Lundi 21 Avr.2025 - Week-end de merde

Publié le par JaneDo

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Lundi 21 Avr.2025 - Week-end de merde

Dimanche soir;  Ils ont passés la journée dehors. Caroline est venue se changer, pas Pascal. J'étais seule au chalet et j'ai entendu ceux qui sont passés dire qu'ils descendaient dans l'autre chalet. J'étais seule au chalet, toute la soirée. Les seules âmes qui vivent que j'ai vu, étaient juste de passages. Ensuite, j'étais seule. Je me suis installée au salon à lire. Je pensais que Pascal ou quelqu'un viendrait, mais niet.

Vers les 23h, j'ai décidé d'aller finalement me coucher. Je me serais sentie bête si quelqu'un était rentré pour me trouver toute seule, abandonnée au chalet. Du coup, je me sentais vieille, et on se demande ce que je foutais là. Apparemment, personne n'avait envie d'être avec moi. Si mon mec me traitait comme ça, alors que pouvait bien penser les autres. Peut-être qu'ils avaient pitié de moi? Quelle horreur.

Lundi matin, j'étais presque la 1ère debout. J'ai réalisé qu'une partie des invités étaient rentrés. Peut-être pour passer la dernière journée avec leurs familles.

Pascal et Natacha ne sont pas rentré dormir. Caro est la seule qui est rentrée. Je dormais, alors on a pas eu l'occasion de discuter avant le matin. Elle m'a dit plus tard qu'elle avait perdu Pascal de vue pendant la soirée. Il avait peut-être été dans un autre bar. Après plus de 2h, à attendre ou à le chercher, à 2h du matin, à la fermeture du bar, elle est rentrée avec Carlos.

Pascal est arrivé avec un petit groupe pendant qu'on prenait le petit déjeuner. Il n'a pas osé m'ignorer, ç'aurait été trop bizarre. Il m'a fait un bisou sur le front avant d'aller s'asseoir plus loin. Nos regards ne se sont pas croisés. Je me sentais très mal. Le petit sourire de certains, certainement ceux avec qui il avait passé la soirée me foutait le moral en bas. C'était dur de continuer à faire semblant que tout allait bien.

Après le petit déjeuner, je suis retournée à la chambre et j'ai pleuré. Je me sentais très mal, rejetée, bafouée. La tristesse est un mot qui ne reflète même pas ce que je ressentais. Un bloc bloquait ma respiration, me comprimait la poitrine. Je voulais rentrer, détaler, disparaître. Mais je devais continuer à faire bonne figure. Je me demande pourquoi je n'ai pas pensé partir hier soir.

Pourquoi être restée après la manière qu'il avait osé me traité. C'était humiliant. Même insultant.

En rentrant, l'atmosphère dans la voiture était étouffante. Il discutait avec Caro, pas un mot pour moi. On a vider le chalet, comme c'était le dernier week-end. J'étais emmerdée d'avoir mes affaires dans la voiture. Je voulais me tirer. Et je l'aurai fait à la 1ère station service, si j'avais pu.

Ok, il y avait Caro dans la voiture, et alors? C'était à lui de se démerder s'il avait quelque chose à me dire. Ca ne m'aurait pas dérangée que Caro entende ses excuses!!

Avant de partir, on s'était un peu pris la tête, parce que Pascal pensait qu'on resterait la semaine. Non mais sérieux? Après m'avoir fait passé un week-end de Pâques de merde, il pensait que j'allais passer la semaine avec lui? Là? Au chalet? Surement pas. Je ne me suis pas énervée, je lui ai juste dit que je voulais rentrer.

Je crois qu'il avait dû dire aux autres qu'on restait la semaine.

D'ailleurs Caro cherchait une voiture pour le retour. Elle laissait ses affaires dans la voiture à Pascal, c'était ce qui était prévu au départ. Après tout, ils étaient voisin de palier. Pendant qu'il saluait ceux sur le départ, j'avais commencé à charger mes affaires dans sa voiture. Je pense qu'il aurait préféré que j'attende que tout le monde soit loin avant de le faire.

Il était venu vers moi dans la chambre pour me dire que c'était prévu qu'on reste la semaine. Je l'ai regardé comme s'il me parlait en chinois.

  • Ah? Tu peux rester si tu veux. Je peux très bien appeler un taxi.
  • Mais, j'ai pris une semaine de congé pour le passer avec toi.
  • Non merci. Je veux rentrer. Tu devrais peut-être rattraper ceux avec qui t'as passé ton week-end pour qu'ils restent là cette semaine avec toi.

Hum... Il a fait comme s'il n'avait pas entendu ma remarque.

  • Tu avais dis que tu ne voulais pas partir, que tu préférais passer une semaine au chalet.
  • C'était avant. Là, je n'attends qu'une chose; retrouver mon chez moi.
  • Tu préfères qu'on passe la semaine chez moi?
  • Non merci. Je veux juste rentrer.

Je vois qu'il venait de percuter. Inutile d'essayer de me faire changer d'avis. Et il n'était pas question que je reste avec lui cette semaine. Pourtant, j'étais calme. Il n'aurait pas dû se comporter comme un trou du cul ce week-end, et on serait peut-être rester là cette semaine. Mais après un long week-end sans qu'il me calcule, il ne s'attendait quand même pas à ce que je reste là avec lui?

Il a bien tenté de me dire qu'on pouvait en discuter. Heu, non merci. Même pas intéressée de discuter avec lui. De profondes excuses auraient été un début. Mais je ne pense pas que cela aurait été suffisant. C'est trop tard, le week-end était passé, dur à digérer, mais le week-end était terminé. Alors des excuses, bof! Il n'avait aucun moyen d'effacer ce qui c'était passé.

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