Décembre 2017 (2) - Il faut qu'il me quitte... (ven 04 au dim 10)

Publié le par JaneDo


Décembre 2017  (2) - Il faut qu'il me quitte... (ven 04 au dim 10)

Épuisée de mon week-end. Jérémy est possessif. Trop possessif. Je commence à avoir l'impression d'étouffer. Je me suis mise à penser à ce que Thomas m'avait dit... proposer... C'est vrai que Pascal souffrirait, parce que je serais sous son nez. Pour me venger, est-ce que je voulais aller si loin?

Ça m'a  repenser à mes longues nuits à pleurer, mes longues attentes alors qu'il était sans soucis avec une autre et ne pensait pas du tout à moi...

Je commençais aussi à flipper en pensant au week-end qui allait arriver, il fallait que je trouve une solution pour me débarrasser de Jérémy, sinon, je peux faire une croix sur Gstaad. Zut, je tenais quand même à lui, même si côté caractère, les prises de têtes risquaient de devenir une constance.

Mardi soir, j'ai été manger avec Thomas. Ça nous arrivait de temps à autre de sortir prendre un verre ensemble ou manger.

Je ne m'attendais pas à ce que Thomas me demande si j'avais pensé à sa proposition.

Bien sûr que j'y avais pensé, mais je lui ai rappelé que je n'avais pas le courage de rompre avec Jérémy. Et qu'il savait maintenant où me trouver le week-end. Si j'acceptais de sortir avec lui, Thomas était prêt à s'occuper de Jérémy. Je ne voulais pas. Ce serait horrible de faire ça à quelqu'un. C'était mon problème et je devais m'en occuper moi-même.

Le lendemain, quant j'ai vu Jérémy, on s'est pris la tête à nouveau. Il avait des projets pour nous pour le week-end, et moi, j'en avais d'autre, toute seule. Pour finir, je suis partie en plein milieu de la dispute pour rentrer chez moi. Il est venu sonner, c'était presque minuit, alors je n'étais pas contente. Je l'ai envoyé bouler.

Arhhh, je me suis sentie coupable. C'était moi qui provoquait cette situation, c'était de ma faute si on se prenait tout le temps la tête. J'étais un horrible monstre. Je faisais tout pour le pousser à bout, et il ne le méritais pas. Pour me faire pardonner, je lui ai fais la surprise de me pointer pour dormir chez lui. Je l'ai fais pour faire taire la culpabilité qui me rongeait.

C'était une erreur, parce que je lui donnais de l'espoir pour rien. Je savais aussi qu'il fallait que j'oublie l'idée d'aller à Gstaad ce week-end. Il risquait d'y aller pour me chercher. J'ai attendu le dernier moment pour demander à Caro de prévenir Thomas et Pascal.

J'ai eu l'impression qu'elle était contente!!! Hum!

Même si j'étais restée à Lausanne, Jérémy n'a pas réussi à me faire sortir avec lui. Je boudais. Et je me sentais aussi coupable d'agir comme ça avec lui. Détestable bonne femme. Au moins, chaque fois qu'il a voulu vérifier que j'étais là, il a pu constater que je n'étais pas à Gstaad. J'ai fait les magasins avec lui samedi après-midi.

J'ai fait la gueule tout le long. Ensuite, j'ai voulu rentrer.

Le soir, je ne voulais pas sortir. Il est venu jusque chez moi. Encore! Je n'ai pas voulu lui ouvrir. On s'est parlé, et il a vu que j'étais sur le balcon. Donc, il savait que j'étais là. Le lendemain matin, il est passé avec des croissants et tout, ça m'a rendue furieuse. J'ai refusé ses croissants et j'ai passé pour la méchante devant ma nièce et mon coloc.

Je l'ai mis lui et ses croissants à la porte. Ma culpabilité me donnait envie de le rappeler, d'aller chez lui... mais je me suis retenue. Je ne pouvais pas l'encourager à me bouffer mon espace. Je lui ai dis que je ne supportais pas son attitude, son intrusion dans ma sphère privée. On s'est pris la tête encore.

Dimanche soir, je l'ai vu tourner autour de chez moi... J'ai ignoré ses tentatives, ses appels et messages. Jérémy devenait fou. Il était en colère et ne comprenait pas mon attitude. Moi non plus.

J'étais désespérée de n'avoir pas passé mon week-end à Gstaad avec les autres. J'imagine qu'ils avaient dû bien s'amuser comme d'hab., alors que moi, je passais mon temps à me disputer avec mon petit ami. J'avais honte de provoquer sans arrêt ces disputes. Il fallait vraiment que je trouve le moyen de me faire plaquer et rapidos.

J'ai même pensé à lui mettre une autre fille dans les pattes, mais qui??? J'ai bien pensé à Caro, mais elle ne serait pas d'accord. J'aurai pu lui refiler Olivia tient! Mais comment faire, on n'était carrément pas amie... Pfff, je me sens dépassée, affreuse, méchante... Quant je pense à Jérémy, ça me serre le cœur... Comment est-ce que je peux être aussi atroce avec lui... Je suis lamentable.

J'étais triste aussi de n'avoir pas vu Pascal depuis une semaine. Je ne l'avais même pas appelé, trop occupée avec Jérémy. Il me bouffe vraiment mon espace. Surement que je réagis de cette manière, parce que j'aimerai faire ce que je veux. Égoïstement.

Et les fêtes de Noël et Nouvel An approchent... Je ne me sens pas trop d'humeur festive... plutôt déprimée en fait!


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