Sam 14 mars 2026 - La neige tombe

Publié le par JaneDo

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Sam 14 mars 2026 - La neige tombe

Pascal est arrivé dans la matinée à Loèche. C'était une surprise. Est-ce que ça me fait plaisir? Je n'en sais rien. C'était presque 10h et cela faisait un petit 1/4h que j'étais réveillée. Il neigeait dehors et j'hésitais à me lever. Mais comme j'avais aussi faim, forcément la faim allait gagné. La plupart d'entre nous était déjà sorti.

Avec le temps qu'il faisait, je doute que les fondus de skis soient sur les pistes. Il neigeait très fort. Caro était déjà partie déjeuner, alors quand la porte s'est ouverte, j'ai pensé que c'était elle. Mais non, c'était Pascal. Heureusement que je m'étais recoiffée. J'étais près de la fenêtre et je regardais le temps et la neige tomber.

Une bande s'amusait dans une bataille de boules de neige, ça m'a fait sourire.

Quand je me suis retournée, je souriais encore. Mon cœur a failli caler en voyant Pascal. Arh, il fait toujours battre mon cœur, même quand je ne suis pas très contente de le voir, comme en ce moment. Il m'avait laissé tomber hier, il n'avait pas dit qu'il viendrait au chalet quand même.

Si c'était le cas, il aurait dû me le dire. Je me serais sentie moins déçue. Alors que faisait-il ici? Comme si rien ne s'était passé, il est venu me serrer contre lui. Et il a voulu m'embrasser. Je ne m'étais pas encore lavé les dents, alors c'était exclu. Je l'ai repoussé. Pascal s'est assis sur le lit en attendant que je fasse mon tour à la salle de bains.

Je lui ai demandé ce qu'il faisait là? Est-ce que femme et enfants étaient aussi monté avec lui? S'il avait prévu de venir, pourquoi n'avoir rien dit? Bref, je me suis tu quand Caro a débarqué, toute souriante, dans la chambre. Ça m'a un peu contrariée, alors je les ai laissé pour aller déjeuner. Pascal m'a suivi. Je me faisais un café et il est venu se planter devant moi.

Ok, autant en terminer avec ça. Peut-être que ça me faisait plaisir de le voir, mais en même temps, je me sens barbouillé de ressentiments. Je me sentais encore déçue. Je n'arrive pas à passer de la tristesse à la joie. C'est comme s'il y avait encore des restes qui traînaient encore sur mon humeur. Je n'avais vraiment pas envie de lui parler.

Une fois mon café fait, Pascal m'a prise par la main et m'a traînée dans la chambre. Et mon café alors? Il va être froid. Il m'a demandé si je n'étais pas contente de le voir? Si j'aurai préféré qu'il ne vienne pas. Et on a commencé à se prendre la tête. Caro a essayé encore de s'interposer, mais elle a reçu un froid : "laisse nous" de Pascal.

Je lui ai dis d'aller rejoindre sa femme et ses gosses, qui étaient surement dans un hôtel tout près. Je l'avais entendu tout à l'heure parlé à sa femme, et j'avais compris qu'elle était aussi là. Pascal m'a dit qu'elle n'était pas venue avec lui. Il lui avait spécifiquement demandé de ne pas le suivre. Alors, il ne se sentait pas obligé de les voir ce week-end.

Pascal disait être venu pour moi. Uniquement pour moi. Il m'avait fait de la peine, et il n'avait pas pu le supporter. C'est pour ça qu'il est venu. Il s'était approché de la fenêtre, et il a dit qu'il avait bien fait, on allait pouvoir passé le reste de la journée au lit… Enfin, si j'arrivais à retrouver le sourire et lui pardonner de m'avoir fait de la peine.

Comment ne pas lui pardonner, hein? Je lui ai demandé de me laisser un peu de temps. Pas d'attouchements pendant quelques minutes. Enfin, je veux dire, je ne voulais pas qu'il me touche. J'étais réticente à ce qu'il agisse comme s'il ne s'était rien passé. Mais je ne voulais pas non plus que quelqu'un se doute de quelque chose.

On s'est retrouvé dans la chambre après petit déjeuner. Caro a essayé d'engager la conversation à plusieurs reprises, mais je n'avais pas trop envie de parler. On a un peu dormi, puis Caro est venu nous chercher pour aller manger vers 13h. Après le dîner, on est retourné se coucher. On se tenait au chaud, et bavardait...

Oui, ça m'avait fait gros sur le cœur quand il a dit qu'il ne venait pas. C'était presque tous les week-end maintenant. J'ai voulu savoir s'il préférait passer ses week-ends avec Jess, qu'il le dise.

Mais je n'aimais pas qu'il attende le dernier moment avant de m'annoncer qu'il restait chez lui. Ça m'énervait. Mais là, oui, ça m'avait fait de la peine.

Caro est venue aussi faire la sieste peut-être 1 à 2h plus tard. Vu le temps, il n'y avait pas grand chose à faire. La plupart de nos potes traînaient en station, dans un pub ou autre, et elle se sentait seule. On avait bien discuté, alors on l'a accueillie avec le sourire. Avec Caro, c'est simple, il n'y a pas de temps mort. Elle babille tout le temps.

Je crois que je me suis endormie sur Pascal. Le soir, on a traîné au chalet. Il avait beaucoup neigé, on n'avait pas vraiment envie de sortir. Pascal a joué au piano un moment. On a chanté aussi. C'était une très bonne soirée. Peut-être parce que Pascal me prenait souvent la main et me faisait de petits bisous dans le cou. Miam.

Jess le harcelait au téléphone. Je n'ai pas été surprise de la voir débarquer. Pascal l'a raccompagnée en bas de son hôtel, pour revenir aussitôt. Jess n'a pas osé revenir encore. Elle savait que Pascal la ramènerait à son hôtel. Ce serait trop la honte. Tout le monde aurait été témoin de leurs petits problèmes de couple.

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