213 - A propos de Caroline, de nous 3..
Dimanche..... 1er août 2010
Flûte, j'aime bien les soirées que notre petit trio passe ensemble... C'est peut-être une connerie, peut-être que par moment je suis rongée par la jalousie, peut-être que parfois ça me fait pleurer, je sais aussi que ça frise le code ou que ça ne fait par partie des standards, mais j'aimais quant même ces soirées, ces moments partagés ensemble tous les 3...
Pascal est donc venu dormir à la maison (chez moi), et on a passé tout le dimanche ensemble, rien que les deux. C'est moi qui ait préparé le déjeuner et de bons petits plats pour mon petit cœur. Il a adoré se faire dorloter pour une fois.
Je lui ai parlé de Caro en toute franchise... De mes petits excès de jalousie, de mes moments de frustrations, mes petites peurs, mes doutes, mais qu'en fin de compte, j'aimais les moments qu'on passait ensemble, j'aimais quant elle était là... Pascal n'a pas dit grand chose pendant que je parlais, je voyais juste ses sourcils descendre et monter. Pascal était un peu démonté.
Pascal m'a avoué que s'il avait continué à voir Caro, c'était parce qu'il se doutait que j'avais peut-être envie de tester mes ou nos limites, mais, Pascal se souvenait que trop bien de ce qu'il avait ressenti en me voyant avec Thomas, la douleur était gravé dans sa mémoire. Ça l'avait terriblement fait souffrir plus que les mots pourraient l'exprimer. Pascal avait donc décidé d'arrêter avec Caro, parce qu'il devinait ce que je devais ressentir, mais, je ne l'avais pas voulu, j'avais continué à le pousser dans les bras de Caro. Puis, l'air de rien, il avait eu tellement mal qu'il avait certainement voulu m'en faire baver, mais n'avait jamais eu l'impression que j'en bavais autant, au contraire, ça avait l'air de m'amuser. Pascal avouait que de penser à Thomas et moi ou d'en parler lui faisait encore super mal.
Pourtant, il aimait beaucoup Caro, mais quant il était avec elle, il se demandait ce qu'il faisait là, ce que j'étais en train de faire, si ça me ferait mal, s'il devait m'en parler, si j'approuvais aussi bien que je le lui faisais croire, bref, il pensait tout le temps à moi. Il a reconnu qu'il ne me comprenait pas toujours. Par contre, quant on était ensemble, il avait de la peine à penser à autre chose, même à sa femme. Ouwah, ça m'a fait chaud au cœur...
Pascal a voulu me parler de ses relations avec Caro, je n'avais pas envie de l'écouter me parler d'elle, mais il a continué quand même!
Il a voulu que je sache qu'il voyait encore Caro, mais ces derniers temps, il avait essayé de mettre de la distance. En tous cas, il tenait à me faire savoir que depuis que je lui avais dit que je ne voulais plus qu'il la voit, il ne s'était rien passé. Huh, je n'y croyais pas, mais j'ai fait comme si. Ces derniers temps, il passait souvent chez elle parce qu'elle déprimait et qu'elle avait envie de le voir, mais Pascal prétendait qu'il ne se passait rien. D'ailleurs, puisqu'on en parlait, Caro l'inquiétait un peu.
Pour Pascal, Caro était un peu trop collante et essayait petit à petit de lui faire comprendre que c'était fini, qu'il serait là pour elle, mais sans plus. Pourtant, il tenait beaucoup à elle, mais il ne voulait pas prendre le risque de tout gâcher entre nous 2, pour une histoire de fesses.
Au début, il a continué à fréquenter Caro espérant quelque part que je souffrirais autant que lui, puis, à force, il avait fini par s'attacher à cette fille. Là, j'ai noté que Pascal avait hésité avant de continuer sa phrase. Puis, rouge, il m'a avoué éprouver aussi des sentiments pour Caroline, que s'il n'avait pas réussi à oublier ce qui s'était passé avec Thomas, il m'aurait remplacée par Caro. Il a tout de suite voulu me rassurer en disant que ce n'était pas comparable à ce qu'il ressentait pour moi, mais c'était sûr qu'il tenait à Caroline. Hum, j'aurai peut-être dû l'emmerder en lui demandant d'expliquer. Il aurait certainement eu bien du mal à le faire.
Pascal estimait avoir beaucoup de chance de sortir avec 2 filles formidables en même temps, 2 filles qu'il aimait sincèrement, de n'avoir pas à faire de choix, et que l'une comme l'autre, on s'appréciait. Apparemment, Caro lui avait aussi dit qu'elle m'aimait bien, aimait le trio qu'on formait et adorait les moments qu'on passait ensemble. Mais en même temps, qu'aurait-elle pu dire d'autre? Pascal a dû deviner mes pensées parce qu'il a ajouté que souvent, quant ils n'étaient que les 2, Caro lui avait proposé de me demander de me joindre à eux. Ha bon!
Pascal était un peu curieux de savoir si j'éprouvais quelque chose pour Caro et vis-versa. N'importe quoi. Je n'avais pas envie d'analyser ça, mais, je ne pense pas. J'aime bien être avec elle, je ne m'ennuie pas lors de nos soirées en tête à tête, chez elle à discuter. J'aime bien Caro comme copine, rien de plus. Par contre, le fait qu'on se soit vue sous toutes les coutures, fait que je n'éprouve pas de malaise. Je pense qu'elle éprouve la même chose, parce qu'elle n'a jamais essayé quoi que ce soit de déplacé quant on est que toutes les deux, ce qui fait que je me sens parfaitement à l'aise avec elle.
Mais Pascal trouvait tout ça trop compliqué. S'il décidait de passer une soirée avec elle, je risquais d'en souffrir ou de lui en vouloir, alors ce n'était pas si facile à gérer. Peut-être que, s'il avait été célibataire, ç'aurait été beaucoup plus simple.
Sans arrêt, Pascal me rappelait qu'il était hors de question que j'ai le droit de fréquenter un autre mec, il ne le supporterait pas. Il tenait à ce que ce soit clair pour moi, quoi que je décide.
Toutefois, ces temps, il n'avait pas trop envi de voir Caro en fait, ses plaintes, ses insistances le mettait mal à l'aise, et à vrai dire, le fatiguait. En fait, il ne savait pas très bien et quelque part, il la trouvait encombrante par moment. J'ai senti qu'il ne voulait pas perdre son temps à y penser, il voulait que les choses aillent bien entre nous, c'était ce qui le travaillait le plus.
A vrai dire, il ne pensait pas souvent à la situation avec Caro, il était plutôt préoccupé par ce qui se passait entre nous, à savoir comment les choses allaient évolués, comment je supportais la situation avec Jess, Caro était vraiment la dernière des choses qui le tracassait.
C'était joli tout ça, mais est-ce que c'était vrai? Est-ce que je ne me laissais pas, une fois de plus, embobiner par de belles paroles rassurantes?
Je devinais que Pascal avait quelque chose à me dire, parce qu'il semblait tourner autour du pot, ce qui ne lui ressemblait pas. D'avoir ramener Caro sur le tapis et tout, ça le bloquait, je sentais que Pascal se méfiait de ma réaction. J'ai voulu savoir si ça concernait Caro, comme ce n'était pas le cas, j'ai dit que je ne voulais rien savoir. Je me demandais si ça concernait Marilou, mais espérais que non.
Il a recommencé à insister concernant sa femme, à vouloir savoir comment je voyais l'avenir, ce que je pensais. Je ne voulais pas prononcer le nom de Marilou, alors je lui ai demandé si ça concernait une autre fille que Caro ou Jess? Pascal a dit que non, et que ça ne concernait pas Caro non plus. Donc, c'était à propos de Jess. Baf, je ne voulais pas parler de Jess, je savais à quoi m'en tenir, alors le reste...
On parlait à cœur ouvert, on a dit ce qui nous passait par la tête, même si on se contredisait d'une pensée à l'autre. Hihihi, c'est ce que Pascal et moi appelions discuter. Je trouvais ça super, ça nous évitait d'avoir à réfléchir à ce qu'on allait dire, peser nos mots, construire nos phrases; on y allait franco.
Pascal m'a rappelé la période où je l'avais encouragé à sortir avec Caro aussi, c'est-à-dire avec toutes les 2 en même temps, il a essayé, mais trouvait tout ça bien trop compliqué.
Pascal, avec sa jalousie extrême n'avait aucune envie de partager sa copine. Exclus de chez exclus-land. Pascal voulait mettre un stop avec Caro, il ne voulait plus jouer. Il ne supportait pas l'idée que je puisse penser avoir le droit d'en faire autant, penser avoir le droit d'aller voir ailleurs. Pascal ne supportera pas que je le trompe. Hum, du coup, impossible de lui parler de mes faux pas avec Thomas... Surtout quant il m'a avoué que samedi soir, malgré avoir batifoler avec Caro, il ne l'avait pas touchée.
Glups, en y réfléchissant, je ne crois pas me souvenir de l'avoir vu faire autre chose qu'embrasser Caro...
Pascal se préoccupait des dommages relationnels qu'on risquait d'avoir par la suite à cause de lui... Il se demandait parfois si ça valait la peine de continuer, et avait peur qu'à la longue, ça finisse par nous séparer.
C'était vrai, la force des mauvaises habitudes... Ne pas pouvoir se tenir, se toucher, éviter de parler de certaines choses, cela conditionnerait forcément notre manière d'être. Je voyais bien que ça le rendait triste, moi aussi, mais je préférais faire la brave et lui dire qu'au contraire, on aura tellement de temps à rattraper, après on sera collé comme des limaces pendant longtemps ;) Ça l'a un peu rassuré.
Ce soir, c'était la Fête Nationale et on avait envi d'aller voir les feux d'artifices ensemble, en amoureux.
C'était un peu difficile, on était obligé d'aller dans une autre ville si on voulait pouvoir passer la soirée ensemble, bisous-bisous, main dans la main. Pascal en avait déjà marre des secrets et tout le reste, et j'ai su aussi qu'il en avait parlé à Paul. Donc Paul le savait, Thomas aussi? et Caro? On était revenu au point de départ, on faisait les mêmes conneries...
Je devinais qu'il avait envi d'être avec ses potes ce soir, ce que je pouvais comprendre et j'avais bien de la peine à lui rappeler les règles et la discrétion qu'on avait promis à son père. Pascal a fait la grimace, évidemment, j'avais raison. Si on voulait continuer à se voir, il nous fallait absolument faire attention. Je me sentais un peu mal, pour être avec moi, Pascal était obligé de ne pas voir ses potes, on était obligé de se passer de nos amis. Pas génial.
Pour finir, Pascal m'a convaincue de l'accompagner chez Paul qui avait invité quelques copains pour faire des grillades.
Pascal restait collé vers moi, mais je suis restée discrète. Je n'ai pas beaucoup parlé et préférais rester dans mon coin. Émerveillée par les feux d'artifices, j'ai baissé ma garde et c'est le seul moment que j'ai laissé Pascal me prendre la main et on s'est extasié devant le spectacle.
Vers minuit, on était rentré, Pascal bossait le lendemain.
On a un peu parlé des vacances... Parler d'une date? Difficile pour moi, j'avais des trucs tout le mois d'août; ma copine d'Angleterre allait arriver sous peu et je voulais être là, j'avais envie de voir sa petite fille; Lilly-Jane. Puis, ma copine de Belgique m'avait prévenue qu'elle pensait aussi venir en Suisse en août... Arf!
Pascal était un peu déçu, pour son anniversaire, il aurait aimé qu'on puisse le fêter en vacances!
En fait c'était juste pour être loin de tout et de tout le monde. Mais je crois qu'il se faisait des idées, ce n'était pas possible d'échapper à sa famille. J'ai préféré garder mes réflexions pour moi, je ne voulais pas le décourager. Si on était sous surveillance, là-bas ou ici, ça revenait au même. Je ne voyais pas ce qui pourrait les empêcher de nous suivre!!
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