217/2012 - Glups... et sa femme nous fait une petite visite...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 05 Août 2012    -  (217/2012)  -  Glups! Et sa femme nous fait une petite visite...

Pascal portait une chemise d’été en jeans avec un t-shirt banc en dessous, ce qui accentuait encore son bronzage. Son petit air coupable le rendait si chou que j’ai failli oublié que je ne devais pas me montrer si contente de le voir. Mes yeux éblouis  et mon sourire ont aussitôt disparus.

  • Hey! Ce n’est que moi…
  • Hey! Tu as parqué où?
  • Comme d’hab, je suis venu à pieds… Et si tu prenais quelques affaires et on se casse d’ici…

Drôle mais il n’a pas essayé de m’approcher ou de m’embrasser. Peut-être qu’il se doutait de ma réaction. Il n’a pas eu le temps de terminer sa phrase que ça sonnait à l’entrée avec insistance. Hun? A cette heure-ci, c’est qui? Qui aurait le culot de se pointer chez moi sans m’avertir? Dol? Geeez, elle tombait hyper mal! On a tous les 2 été bloqués à regarder l’appareil. Puis, j’ai filé dans la chambre d’amis pour regarder par la fenêtre. Pascal m’avait suivi.

  • Mais… C’est pas la voiture à Thomas ça?
  • On répond pas, ils vont bien finir par se fatiguer et partir…

On est retourné au salon et bêtement, on a continué à fixer la porte et l’interphone. La personne en bas continuait à sonner de manière ininterrompu. Après 5 bonnes minutes, ça a cessé, mais pas le temps de se réjouir, cette fois c’était le claxon. Purée, je ne pensais pas que ça pouvait résonner si fort. Mais, c’était peut-être parce qu’il était tard et que ce bruit allait alerté tout le voisinage. J’ai pâli et couru à nouveau à la fenêtre, ça devait s’arrêter tout de suite.

Ce n’était pas Thomas, mais Jess, glups, sa femme! La portière de la voiture était restée ouverte, alors on pouvait la voir très nettement. Je ne savais pas quoi faire. Si un voisin appelait la police, ce serait bien, mais en même temps, ça lui causerait des emmerdes, mais à Pascal aussi. Zut, je n’avais pas son numéro. Pascal a eu la présence d’esprit de l’appeler pour lui demander d’arrêter, on allait lui ouvrir.

Pfff, super! C’était quoi encore ce cirque!

Jess était essouflée en arrivant en haut des marches. Purée, je suis sûre qu’elle a réveillé tous les vieux des alentours, et je suis sûr qu’ils avaient déjà dû appeler la police. Quelle garce.

Je suis restée en retrait, pour ne pas lui donner l’occasion de m’agresser. Même si elle était chez moi, Jess m’a ignorée, elle fixait Pascal et lui a demandé de rentrer avec elle. Mon regard allait de l’un à l’autre, et je me demandais ce qu’il allait faire. Bah, j’ai immédiatement réalisé qu’il avait meilleur temps de partir avec sa peste sinon elle allait encore faire du bruit pour tout le village. Merci, mais non merci.

  • Je reste.
  • Alors je reste aussi.
  • On va juste discuter, il ne va rien se passer, d’ici 1h, je serais rentré.
  • Alors, je t’attends dans la voiture.

Hééé? A quoi ils jouaient tous les 2? Pas question qu’elle s’incruste ici. Pascal a tourné la tête dans ma direction sans me regarder, je crois qu’il était pris de court.

  • Jess, rentre, je ne vais pas faire long, j’arrive.
  • Ha oui? Comme hier et avant hier?

Hein? Hier? Hier, ils sont restés à la maison, de quoi est-ce qu’elle parlait? Je le sais bien, j’étais chez Thomas! Enervée, Jess m’a demandé si Pascal était là hier soir et le soir d’avant. J’ai nié, et c’était la stricte vérité, mais elle n’en a pas cru un mot. De fils en aiguille, j’ai appris qu’après mon départ, Pascal était sorti et une fois de plus, il n’était pas rentré dormir à la maison. J’étais sur le cul. Incroyable!

Pascal était devenu tout rouge. Je n’avais pas besoin de faire de scènes, Jess le faisait à ma place. Tant mieux. Je lui jetais de petits regards, que je voulais "dégoûtée", mais je n’ai pas ouvert la bouche. Je n’avais rien à dire devant sa femme. On règlera ça les 2, face à face. De toute manière, je n'ai pas dit grand chose depuis que Pascal avait passé la porte.

Pascal a voulu la raccompagner à sa voiture et revenir, mais Jess lui a arraché son bras, elle n’avait pas l’intention de se laisser jeter. Pascal a réalisé qu’il n’y avait rien à faire, et que de mon côté, je ne devais pas avoir trop envie de le voir non plus, ou peut-être qu’ils auraient trop d’explications à donner pour ce soir. Il lui a demandé d’aller l’attendre en bas, qu’il la suivait. Jess ne voulait pas.

  • Je crois que c’est préférable que j’y aille… Sorry… On discutera une autre fois si tu veux bien.

Je ne me suis pas donnée la peine de répondre. L’empêche, j’aurai bien aimé qu’il reste. Je me suis retrouvée à le demander, à le répéter mentalement comme si ça pouvait changer quelque chose.

Pour qu’elle vienne jusqu’ici, Pascal avait dû lui dire qu’il venait chez moi. Je comprends pas? Donc, ça faisait 2 jours qu’il ne dormait pas à la maison? Et quant il file à l’anglaise comme ça, il n’a pas dit où il allait? Sauf quant il vient chez moi? C’était pas très bon pour moi ça! D’habitude, il faisait le contraire.

Jess avait voulu l’emmener à sa voiture, mais Pascal avait prétendu qu’il l’avait laissé en ville, donc, il ne voulait pas qu’elle sache où il la cachait? Est-ce que c’était bon signe?

Rhhhah, faut que j’arrête de me prendre la tête. Quant je le verrais, je saurais déjà ce qui se passe, inutile de commencer à me rendre malade avec ça. Au moins, il avait fait l’effort de venir même s’il n’avait pas pu rester, c’était toujours ça. Donc, en fin de compte, c’était put-être bon signe.

C’était un dimanche de larve total. J’étais en mode tête vide, pas penser, pas ressentir, pas manquer, que dalle de niet. Pascal m’a envoyé 2 petits messages; 1 pour me faire un coucou, le 2ème pour savoir s’il pouvait m’appeler. Pas répondu. Je n’avais pas très envie de lui parler pour l’instant, en tous cas, pas tant qu’on avait pas discuter et éventrer le monstre que Jess avait lancé dans ma marre. Pas question que je lui fasse des gouzis-gouzis au téléphone tant que je ne savais pas si je devais être contente ou fâchée.

Franchement, quoi qu’il ait fait, est-ce que ça suffirait pour me fâcher pour de bon? Le quitter? Je ne crois pas! Je l’aime trop, je le veux lui plus que tout. Je me rends compte que je suis prête à tout accepter pour le garder, pour avoir le plaisir de me lover dans ses bras encore et encore…

 Alors peut-être vaudrait-il mieux ne rien demander, ne rien savoir
 

 


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