218/2012 - Réponses à mes questions
Lundi, 06 Août 2012 - (218/2012) - Réponses à mes questions!
Dimanche soir, j’ai pas pu résisté à l’envie de l’entendre. Il avait passé la fin d’après-midi à me harceler avec ses coups de fils, alors j’ai fini par plonger. J’avais trop envie d’entendre sa voix. Mais une fois en ligne, je n’ai pas non plus pu résister à l’envie de savoir pourquoi Jess avait dit que Pascal n’avait pas dormi à la maison le jeudi et le vendredi soir. J’avais un peu les palpitations, peur de savoir et en même temps, impossible de passer une seconde de plus dans l’ignorance.
- …et je t’en prie, ne ment pas!
Je l’ai entendu prendre un grand bol d’air, et les petites secondes de silence ont presque réussi à me mettre les nerfs à vif. Après plusieurs; “pfffouh, heum”, il a enfin pu aligner 2 mots.
- Ecoute, vendredi, je n’avais pas du tout l’intention de sortir, sinon je serais monté chez Thomas qui faisait une petite réunion, mais pfouhhh, afff… Il y avait toute une équipe du bureau Allemand, Nina m’en avait parlé et… j’avais oublié et comme je te l’ai dit, j’étais crevé...
- Ha? Nina était là aussi?
- Oui, elle travaille avec mon équipe sur les projets avec l’Allemagne? Je te l’avais dit?
- Non. Tu ne m’avais rien dit. Je croyais qu’elle était rentrée. Mais, j’imagine que c’était.. Pfff, je m’en fou, alors?
- Wow, ton croirait entendre ma femme tout à coup!
- Super! Arrête de changer de sujet, tu veux!
- Donc, j’étais claqué, mais j’ai dit que j’y allais, quant ils ont eu fini de manger et que Nina a vu que je n’arrivais toujours pas, elle m’a rappelé… Je ne pouvais pas ne pas y aller… C’était de bons copains quant j’étais là-bas, alors, j’y suis allé.
- Et tu n’es pas rentré?
- Heum… Je me suis endormi chez Michael… J’ai pensé juste m’étendre un moment, et paf… Je t’ai dit, j’étais crevé!
- Ha? Vous avez tous, les allemands et tout, vous avez passé la soirée chez Michael?
Apparemment, il ne s’attendait pas à ce que je pose la question, il a encore cherché à éluder la question, mais aucune chance que je le laisse faire.
Donc, ils ont passé la soirée à l’appart de Nina. Donc, il savait où elle habitait! Merde, je n’avais pas cherché à savoir même ça, je suis trop nulle. Je suis sûre que Caro le sait elle. Pascal avait donc été les rejoindre là-bas, et vers les 3h du matin, Michael a proposé de finir la soirée chez lui. Je ne savais même pas que Michael était copain-copain avec Nina! Apparemment, ils sont partis de chez Nina pour aller chez Michael, et que les mecs.
C’était quelque peu rassurant, mais je n’arrivais pas vraiment à le croire. J’ai enchaîné avec le jeudi soir, je voulais voir s’il me dirait la vérité. Et ça n’a pas manqué! Pascal a essayé de changer de sujet, prétendant d’abord ne pas se rappeler ce qu’il avait fait, espérant peut-être que je finirais pas dire ce que je savais, mais je ne me suis pas laissée prendre. J’ai insisté, le ramenant sur le sujet chaque fois qu’il essayait de s’échapper. Je suis sûre qu’il a dû regretté de m’avoir appelée.
Pascal a fini par m’avouer que jeudi soir, là aussi, il n’avait pas envi de bouger de la maison, mais comme Caro était dans tous ses états, il a pensé juste faire un petit saut chez elle vu que sa femme était sortie. Il pensait être de retour chez lui avant que Jess ne soit rentrée. Mais, là encore, il a prétendu s’être endormi.
Caro était mal parce qu’elle trouvait qu’il passait beaucoup de temps avec Nina. Du coup, Pascal a été obligé de me dire qu’il avait été mangé plusieurs fois avec Nina à midi et que mardi, il devait manger avec Caro et qu’il avait dû annulé et Caro l’a su.
J’étais sans voix… Il se passait beaucoup de choses et je ne savais rien… Mais s’endormir chez Caro???
Ça me rendait malade, parce que je ne savais pas s’il mentait ou pas. Pascal a prétendu qu’ils avaient juste discuté, elle lui avait fait une scène, puis comme elle pleurait, il n’a pas voulu partir comme ça, et qu’il l’avait juste laissé se coucher contre lui sur le canapé et attendre qu’elle se calme, qu’elle soit bien et il pensait partir après, mais qu’ils s’était endormi.
Pascal a juré ses grands dieux qu’il ne s’était rien passé, qu’il avait juste voulu être sympa et ne pas la laissé pleurer pour rien. Il trouvait normal en tant qu’ami d’aller vers elle, de ne pas la traiter comme une étrangère et de ne pas être là pour au moins l’écouter.
Zut, je me sentais mal… Et je ne savais pas comment réagir. Est-ce qu’il mentait? Qu’arriverait-il si je le croyais et qu’en fait, il mentait? Penserait-il que c’était facile de me tromper? Est-ce que je devais lui faire une scène moi aussi? Ou était-ce préférable que je reste froide et le laisser mijoter un peu?
Bof, de toute manière, tout ça avait quelque chose de dérangeant, ce n’était pas cool de savoir qu’autant de bonnes femmes lui tournent autour et qu’il avait l’air de marcher dans leurs jeux. Tout ça ne me plaisait pas beaucoup. En plus, étant donné comment je me sentais ces temps-ci, je ne trouvais pas très cool qu’il passe son temps à consoler x, y et z, alors qu’il me laissait toute seule dans mon jus. Mouais, ça ne me plaisait pas beaucoup.
Une fois que j’avais les réponses aux questions que je me posais, je comprenais mieux la réaction de Jess, et je n’avais pas grand chose à lui dire là tout de suite. J’avais besoin d’y penser, de prendre un peu de recul, savoir comment réagir face à tout ça. Je l’ai remercié d’avoir eu le courage de me raconter, mais après coup, je me suis demandée pourquoi je l’avais remercié. Stupide.
- Bon… Je te laisse… Je suis crevée.
- Attends… On a fait que parler de…
- Oui, mais j’ai plus envie de parler, ça me donne mal à la tête.
- Mais Jane, je...
- Tu sais, je t’aime pas beaucoup en ce moment, et j’ai vraiment mal à la tête, alors je préfère raccrocher. Bonne nuit.
C’était vraiment naze, j’avais passé une bonne soirée au souper chez ma frangine, je n’avais vraiment pas besoin de ça pour terminer la soirée. Pfff, je ne me sentais pas très bien, j’avais la sensation que tout allait de travers. Bon, ça avait le mérite de me prendre la tête et du coup, je ne pensais à rien d’autre.