Lundi, 29 Février 2016 - Je plane!

Publié le par JaneDo


Lundi, 29 Février 2016 - Je plane!

Vendredi, 26 février 2016; Oooh, si je n'avais pas été assise, je serais tombée à la renverse; Pascal m'a envoyé un sms! Yo, incroyable!!! Je commençais même à douter qu'il savait utiliser ce truc. Il disait n'avoir pas oublié mon reproche à propos des sms. Puis, disait qu'ils montaient à Gstaad comme d'habitude ce week-end. Son message s'arrêtait abruptement là. Et tout de suite après, il a appelé.

Là, franchement, j'ai regardé mon natel comme s'il s'agissait d'un explosif. La peur qu'il raccroche avant que je ne fasse quoi que ce soit, m'a fait répondre un peu précipitamment.  Iak, ça faisait un peu désespérée quand même. Mais, j'ai été aussitôt rassurée de voir que lui aussi se sentait un peu bête. Il préférait parler directement au téléphone que ces fichus sms ou whatsapp. Moi, ça m'allait encore mieux, je pouvais entendre sa voix.

Alors, Pascal m'a expliqué qu'ils montaient donc à Gstaad et voulait savoir si je venais aussi. Je lui ai rappelé qu'il n'avait peut-être pas remarqué que je n'étais plus montée depuis qu'il m'avait demandé de partir, sur la demande de sa chère femme. Il s'en rappelait très bien, et avait remarqué. On ne pourrait peut-être pas se parler souvent, et de toute façon, il était toujours passablement en colère à propos du soir de la St-Valentin, mais ça lui ferait plaisir de m'apercevoir, même si c'était de loin.

Ok, ça m'a fait tiquer qu'il me rappelle la St-Valentin, parce que Monsieur ne m'avait tout de même pas donné de nouvelles et avait été mangé en tête à tête avec sa femme... Alors, quel culot! Comment osait-il me reprocher de ne pas être restée plantée chez moi, alors que lui sortait faire la fête avec sa petite femme, hein?

Mais, je n'ai rien dit. Autant ne pas chercher la bagarre ou qui a le plus de tord. J'étais déjà super contente qu'il ait pris la peine de m'envoyer un message, même si c'était pas terrible. Et encore plus qu'il ait pris la peine de m'appeler. Bon, il aurait pu s'y prendre un peu à l'avance, genre hier, ou avant hier? Je ne vais pas chipoter. Soyons content du peu, c'était mieux que rien.

Aussitôt après lui avoir parlé, j'ai appelé Caroline. Que Caroline allait ou non à Gstaad, la question ne se posait même pas. Donc, je voulais qu'on monte ensemble. Je ne voulais pas débarquer là-bas toute seule. Je me méfiais des réactions de sa femme. On a pris la voiture à Caro.

On est arrivée un peu après 19h. Pascal et Jess n'étaient pas encore arrivé, mais Thomas était bien sûr là. Comme il y avait beaucoup de monde, je me suis installée dans la même chambre que Caro. J'aurai tout de même préféré être dans une chambre toute seule.

J'avais décidé d'être plus ouverte et sociable ce week-end et de participer un peu plus aux jeux. Surtout ne pas rester dans mon coin à lire, comme je faisais le plus souvent. J'étais donc en train de jouer au Billard en équipe avec Ronald. Caroline avec Mathias.

J'avais déjà rencontré Ronald, Ron comme on l'appelait tous, mais je ne lui avais jamais vraiment parlé. En fait, il est sympa et vraiment drôle. Il savait que j'étais une catastrophe au Billard, et il arrivait à récupérer des points quant c'était son tour. J'avoue que je suis vraiment assez nullissime. Comme tous les débutants ou nullos, je réussissais parfois des coups incroyables. C'était surtout quant je ne me concentrais pas trop, sachant que de toute façon, cela ne servait à rien.

Quant on est remonté après notre partie, mon cœur a loupé un cran quant j'ai aperçue la silhouette de mon petit cœur, le sourire aux lèvres, debout près de la porte du jardin d'hiver, les mains dans les poches. Il avait l'air détendu. Jess était bien sûr accrochée à son bras.

Intérieurement prise de panique, j'ai filé illico presto vers la cuisine. Je n'avais pas vraiment envie de café, mais dans ma fuite, j'ai choisi la direction opposée. Depuis le bar central, j'ai jeté un œil en direction de Pascal. Il m'avait vue et m'a fait un demi sourire. Comme une parfaite idiote, j'ai même pas eu l'idée de lui sourire et j'ai détourné la tête aussi sec. Stupida!

Il y avait 3 autres personnes dans la cuisine, je leur ai souri distraitement, me faisant la leçon de ne pas rester là toute seule et que je m'étais promise de me montrer plus sociable. Le temps d'ingurgiter lentement mon café, je me suis calmée et je suis retournée au grand salon et me suis assise sur le bord d'un des canapés, auprès de Caro, Mathias et Ron. Il y avait aussi d'autres copains et ils discutaient pour savoir si on sort ou si on reste à la maison pour faire la fête entre nous.

Je pense qu'on a tous des yeux dans le dos, parce que j'ai aussitôt senti quant Jess m'a repérée. J'ai senti ses yeux me transpercer la nuque, me brûler l'arrière de la tête. En faisant semblant de rien, j'ai discrètement regardé dans la direction où je les avais vu. Jess s'échauffait en parlant avec Pascal. Ils s'étaient légèrement éloigné de ceux avec qui ils discutaient plus tôt. Ils ne passaient pas inaperçu. Jess gesticulait et semblait en colère. Elle voulait se lancer dans ma direction, et Pascal la retenait.

J'ai préféré éviter de trop regarder et plutôt me concentrer sur la discussion de notre petit groupe. Étonnamment, Pascal est venu peu après se joindre à nous.

Il a finalement été décidé qu'on sortirait prendre un verre dans notre bar habituel, et qu'on sortirait éventuellement en boîte. J'ai compris plus tard que quant Pascal est venu vers nous, Jess espérait que c'était pour me dire de m'en aller encore une fois. Mais, il n'a rien mentionné et n'en avait pas l'intention. Ce qui a eu pour effet d'énerver Jess. Et Pascal lui a dit qu'il m'avait personnellement demandé de venir.

Ils s'étaient disputés âprement dans leur chambre, et Jess y est restée une bonne demi-heure avant de se calmer et redescendre au salon. Elle n'a pas aimé que Pascal lui dise que j'avais l'habitude de passer mes week-ends avec eux, alors qu'elle était au États-Unis, en Angleterre et autres, donc, elle n'avait pas à m'emmerder et à me demander de m'en aller. Je connaissais sûrement mieux la villa à Gstaad et y avait passé certainement plus de temps qu'elle. Merci Pascal.

On a pas eu l'occasion de passer beaucoup de temps ensemble. Et pas beaucoup de tête à tête. On était à chaque fois interrompu par Jess. Jess a eu le mérite de faire semblant que tout allait bien. Elle a même discuté avec moi, comme si de rien n'était et n'a pas mentionné le fait qu'elle savait que Pascal m'avait lui même invité contre sa volonté et qu'elle aurait préféré me voir n'importe où ailleurs qu'ici.

Jess a juste fait exprès de parler de Layne, devant Pascal. Juste pour l'énervé j'imagine et pour me mettre mal à l'aise. Elle m'a demandé pourquoi je ne l'avais pas invité à m'accompagner. Pfff, je n'ai pas répondu, et Pascal a immédiatement changé le sujet. J'ai bien vu son changement d'humeur.

Le samedi, alors qu'ils étaient presque tous sortis pour des activités sportives et de neige, je suis restée à lire près de la cheminée. J'aime beaucoup rester comme ça, sans trop de bruit, bien au chaud. Il y avait bien sûr quelques uns qui traînaient là. Les retours d'une nuit de beuverie. Mais, ils étaient tellement H.S., qu'ils n'étaient pas très encombrants.

Le soir, on a rangé la bouffe que la cuisinière avait préparé et on est sortis manger au restaurant. On occupait toute une salle. On était environs 20 personnes. Ensuite, ils sont sortis en boîte et moi je suis retournée au chalet avec Ron, 2 autres filles que je connaissais peu, et un autre copain de basket.

Je n'avais pas envie de passer ma soirée à regarder Pascal danser avec sa femme, ou faire la fête avec les autres, alors que je devais garder mes distances. J'ai lu un moment et j'ai été me coucher. Je ne sais même pas quant Caro est rentrée, mais ce devait être tard, je dormais.

En forme, dimanche matin, j'étais debout tôt et j'ai pu déjeuner avec les autres, mais surtout, avec Pascal aussi. Il s'était assis à côté de moi, et on a pu bavarder un peu. D'habitude, Pascal aurait pris ma main sous la table, mais pas ce matin là. Je sais bien qu'il est toujours fâché. C'était agréable quand même d'être près de lui, de l'entendre parler, rire. De temps en temps plongé mon regard dans le sien. Nos épaules se frôlent, alors j'étais aux anges! Il m'en faut peu hein!!!

Grâce à ce week-end près de Pascal, lundi 29, j'ai pu enfin sortir de ma léthargie et déprime latente et bosser. J'avais rendez-vous en début d'après-midi à l'agence. J'ai présenté les dessins que j'avais fait ce matin même. Ceux que j'avais fais durant ma déprime ne valaient pas la peine d'être montré. Mais je les avais pris quand même et j'ai bien fais.

Mon boss a voulu voir ceux que j'ai pas présenté et les a gardé. Il pensait qu'on pourrait utiliser certains dans d'autres projets. Je les trouvais un peu tristou.

Contente, nageant un peu dans les étoiles, j'ai osé envoyer un sms à Pascal pour dire merci pour le week-end. Que ça avait été chouette, et que ça m'avait manqué. Qu'il me manquait. Camion de bisous. 10mn après, je recevais un petit bonhomme qui rigolait. Ça m'a fait plaisir. J'appréciais ses efforts...


Publié le 08/04/2019

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