216/2012 - Je crois que je lui en veux... beaucoup!
Samedi, 04 Août 2012 - (216/2012) - Je crois que je lui en veux... beaucoup.
Aujourd’hui, j’ai décidé de faire le sous-marin, si Pascal ne m’appelle pas, je ne l’appellerai pas. L’empêche, je me demande ce qui se passe! J’étais triste d’avance de passer tout un week-end sans le voir. Je sais que si ça se passe comme ça, je serais furax, je lui en voudrais beaucoup.
Thomas est le seul de l’équipe, le seul qui continuait à me tenir au courant ou à me proposer des choses.
En fin d’après-midi, Pascal m’envoyait un message pour me faire un petit coucou, soit-disant que je lui manquais. Pfff, je n’en avais pas l’impression en tous cas. Je n’ai pas répondu, sinon, je l’aurai sûrement bombardé de question ou il aurait deviné qu’il me manquait aussi.
Thomas m’avait dit qu’ils mangeaient au Hong-Sheng à Nyon. Il proposait de passer me chercher, mais je préférais prendre ma voiture, alors on s’est donné rendez-vous sur la terrasse du Château. Là on a bu un verre les 2 avant de descendre rejoindre les autres.
Assez surprenant, mais Pascal était là aussi avec sa femme…
Je me suis placée du même côté que lui pour ne pas passer la soirée à avoir le regard attiré dans sa direction. Thomas s’est assis à côté de moi. J’étais curieuse, ou est-ce qu’il en était avec Maeva? On ne la voyait plus. D’après Thomas, depuis qu’ils s’étaient remis ensemble, elle était devenue bien trop exigeante voulant même qu’il arrête de sortir ou de voir ses potes, et voulait l’obliger à la prendre avec lui partout. C’était trop lui demander.
Je ne comprenait pas pourquoi il agissait comme il le faisait avec elle. Ils allaient bien ensemble et je trouvais que Maeva avait été vachement compréhensive. Mais Thomas m’a dit que je ne la connaissais pas, qu’elle était chiante. Bon, après tout, ça ne me regardait pas vraiment. J’étais contente de passer du temps avec lui, apparemment, ça n’aurait pas été possible s’il était avec elle.
J’ai ignoré Pascal tout le reste de la soirée. Même pas un regard dans sa direction, même quant on s’est fait la bise. Je ne l’ai pas beaucoup entendu durant le temps que je suis restée, on aurait dit qu’il avait perdu sa langue. Je pense qu’il devait être surpris que je sois là étant donné qu’il n’avait pas jugé utile de me dire ce qu’il faisait ce soir, ni où il était. Pour moi, c’est qu’il n’avait pas envi de me voir.
J’avais quand même de petits sursauts chaque fois que quelqu’un l’interpellait ou quant je percevais le son de sa voix ou son rire. Glups.
J’ai donc décidé de ne pas faire trop long, juste le temps qu’il m’aperçoit, et je file. En quittant le resto avant même la fin du repas, je savais que j’avais toutes les chances de me faire remarquer et d’éviter tout contact. Je me suis précipitée à ma voiture comme si j’avais tous les diables de l’enfer à mes trousses.
J’étais contente de voir que Pascal est sorti à ma recherche… Hihihi, raté!
Il a essayé de me faire signe quant j’ai passé devant lui en voiture, mais j’ai fait semblant de ne pas le voir. Heureusement, parce que le resto est tout vitré, je me serais arrêtée, tout le monde nous aurait vu. Ils auraient tous pensé que j’étais venue pour le voir et ça m’aurait embarrassée. Dans le rétro, je l’ai vu mettre les mains dans les poches et me regarder disparaître au loin. Il a ensuite essayé de me joindre sur mon natel. Je n’ai pas répondu. Qu’aurait-il bien pu dire pour effacer le poids que j’avais sur le coeur?
Mouais, je crois que je lui en veux beaucoup. Zut, encore un samedi de fichu!
L'empêche de m'avoir entre-aperçu, ça l'a emmené à ma porte tard dans la soirée. Il avait essayé de m'appeler, m'avait laissé des tonnes de messages que j'avais effacé sans lire, et comme je ne répondais pas, il est passé. Donc apparemment, s'il voulait me voir, il le pouvait, la preuve!
J'aurai préféré qu'il ne vienne pas, j'aurai préféré ne pas le voir...