222/14 - Anniv. Pascal
Dimanche, 10 Août 2014 - 222/14 - Anniv. Pascal
Je sais bien que tout le monde avait déjà essayé de le joindre, sans succès. Je me devais de faire aussi ma petite tentative.
Caro voulait déjà partir en randonnée de recherche; chez Elodie, Maud, la pouffe de l’autre soir, celle chez qui Pascal m’avait plantée derrière la porte. Bref, le grand tour.Moi, je pensais qu’il était peut-être au chalet. Pascal ne répondait même pas à sa femme.
Miracle, il m’a envoyé un petit message, peut-être 1/2h après le mien. Il était à Verbier avec Michael.
Ha?! Comme il n’avait répondu à personne d’autre, j’ai pensé qu’il avait sans doute envi de me voir, donc, probablement que je monte à Verbier? Cela me semble logique, ou je me fais des idées sur ses intentions? J’ai tout de suite répondu pour lui demander si je pouvais l’appeler.
Ben, Pascal n’avait aucune idée de la surprise qui avait été projetée à son intention. Au contraire, quant il avait demandé à Paul d’aller prendre un verre avec lui, Paul a refusé en lui disant qu’il avait déjà autre chose. Pareil pour Thomas, qui passait soi-disant la soirée chez sa “copine”. Frustré, ils ont décidé, lui et Michael, de partir pour le week-end à Verbier.
C’était presque 22h30, et je lui ai dit que sa femme était là aussi. Ça l’a surpris. Pascal avait vu 2 appels de Jess, mais il a pensé que ce n’était rien d’urgent, sinon, elle lui aurait laissé un message texte. Ohhh, ça m’a fait plaisir qu’il m’ait répondu. C’était vraiment chou. Pascal s’est rendu compte en riant pourquoi Paul l’avait laissé tombé. Vu l’effort de tout le monde, il allait se dépêcher de rentrer.
Michael avait invités des copines, comme ils ne pouvaient pas les planter pour rentrer sur Genève, ils venaient avec!
23h20, Pascal et Michael ont fait leur entrée. Je m’étais habillée en fille ce soir! Ça m’a fait chaud au coeur de le voir. Qu’est-ce qu’il est chou! Trop, trop mignon! Arhh, il m’a souri. Le temps qu’il embrasse sa femme, salue ses copains et copines, j’avais trouvé le courage de l’approcher. Cela lui a plu, il m’a souri encore. Iiiiih, coeur flappy, les oreilles en feu, bref, je planais. Le débardeur blanc qu'il portait épousait les lignes de son corps. Hum, ça me donnait envie de lui sauter dessus.
Ciel, je suis une midinette, j’étais toute retournée rien qu’avec une bise et parce qu’il avait passé son bras autour de ma taille. A l’oreille, il m’a chuchoté que j’étais très jolie ce soir. Et voilà que j’avais l’impression d’avoir la tête qui enfle!
Pascal était très entouré, très occupé, alors je suis restée un peu à l’écart. Il s’en est rendu compte et me faisait signe d’approcher, alors je me suis forcée à le faire. J’avais déjà eu mon moment de courage, alors, c’était un gros effort cette fois. Sa femme l’a très vite monopolisé. Me suis sentie seule et un peu abandonnée. Du coup, je mourrais d’envie de partir. Mais, j’étais obligée d’attendre minuit pour son anniversaire.
Je me suis arrangée pour être près de lui à l’approche de minuit. Je me suis arrangée pour être la première à lui souhaiter un bon anniversaire. J’en ai profité pour lui dire que j’avais laissé son cadeau au milieu de la table du salon. Ce n’était que chez Thomas que j’ai vu que Jess était là. Elle avait peut-être fait disparaître mon cadeau!
Etant donné que Jess était rentrée, elle s’était sans doute installée chez lui. Donc, je savais que je pouvais marqué une croix pour passer la nuit chez lui. Et dire qu’il voulait que j’emménage chez lui! Ce soir, j’aurai dormi où alors? Dans ma voiture? Faudra que je lui en fasse la remarque. Cette situation ne nous permet pas de vivre ensemble. Et je n’en avais pas envie.
Pascal finirai par se lasser de moi. Je risquerais de m’investir à fond dans notre couple. Le bonheur me rend bête. J’aurai perdu mes repères, perdu mon identité, ce qui est déjà le cas avec lui. Je perdrais l’habitude de me méfier, de rester sur mes gardes, et ça fera mal si ça tourne court. J’ai trop souvent fait confiance, et je me suis ramassée.
Une fois qu’il a fini d’ouvrir ses cadeaux, et soufflé ses bougies, il était temps pour moi de m’éclipser en douce.
Caro m’a proposé de dormir chez elle, mais elle resterait là, tant que Pascal y serait. Ensuite, comme je la connais, elle passerait la nuit à l’épier. Ça, je ne voulais pas. Pas question de passer la nuit dans les buissons à le dévorer des yeux, alors qu’il est avec sa femme. C’est le genre de truc qui te flingue le moral, qui fait flipper, alors je ne vois pas à quoi ça servirait.
J’ai passé un dimanche tranquille, chez moi. C’est clair que j’étais anxieuse, me faisant des tas de films, l’imaginant heureux de retrouver sa femme, et même plus. Je me donnais beaucoup de peine pour ne pas penser à lui, pour faire taire mon imagination. C’était difficile.
En fin de journée, Pascal m’a envoyé un petit coucou, disant qu’il aurait aimé me voir, mais… y avait Jess quoi! Ça, il n’avait pas besoin de me le rappeler, je ne le savais que trop.
Je me demande seulement si Jess va encore s’incruster en Suisse, chez lui, ou si elle aura la décence de repartir assez rapidement!