Ven 13 mars 2026 - Tristesse
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Ven 13 mars 2026 - Tristesse
Pascal a tellement insisté, que j'ai fini par accepter de le voir pour manger ensemble à midi. Je devinais déjà que c'était pour me dire qu'il ne viendrait pas à Loèche. Sinon, pourquoi insister autant pour qu'on se voit à l'heure du déjeuner? S'il ce n'était pas pour dire qu'il ne venait pas, il pouvait attendre ce soir quand on se voit pour monter!
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Dès mon arrivée, je savais que mes craintes étaient exactes. Tout dans sa manière d'être me disait que j'avais vu juste. Il essayait d'éviter mon regard, il parlait trop. Bref, il en faisait trop. J'ai fini par le couper et lui demander de me dire ce qu'il voulait me dire. Ça lui a coupé la chique.
Après moment de silence, et il a balancé qu'il ne venait pas à la montagne.
Il s'embrouillait dans des excuses et explications confuses. Je me mordais la lèvres en fixant mon assiette vide. Une larme a coulé, alors je me suis levée pour partir. Il a voulu me retenir, mais on n'est pas adepte de scène en publique. On déteste ça tous les 2. Comme il me tenait le bras, je me suis rassise. J'ai pris mon natel pour lui envoyer 1 message.
Je lui demandais de ne pas me retenir, ni me suivre, j'avais besoin d'être seule pour le moment.
Et je suis partie sans me retourner, le laissant seul à la table du resto. Il fallait que j'arrive au plus vite à ma voiture avant d'éclater en sanglots. Je comprends pas, je le savais pourtant, alors pourquoi est-ce que je pleure? Cette pensée m'a aussitôt clamée. Je ne pleurais plus. Oui, je savais avant de venir. Les larmes? Ce devait être mon côté dramatique.
En arrivant à ma voiture, mon natel a bipé. C'était Pascal. Il m'avait fait un long message pour s'excuser, qu'il n'avait pu faire autrement. Ça m'a fait sourire. Il ne pouvait pas faire autrement, et c'est encore moi qui passe en dernier! Okay! Ça me faisait quand même mal au cœur. J'avais un nœud dans la poitrine. J'étais vraiment très triste, et il faisait moche.
Caro et moi sommes quand même monté à Loèche. On a bien sûr parlé de Pascal sur le chemin. Elle aussi trouvait qu'il était bizarre depuis que sa femme était là. J'ai compris que Caroline le voyait beaucoup plus souvent que moi. Il avait dormi chez elle quelques fois. Ça m'a tourné l'estomac. Était-ce une petite pique de jalousie? Arh, peut-être bien!
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Je recevais des messages de Pascal, mais je crois que je les lisais pour titiller Caro. Je voulais qu'elle soit aussi un peu jalouse. Il paraît que Pascal a trouvé des flyers concernant des écoles dans les alentours. Pascal avait l'impression qu'elle cherchait à s'installer ici.
D'après Caro, il voulait peut-être profiter du week-end pour lui faire entendre raison.
Une fois les enfants couchés, il s'était donc pris la tête avec Jess. Elle ne lui donnait pas de date de retour. Il commençait à ne avoir plein la tête de l'avoir dans les pattes. Il avait l'impression de ne pas pouvoir se reposer chez lui. Les enfants c'est mignons, mais bruyants.
Il préfère les enfants des autres, parce qu'on peut les rendre quand on en a marre.
Après x messages, je lui ai juste répondu que j'avais vu ses messages. Sans rien de plus. Ni que j'allais répondre, ni que ça me faisait plaisir, rien. Pas envie. Je me sentais mal. J'avais la chair de poule, et ce n'était pas à cause du temps, mais mon anxiété. Si finalement Jess reste ici, je le quitte. Je ne l'accepterais pas, parce que c'est de la faute à Pascal.
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