217 - I Love My Daddy

Publié le par JaneDo

I Love My Daddy
(4 août 08 - lundi)

Maï (Maimouna) est passée boire un petit caf. Elle était morte de rire de voir que j'avais à nouveau une scouateuse! Ouais, pas de chance. Par contre, elle, Maï a enfin trouvé un appart. C'était le moment!

Papa m'a appelée, il a trouvé de la peinture. Du coup, on a pas besoin d'attendre la livraison de mercredi, on va pouvoir finir de peindre les lamelles. Une journée de boulot et ce sera probablement fini. Je profite à chaque occasion, de demander à Paps de me raconter sa jeunesse, son départ pour l'Afrique. Sa rencontre avec maman et tout. J'adore écouter toutes ces histoires, qui font parties de mon passé. Ca m'épate. Papa me raconte comment, en moins de 30ans, tout a changé. Le peu de voitures qu'il y avait dans sa jeunesse, et les avions, les trains, la course à la lune, la TV, le téléphone, l'informatique... C'est extraordinaire!

J'ai envie de prendre ma caméra et filmer pendant que papa me raconte. Je suis consciente que tout ce passé disparaîtra avec lui. Ma maman et ma grand-mère maternelle, ne sont plus. A part daddy, personne ne connaît se passé là. J'ai vraiment du bol. J'ai un papa adorable, un papa comme on en fait plus. Il a toujours fait ce qu'il avait à faire pour sa famille. Un bosseur. Un homme entier et vrai.

Ce n'est pas un de ces vieux-beau, ni un démissionnaire, ni un vieux pervers, etc... Ni le genre à abandonner sa famille pour aller engrosser d'autres femmes à droite et à gauche et prendre la fuite à l'arrivée des enfants...

Ouais, j'avais de la chance!

Je savais que Pascal et Thomas s’étaient encore pris la tête à l'entraînement de basket. Pascal m’a invitée à aller manger un truc et prendre un verre ... coooool. Il m’a proposé de le rejoindre après son entraînement. Je lui ai dit que je ne trouvais pas que ce soit une bonne idée avec Thomas qui le soupçonnait déjà de voir quelqu’un? Il trouvait que de se cacher tout le temps, n’était pas une bonne idée non plus. Je lui ai demandé si je pouvais le dire à Thomas? Evidemment, qu’est-ce que j’suis tarte. Si j’allais l’attendre à l'entraînement, Thomas le saura!!!

Alors j’ai été l’attendre après l'entraînement.

Thomas est sorti le 1er. Il est venu me dire bonjour, il faisait un peu la tête, mais m’a demandé si je passerais chez lui après. Je ne savais pas, je n’avais déjà aucune idée du programme de la soirée. Thomas se fichait de l’heure, il avait juste envi de me voir.

Quelque part, je devinais que c’était juste pour savoir quant je rentrais et être sûr que je ne passerais pas toute la soirée avec Pascal. Petite jalousie? Pascal est venu me rejoindre. Thomas évitait de le regarder ou lui parler. Mince... ma faute.

On a décidé de laisser ma voiture là et de prendre la sienne.

Thomas est revenu en arrière et appelé Pascal pour lui parler. Il lui a demandé s’il avait fait exprès de m’inviter parce qu’ils s’étaient disputés? C’est pour l’énerver parce qu’il savait qu’il m’aimait beaucoup? Mon dieu, comme un vieux couple... Pascal lui a rappelé qu’on était aussi ami, que ce n’était pas la 1ère fois qu’on se voyait,  qu’il n’avait pas l’intention d’arrêter de me voir même s’il lui en avait collé une. Pascal lui a demandé s’il aurait préféré qu’il le lui cache? Thomas a répondu qu’il aurait préféré ne pas le savoir. (Ha bon?) Qu’il pensait que Pascal respecterait le fait de savoir ce qu’il ressentait et resterait à l’écart. Pascal a poussé un grand soupir, puis il lui a répondu qu’il m’aimait beaucoup aussi et qu’il ne trouvait pas juste qu’il lui ai demandé ça.

C’était un peu gênant d’être là, de regarder ailleurs en faisant semblant de ne pas les entendre. J’aurai voulu leur dire que j’avais aussi droit à la parole. J’ai le droit de voir qui je veux. D’accepter ou de refuser une invitation. Je n’étais pas sur une étagère, à attendre qu’un type passe dire, “hop, emballé moi ça, je prend”.

Thomas a rappeler à Pascal qu’il n’était pas célibataire, que lui, Thomas, oui. Pascal lui a demandé s’il n’avait donc plus le droit d’avoir des amis, filles, parce qu’il était avec quelqu’un? Et GLUPS, Thomas lui a rétorqué que tant que ce n’était que des amies et pas plus... Pascal n’a rien répondu, mais je pense qu’il avait touché un point sensible... Avant de s’en aller, Thomas lui a demandé s’il voyait aussi Caroline en dehors des sorties en groupe? ARFFF. Pascal lui a répondu que oui.

J’aurai bien voulu en savoir plus. Quand? Je voulais savoir combien de fois? Aoutch. Puis je me suis détestée de penser comme ça, détestée de même avoir ma petite tête en train d’essayer de formuler la question à Pascal.

Non, non, non, je ne vais pas lui demander. Je ne vais pas commencer à réagir comme Thomas et lui demander des comptes. Il avait bien le droit d’avoir des amis filles! J’avais déjà commencé à utiliser mes “bêtabloquant perso” anti “mode-débile” pour arrêter de flipper chaque fois qu’une fille l’approchait.

Ok, je n’étais pas encore prête! Je commençais seulement le travail sur moi même. Bon... Je ne pensais pas avoir mon 1er test aussi vite!!! On a été prendre un verre et manger un truc ensemble à Ouchy. Pascal voulait que petit à petit, Thomas ou les autres, s’habituent à nous voir ensemble. Evidemment, on ne pouvait pas marcher main dans la main, mais il m’a pris le bras en me faisant un de ses petits sourires. Trop trop chou-x.

Paul avait organisé un week-end en montagne. Caroline et compagnie étaient de la partie. Pascal m’a proposé de venir aussi. Il se demandait si ça me disait... be-hhhh... mais alors? bien sûr... quelle question!!

J’ai dit à Pascal que je savais qu’il s’était pris la tête avec Thomas à cause des marques dans le dos, que j’était désolée. Ça l’a fait sourire. Il a pris mes mains et a commencé à plaisanter sur mes ongles. Que je devrais les couper peut-être pour éviter les accidents? Puis il a ri en me disant qu’il aimait bien mes petits ongles, qu’ils font mal mais il les aimaient bien. Que surtout que je n’aille pas les couper à cause de ça.

Là, j’aurai pu le bouffer, tellement, je le trouvais chouky. Je crois que j’aime bien quant il me charrie. C’est un peu bizarre... mais bon! Puis j’ai commencé à me demander à quoi ressemblerait les disputes avec lui... ARFFF.

Je lui ai dit que dimanche, je les ai entendu discuter, lui et Thomas. Qu’il aurait appelé Jess, pour lui demander de ne pas venir en Suisse? Pascal m’a regardée un petit moment sans rien dire. L’expression de son visage avait changé, il n’avait pas envi d’en parler, puis je l’ai senti chercher ses mots...

Pascal s’était dit qu’il était temps de parler à Jess. Que ça le mettait mal à l’aise de me parler de ça et qu’il n’en avait pas eu envi tant que les choses étaient aussi flous. Qu’il ne savait pas du tout ce que ça allait donner nous 2 (Arfff... ça m’a fait frissonner... alors, je faisais partie de l’équation!), mais lui balancer au téléphone qu’il avait rencontré quelqu’un et qu’il l’avait trompée... Non, il n’en avait pas eu le courage. Il m’a pris la main.

Jess et lui, essayaient de trouver le moyen de se voir pour parler. Soit, il devait rentrer, soit attendre qu’elle vienne. Mais la laisser venir jusqu’ici pour lui balancer tout ça... c’était pas terrible et le lui balancer au téléphone... non plus! Pascal plissaient les yeux et les mimiques sur son visage me racontaient son embarras. Alors il m’a fait une sorte de sourire d’excuse avant de dire franchement, qu’il n’avait pas très envi d’en parler.

Ça faisait à peine 1/2h qu’on était  là que Paul est venu s’incruster à la table. Pascal tenait encore ma main, qu’il a lâcher en suivant le regard de Paul. Paul nous a prévenu que Thomas nous avait suivi et l’avait appelé en renfort, juste pour qu’on sache. Étant donné l’atmosphère entre les 2 garçons, Thomas n’aurait pas osé s'asseoir à la table, sauf si, l’excuse, Paul y était déjà.

C’était à peine respirable entre Pascal et Thomas. Ils évitaient de se s’adresser l’un à l’autre ou même de se regarder. Pascal a poussé le bouchon en me proposant d’aller au ciné mercredi soir. J’ai évidemment accepter. Thomas a un peu tiqué.

Paul a animé la conversation et je me suis jointe à lui. Puis, petit à petit, les choses sont redevenus normales. C’était sûrement pas oublié, mais au moins, ils ne le faisaient pas supporter aux autres.

En parlant du week-end, Thomas pensait aussi me le proposer. Pour Paul, il n’y avait aucun problème, il y avait assez de place pour tout le monde.

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Publié dans Diary, Journal

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