Mardi 22 Avr.2025 - Accorder 5mn?

Publié le par JaneDo

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Mardi 22 Avr.2025 - Accorder 5mn?

Lundi soir, on arrivait, et je les entendais discuter. Caro a proposé de passer prendre des pizzas. Elle voulait venir chez Pascal et manger avec nous. Pascal a refusé en disant qu'il rêvait d'un peu de calme après un long week-end avec du monde. On a donc déposé Caroline chez elle. J'ai demandé à Pascal de parquer côté jardin. Je voulais transvaser mes affaires à ma voiture.

Aussitôt, j'ai commencé à déplacer mes affaires. Pascal me disait de laisser ça, qu'il n'y avait pas d'urgence. Qu'il le ferait demain matin. Je n'ai rien répondu, et continué à m'occuper de mes affaires. Une fois mes affaires dans mon coffre, je l'ai refermé et je m'avançais vers l'avant de la voiture, pour me mettre au volant et partir. Trop impatiente de m'enfuir loin de cette atmosphère.

Pascal m'a attrapé par le bras pour me tourner pour lui faire face. J'ai retiré mon bras et je l'ai regardé. Il m'a demandé ce que je faisais, ou est-ce que j'allais comme ça, et si on ne pouvait pas rentrer pour discuter.

Du coin de l’œil, j'ai vu un mouvement au fond du jardin. C'était Caro. Elle était sans doute curieuse de voir ce qui se passait. Je me suis massé la nuque, et je lui ai dis que j'étais fatiguée, que je voulais rentrer. Il était hors de question que j'écoute quoi qu'il ait à dire.

Il a dit que je pouvais au moins lui accorder 5mn. J'ai pensé; "hum, plus qu'il ne m'en a accordé de tout le week-end". mais j'ai fini par accepter. Je ne voulais pas me montrer fâchée ou en colère. Au contraire, j'ai décidé de montrer que j'avais souffert tout au long de ce week-end, que je ne comprenais pas, mais avait choisi de ne pas poser de questions. Ce qui s'est passé, s'est passé, on ne pouvait pas revenir en arrière.

J'ai laissé Pascal parlé, je n'avais rien à dire. Je le regardais avec de la tristesse dans les yeux. Pas trop, juste ce qu'il fallait pour qu'il se sente coupable. Il ne disait rien de nouveau, seulement que la plupart du temps, il ne me demandait rien, parce qu'il savait que j'allais dire non. Et il ne voulait pas se sentir coupable d'avoir envi de sortir. Je suis restée muette. Pas de commentaire.

Une fois qu'il a eu fini d'essayer de se justifier, je suis simplement partie. Il a tenté de me dire que je pouvais dormir là, qu'on pouvait continuer à parler. Je n'avais rien à dire, mais ce n'était pas nécessaire que je le précise. J'ai continué à répéter que je voulais rentrer. Après qu'il ait dit qu'il avait besoin d'un peu d'espace, les seuls mots que j'ai prononcé ont été; d'accord, un peu d'espace.

J'ai vu à son expression, qu'il a aussitôt regretté, me connaissant, d'avoir dit ça. Il voulait de l'espace, il allait être gâté. Il aura son espace. Surtout que là, tout de suite, il me sortait pas les oreilles. J'avais aussi besoin d'espace, ça tombait bien. En partant de là, je n'avais de toute façon pas l'intention de répondre à ses appels. En plus, j'avais la parfaite excuse pour l'ignorer.

Dès que j'ai tourné les talons, Caroline s'est pointée, prête à le consoler. Pascal n'avait pas la frite. Il lui a raconté la connerie qu'il a fait en parlant d'espace.

Maintenant, il allait devoir en payer le prix. Il savait, il devinait que je ne répondrais pas à ses appels ou messages. Il lui a dit que pourtant, je n'avais pas l'air fâchée, mais juste triste. Caro lui a confirmé qu'il s'était comporté comme un con. Qu'on l'avait surpris au jacuzzi.

Caro lui a dit qu'elle voulait déboulé pour les surprendre, mais que je l'avais retenue, et on est retourné se coucher.

Consterné, Pascal s'est prit la tête entre ses mains. Caro s'est bien sûr précipitée pour le prendre contre elle, pour le consoler. Sa peine ne devait pas être si grande, surtout dès qu'il a enterré sa tête entre ses seins! Bah, je n'avais pas besoin d'en entendre plus. Je risquais de craquer et regretter, ou même d'avoir pitié de lui. Et je ne le voulais pas.

Je n'ai rien foutu de toute la journée. J'aurai dû travailler, mais je suis restée enfermée dans ma chambre. Comme un chat, je léchais mes plaies.

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