209/2015 - Loin, mais plus présent - mar.28.juil.2015
Mardi - 28 juillet 2015 - 209/2015 - Loin, mais plus présent
Wahhh, Pascal m’appelle plus souvent que quant il est ici! On peut dire que c’est étrange. Il dit que je lui manque, et qu’il était impatient de rentrer. Ouf, alors, ça veut dire qu’il n’était pas en train de roucouler avec sa femme. C’est déjà ça. Purée, il me manque aussi terriblement, mais par contre, je n’ose pas l’appeler.
Après avoir entendu son père lui dire froidement de mettre un terme à notre relation, ce serait provoquer les foudres de sa famille. Je restais silencieusement en retrait, à me morfondre du manque.
Je crois que Pascal voulait s’assurer, que je n’étais pas déjà en train de me consoler dans les bras d’un autre. Hum, je n’en ai aucune envie, il me manque trop. Pascal me demande sans arrêt ce que j’ai fais, avec qui je suis sortie, qui j’ai vu. Bref, il veut tout savoir de mon emploi du temps.
Et moi, je ne pense même pas à lui demander ce qu’il fait. Les téléphones anonymes continuent et ça commence à me gonfler sec. Ce qui est sûr, ce n'est pas Jess. Aucune idée ce que je peux faire pour savoir qui infeste mes appels. J’ai la petite idée que ce pourrait être Manuella, mais aucune certitude.
Pascal a aussi soulevé le fait que, on a la chance de vivre non loin l’un de l’autre, mais on se laisse déborder, et on ne profitait pas assez de passer du temps ensemble. Maintenant qu’il était a des kilomètres, il regrettait de ne pouvoir faire un crochet et passer me faire un bisous.
Argh, Pascal me fait chavirer au téléphone. J’espère que quant il rentrera, il n’oubliera pas tout ce qu’il me raconte! D’entendre sa voir au bout du fils me donne toujours des frissons. Sa voix suave me caresse les tympans. Mince, j’ai trop envie de le voir.
Pascal me dit que ça se passe mal avec Jess, qu’elle le harcèle. Pourtant, il a aussi dit qu’il était content d’avoir retrouvé son appart et ses amis qui habitent NY. C’est une ville qui ne dort jamais, et vu son court passage, ils sont (ils au pluriel) toujours dehors. Il y avait toujours une fête quelque part, une inauguration, un anniversaire. Bref, il avait l’air heureux.
D’ailleurs si j’en doutais, Jess m’a fait l’honneur de m’envoyer quelques images prises avec son natel, où l’on voit Pascal, beau comme un Dieu, bien entouré, à rire avec ses amis. Il n’avait pas l’air de s’ennuyer du tout. Ça m’a fichu le cafard. Même si je les ai effacé, parce que ça m’a fichu en colère, les images restent gravées dans ma mémoire.
Bon, droit après les avoir effacés, je l’ai regretté. Pas celles où ils se font un bisou sur la bouche, celles-là, je ne regrette pas. Si je les avais gardé, j’aurai au moins pu le voir lui. Pfff, parfois hélas, je ne contrôle pas mon impulsivité. Caro m'a invitée à manger chez elle ce soir, et j'ai été en retard, parce qu'il fallait que je vienne ouvrir à la conne de Gis, qui est arrivée 1h après l'heure qu'elle m'a annoncée. Pfff.