre, ou pour que je lui pardonne, mais ce qu'il a dit m'a fait oublier ma colère; c'est ce qu'il le rendait encore plus furieux, qu'il ait quand même envi d'être là, juste être près de moi, même s'il est toujours fâché avec moi.
On a gardé le silence après son aveux. S'il savait comme ça me faisait plaisir. Mais, que ce serait-il passé si on ne s'était pas croisé par hasard? Combien de temps aurait-il jouer la carte du silence radio? J'allais lui poser ces questions quant sa femme, Jess, est venu flanquer son bras sous le sien.
Pascal a eu un mouvement pour la jarter, et oubliant probablement ma présence, lui a dit; "Let go... il a retirer son bras. You're suffocating" (Lâche moi, tu m'étouffes). Oups! Pascal a regardé dans ma direction et a dû regretter sa remarque devant moi. Moi, hum, j'ai détourné la tête, faisant semblant de n'avoir pas entendu. Plus gentiment, il li a demandé de retourner dedans, qu'il arrivait tout de suite.
Super! Jess va m'en vouloir à moi encore! C'est Pascal qui parlait, moi j'étais là par hasard, mais, elle m'en voudras d'avoir été là. Quelle poisse. L'empêche, c'était sorti du cœur. Je ne savais pas qu'il trouvait qu'elle l'étouffait. Je ne sais pas pourquoi, mais je me sentais un peu mal à l'aise. Une fois qu'elle était loin, Pascal s'est excusé.
Hum, ce n'était pas à moi qu'il fallait qu'il s'excuse. Mais je n'ai rien dis. Pascal a aussi dit que j'avais raison de lui reprocher d'être fâché, il le savait, mais ça ne le rendait pas moins furieux. Il était aussi furieux parce qu'il s'en voulait d'avoir été aussi stupide de me suivre chez Layne. Layne devait bien se marrer.
Là non plus, je n'ai rien dis. Que pouvais-je dire? Layne s'est bien sûr foutu de lui, mais ça, je ne pouvais pas vraiment lui dire. Donc, motus.
Une fois de retour à l'intérieur du bar, on ne s'est plus adressé la parole. Pas une fois je ne l'ai vu regardé dans ma direction. Ça m'a complètement déprimée. Au fond du trou, j'ai préféré filer avant de le voir partir et que tout le monde remarque ma déprime.
Pfouhhh, Pascal me manque... Je ne sais absolument pas quoi faire pour nous reconnecter. Je me sens un peu paumée. Malgré le fait qu'il soit sorti pour être avec moi dehors devant le bar, je l'avais trouvé plutôt distant. Je me sentais angoissée, mal dans ma peau. Est-ce que c'est la peur qui me fait me sentir si mal?
Je traîne ce boulet avec moi toute la foutue journée, et c'est lourd. J'ai de la peine à dormir, mais au moins, une fois endormie, je suis bien; je ne pense plus. Mince, Pascal me manque tellement...
Publié le 06/04/2019