212 - De vrais larves ;)
Samedi..... 31 juillet 2010
Pascal avait rendez-vous en ville avec ses copains en fin de matinée. Afff, il n'était pas très en forme. Il regrettait d'avoir accepté d'aller s'entraîner et ensuite d'aller à la plage. Pascal aurait aimé pouvoir rester au lit.
J'avais de la peine à m'extraire du lit et Caro n'a pas dû insister pour que je me laisse retomber dans le creux de mon coussin, elle m'a juste prise la main. On s'est rendormie comme ça, main dans la main, comme des enfants. J'étais vraiment trop crevée. On s'est réveillée vers les 14h et on a déjeuner ensemble.
Caroline avait aussi remarqué que Pascal avait l'air morose depuis quelques jours, qu'il ne souriait pas beaucoup et m'a demandé si je savais ce qui le préoccupait. Quelque chose devait le préoccuper. Elle avait essayé de le faire parler, mais il n'avait pas voulu s'ouvrir à elle. Je ne savais pas ce qu'il avait non plus.
On était pas très en forme, Pascal non plus. Il m'a envoyé un message pour me dire qu'il rentrait et demander si je voulais le rejoindre chez lui, par contre, si j'étais toujours avec Caro, de ne rien lui dire.
J'ai trouvé un prétexte bidon pour filer, mais Caro n'était pas dupe, elle a tout de suite deviné que c'était Pascal.
Avant de partir, je lui ai avoué que je regrettais un peu ce qui c'était passé, ça ne pouvait que causer des problèmes. En fait, j'avais peur qu'elle ait de faux espoirs, espérant peut.-être que je changerais d'avis pour les vacances. Je ne pouvais pas lui dire que Pascal voulait qu'on soit que les 2 et ne voulait pas qu'elle vienne.
- De faux espoirs? Bof, Jane, tu sais, je suis amoureuse de Pascal depuis si longtemps, si tu étais à ma place, tu préférerais ça ou rien du tout?
- Je comprends pas...
- Tu préférerais être dans ses bras, même si c'est de 7 en 14, un peu ou rien de rien?
Hum... Elle avait raison, même si ça devait faire mal, je préférerais un tout petit peu de pas grand chose, que rien!
Pascal était déjà à la maison et guettait mon arrivée. On a passé tout le reste de la journée à dormir et larver. Pascal était comme un gros bébé qui avait besoin d'une tonne de gros câlins. Il me gardait emprisonné dans ses bras, et ne supportait pas que je m'éloigne. Hum, et ça, ça ne me dérangeait pas le moins du monde.
Le soir, Pascal devait retrouver Thomas et quelques copains chez Paul. Il m'a proposé de l'accompagner. Plus réaliste que lui, je lui ai rappelé qu'on ne pouvait pas se pointer là-bas ensemble, de plus, passer toute la soirée dans mon coin, sans pouvoir vraiment être avec lui ne m'emballait pas des masses.
Caro, elle, y allait. Même si Pascal devait l'ignorer toute la soirée, elle voulait être dans le même espace que lui. Caro était sûre de réussir à lui faire la conversation, même si ce n'était qu'1 minute ou 2. Puis Marilou serait là-bas, elle tenait à la garder à l'œil, celle-là. Je ne voulais pas lui faire encore plus peur en lui racontant ce que Marilou avait fait.
Finalement, je me sentais en reste... L'impression d'abandonner Pascal... L'impression de ne pas me montrer aussi persistance, aussi présente que Caro, ou même qu'une Marilou. Je restais toujours en arrière plan, trop hésitante, hésitant même à lui montrer à quel point je tenais à lui. J'ai donc décidé d'y aller avec Caro.
Je n'aurai jamais cru que cela ferait autant plaisir à Pascal...
Caro et moi sommes arrivées assez tard, c'était déjà presque 23h. 1/2h après, les mecs ont voulu aller en boîte. Pas Pascal. Il a voulu qu'on file à l'anglaise, mais on est tombé en arrêt devant le regard plein de larmes de Caro. Une fois de plus, elle était la laissée pour compte. Je crois que j'ai ressenti un énorme sentiment de culpabilité, je pense que Pascal aussi. Pascal est donc sorti discuter avec elle, mais pas longtemps, Marilou curieuse, les a suivi presque aussitôt.
Finalement, on est parti tous les 3. Caroline ne voulait pas rester, ni aller en boîte si on n'y allait pas aussi. Comme Caro et moi étions venu en taxi, on pouvait rentrer avec Pascal.
Pascal m'a déposée en 1er et ça m'a un peu choquée. Je ne m'y attentais pas, il ne m'avait rien dit. J'ai attendu d'être dans les escaliers et j'ai fondu en larmes. Rien ne m'avait préparée à me faire jeter devant chez moi, une bise et basta. Je ne comprenais pas. Mais j'aurai dû savoir qu'il y avait une raison.
A peine 1h plus tard, Pascal m'a appelée pour dire qu'il allait passer, il n'avait pas eu le temps de m'avertir, et après avoir voulu tout envoyer balader pour partir avec moi de chez Paul, Caro l'avait questionné, avait voulu nous inviter chez elle encore et il n'avait pas voulu se lancer dans des explications interminables.
Hum, je n'ai pas osé lui dire tout de suite qu'hier soir, j'avais un peu vendu la mèche. Caroline n'était pas sensée savoir qu'on se voyait toujours, mais je crois qu'elle le savait. Personne n'était sensé savoir en fait. Finalement on refaisait les mêmes erreurs qu'avant, pfff, tout le monde allait le savoir si on continuait comme ça. Ce n'était vraiment pas très malin. En plus, j'avais les yeux bouffis et tous rouges, poisse, j'ai donc passé les minutes précédents son arrivée à les asperger d'eau froide. Je ne voulais pas que Pascal remarque que j'avais pleuré comme une mauviette.
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------ De vrai larves! - 31.juil.10.sam - (212) ------