Décembre 2017 (3) - Jess va me le reprendre? (11 au 17 déc 2017)

Publié le par JaneDo


Décembre 2017  (3) - Jess va me le reprendre?  (11 au 17 déc 2017)

(Lundi 11 au dimanche 17 décembre 2017)

Le dimanche soir, j'ai été poireauter près de chez Pascal. Si je n'avais pas pu le voir du week-end, au moins de loin, sur mon écran d'ordi. Ça me suffira pour l'instant. Si je n'arrive pas à me faire plaquer, j'imagine que je ne le verrai pas non plus le week-end suivant. L'idée me déprimait déjà.

Ils sont arrivés aux environs de 22h30. Pascal était tout bronzé. Il avait dû faire beau.

Ils avaient mangé à Gstaad avant de prendre la route et que Jess s'était endormie dans la voiture sur le chemin du retour. En pansant la porte, Jess s'est dirigée vers la chambre. Pascal l'a rappelée pour lui dire d'aller dans sa chambre à elle.

Ah ha! Donc, ils ne dormaient pas ensemble?

Oh que je l'adore ce petit bonhomme des bois! J'avais pensé qu'ils partageaient la même chambre, je n'avais pas réalisé que Pascal l'avait reléguée dans la chambre d'amis. Cool, ça me faisait plaisir.

Jess a fait mine de bouder. Elle lui a demandé pourquoi il faisait tant de chichis, ils avaient partagé la même chambre tout le week-end, et ça n'avait pas eu l'air de le déranger.

J'ai fait la grimace, qu'est-ce qu'elle voulait dire par là? Je ne le saurais probablement jamais. Je ne lui pose jamais de questions sur ce qui se passe entre lui et sa femme. Et encore moins sur ce qui se passe dans leur chambre à coucher.

Pascal s'est planté dans le fauteuil. Jess a laissé son sac Vuitton devant la chambre à Pascal. Mon sac à moi était un simple sac de sport. Je n'avais pas les moyens de m'offrir un Vuitton moi. 

Jess lui a passé les mains dans les cheveux et il s'est levé en lui demandant d'arrêter ces petits jeux. Elle lui a demandé s'il la punirait si elle continuait et il a secoué la tête. Elle a penché la tête de côté en le regardant se diriger vers la cuisine. Il lui a proposé un verre d'eau qu'elle a refusé. Jess l'a suivi. Le bar les séparait et cela semblait amuser sa femme. Elle lui a demandé s'il avait peur de se laisser aller, et pourtant ils étaient seuls enfin, il pouvait se détendre.

Jess aimerait qu'il l'aime de nouveau, qu'il soit comme avant. Le petit gars qui lui courait après partout, qui la suppliait de faire attention à lui. Pascal a souri tristement et lui a répondu qu'il ne voudrait jamais revivre comme ça. Jess voulait qu'ils se donnent une autre chance, qu'ils étaient heureux, et qu'elle aimerait retrouver le garçon tout amoureux qui était venu en Suisse leur trouver un appartement avant leur mariage.

  • Ne recommence pas avec ça Jess... s'il te plaît... c'est trop tard...

Jess a insisté qu'elle avait aimé sa façon de lui tourner autour, de devenir fou quant il ne pouvait la joindre au téléphone. Pascal lui a dit que c'était peut-être pour ça qu'il n'aimait plus téléphoner. Il n'avait que de mauvais souvenir avec ça. Jess a rigolé; elle, elle aimait quant il était comme ça.

Elle aimait le voir se stresser, l'implorer, la suivre partout... Pascal a ajouté comme un petit chien. Elle lui a dit que c'était comme ça qu'elle aimait ses hommes. Pascal lui a rétorqué qu'elle avait été; froide, distante et méchante, et que vivre dans une relation comme ça ne lui disait rien du tout. Jess lui a demandé pourquoi alors avait-il les larmes aux yeux; c'est qu'il regrettait aussi, au moins un peu.

Pascal lui a dit qu'elle le traitait comme de la merde, qu'elle ne l'aimait pas. Qu'elle croyait juste l'aimer parce qu'elle un peu perdue parce que ça n'avait pas marché avec ce type. Quel type? Ah, celui de New York! D'accord. Mais, elle rencontrera quelqu'un d'autre et tout rentrera dans l'ordre pour un temps. Pascal lui a dit que si elle continuait à traiter les hommes de sa vie de la manière qu'elle le fait, ils vont tous finir par s'enfuir.

Qu'elle devrait peut-être se pencher sérieusement sur ses actions et peut-être changer si elle voulait d'une relation qui dure.

Ahhhh, ça, ça m'a fait plaisir... Pascal lui a dit qu'il avait su ce que c'est d'être aimé quant il m'a rencontré. Je l'avais aimé instantanément et inconditionnellement, et c'était réciproque. Il ne l'aimait plus, il ne voulait et ne pourrait jamais redevenir ce petit con qu'elle avait maltraité et méprisé.

Oh... je crois que je vais lui pardonner... c'est adorable ce qu'il a dit à propos de moi :)

Jess lui a rappelé qu'il m'avait pourtant laissé tomber pour la connasse d'Olivia, qui l'encourage à divorcer. Oh! c'est vrai, il m'avait jetée pour cette garce, non, je ne peux pas lui pardonner si facilement. Je l'ai quand même roté pendant toute une année... Je lui en veux encore. J'avais de la peine à réalisé qu'on s'était séparé si longtemps. Et ça me faisait encore mal.

Pascal a fait la grimace.  Il lui a dit qu'il avait fait une énorme connerie, mais ce n'était pas spécialement pour être avec Olivia, il avait fait une connerie qu'il voulait me cacher, mais apparemment, il allait devoir tout m'avouer. Ah, il voulait me cacher quoi???

Jess lui a dit qu'elle aimait que l'homme qui la veut, soit comme ça. Autrement, elle s'ennuyait. Mais elle voulait qu'il redevienne le Pascal qu'elle connaissait avant leur mariage. Pascal lui a souri tristement en disant que pas une seule fois elle n'avait dit qu'elle l'aimait, mais qu'elle aimait qu'il soit son petit chien.

Pascal lui a rappelé que ça faisait longtemps que c'était fini entre eux, qu'elle était seulement perturbée d'être célibataire. Il espérait qu'elle n'essaie pas encore de se mettre entre lui et moi. Jess a paru surprise. Elle pensait qu'il était encore avec Olivia.

Jess a dit que j'étais sympa, elle comprenait son sentiment, mais, il m'avait tout de même plantée pour une autre, donc il pouvait lui laisser une chance.

D'après ce qu'elle avait vu, on n'était pas ensemble. Pascal lui a encore répété que ça n'arrivera jamais. Elle a voulu savoir depuis quand lui et Olivia... Elle lui a dit (arh, elle ne sait pas garder des secrets!) que je lui avais conseillé de les laisser tranquille, de ne pas chercher à les séparer, le laisser la voir quant il voulait. Que s'il n'y avait rien pour les empêcher de se voir, Pascal se rendrait vite compte s'il s'intéressait vraiment à elle.

Pascal a pouffé; "qu'elle petite peste", il rigolait. Il a avoué à Jess que c'était quant il avait commencé à la voir sous un autre jour. Il s'était rendu compte qu'il n'éprouvait pas grand chose finalement. Il a rigolé, et a dit que j'avais eu raison et que je le connaissais bien. Jess lui a dit que ce n'était pas lui que je connaissais bien, mais les hommes en général. Pascal l'a regardée bizarrement.

Bref, j'en avais assez entendu. Je ne pouvais pas passer toute la nuit ici à les écouter. Je rechignais à partir, mais il était déjà plus de minuit. J'aurai bien voulu être sûr qu'ils ne partagerait pas la même chambre. Mais même s'ils le faisaient, je n'avais pas mon mot à dire, c'était tout de même sa femme. Ils n'avaient pas l'air pressé d'aller se coucher, et moi j'étais out, crevée.

Quand même un peu heureuse... J'aurai voulu savoir ce qui s'était passé à Gstaad durant mon absence, mais bon, ce que j'ai appris n'étais pas mal non plus. Pascal parlait d'un truc qu'il avait voulu me cacher? Je me demande ce que ça pouvait être...

Me suis encore disputée avec Jérémy. Il a voulu s'incruster à mon souper en famille. J'étais vraiment mal à l'aise. Comme il n'avait pas l'air de vouloir me quitter, j'ai dû le faire moi-même. Puisqu'il insistait pour venir avec moi au souper, je lui ai dit que c'était assez, j'en avais assez, que c'était fini. Là, paf, au téléphone. Alors il a voulu qu'on se voit pour discuter. Pfff, j'ai donc été le voir au lieu d'aller à mon souper.

Je lui ai dis que je ne pouvais pas amener un type au souper et le plaquer peu après. Alors comme j'avais l'impression que nous deux ça ne marcherait jamais, j'avais pris ma décision. Intérieurement, j'avais le cœur serré, je déteste carrément être celle qui rompt. Je déteste. Je déteste faire de la peine comme ça, et face à face en plus. De le voir pâlir, ça m'a fait mal. C'était horrible. Je déteste ce rôle.

Jérémy a demandé de nous laisser une chance. Je ne lui en avais laissé aucune...

Il était persuadé que j'allais retourner aux pieds de Pascal à attendre qu'il veuille bien me reprendre. Il m'a dit que les hommes ne font pas ça, ils ont trop honte et ne veulent jamais admettre leurs tords, donc, Pascal ne fera jamais marche arrière.

Je l'ai écouté sans rien dire, prétendu que ce n'était pas pour Pascal, que je préférais seulement être seule, parce que je ne pourrais jamais envisager de vivre avec quelqu'un, je le savais et il méritait mieux. Que je préférais ne pas lui faire perdre son temps.

Avec moi, il n'avait pas d'avenir, et qu'il y avait des tonnes de filles ultra bien qui méritaient la chance de le rencontre, de le connaître. Que j'étais désolée de ne pas pouvoir le rendre heureux. C'était mieux que j'arrête les frais.

Après avoir avalé mes compliments, Jérémy m'a demandé si on pouvait se voir de temps en temps, qu'il était encore très attaché. L'idée de ne plus me revoir le torturait. Alors j'ai dis que oui, je serais toujours contente d'aller prendre un verre ou discuter avec lui. Qu'il pouvait m'appeler quant il le voulait. Que je regrettais...

Ouf, je suis rentrée soulagée. C'était fait. Ça avait été un horrible moment, mais c'était fait...


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