223 - Arrivée de Caro/Mode d'Emploi
Mercredi..... 11 août 2010
Ces vacances étaient comme une petite Lune de Miel, on passait tout notre temps ensemble, on parlait beaucoup, se promenait au bord de la mer, flemmardait au bord de la piscine, on passait des moments merveilleux. On en avait jamais assez des bisous-câlins et quant on ne sortait pas se baladait, on était presque tout le temps au dodo.
Ce qui m’étonnait c’est qu’on ait encore des choses à se dire, à se raconter après tout ce temps. Mais bon, il faut dire que d’habitude, on ne parlait pas beaucoup, c’était pas notre style. Tandis que là en vacances, on se rattrapait.
Plus je passe du temps avec Pascal, plus je l’aime. J’aime ses manières, sa discrétion, sa manière de respecter mon intimité, une certaine pudeur que je trouvais extra charmant, j’aime tout chez lui. Et ce qui me fait craquer hyper grave est sa tendresse. Je suis éperdument et follement amoureuse de Pascal...
Sous prétexte que leurs piscine était en plein nettoyage, les 2 miss d’à côté sont venus se baigner dans notre piscine sans nous en demander l’autorisation. Incroyable! Je croyais que ça n'arrivait que dans les films des trucs pareils!!! J’avais l'impression d'assister à un mauvais remake d’un James Bond. Je n’étais pas une lève tôt, mais je pense que le bruit m’a sorti de mon état de légume. Pascal, en rentrant de son jogging les a trouvées dans notre piscine.
Le jour de notre arrivée, elles nous avaient fait des signes en guise de bienvenue et avaient déjà essayé de nouer le contact, mais on n’avait pas trop envi de socialiser. C’était nos voisins immédiats, une bande de jeunes, des suisses aussi, qui avaient loués la villa d’à côtés. En début de soirée, les 2 filles de l’après-midi et un des mecs sont passés nous inviter à nous joindre à eux pour dîner et sortir. Je dormais encore et Pascal leur avait dit que, peut-être une autre fois, qu’on était pas encore d'attaque.
J'entendais des bruits de voix provenant de la terrasse, mais j’étais trop fatiguée pour me lever. Aussi, je me sentais moins coupable de rester au lit si Pascal avait de la compagnie. J’avais peur qu’il finisse par s’ennuyer avec moi.
Elle le soumettait à un véritable interrogatoire. Pauvre chou!
Pascal est entré chercher à boire et a voulu que je sorte aussi sur la terrasse. Hum, je venais de me lever, et il me faut quelques heures jusqu'à ce que le café réveille mon cerveau, et je ne suis pas très bavarde au saut du lit. Je n’étais pas sûre de vouloir faire copains-copains avec les voisins.
Pascal subissait un chassé-croisé de questions; combien de temps on restait, si on était en Lune de Miel, depuis combien de temps on était ensemble, si ça marchait bien, s’il sortait beaucoup, etc. Une des filles lui a dit qu’elle le trouvait mignon et que c’était bien dommage qu’il avait déjà une copine, mais que ça ne l’a dérangeait pas plus que ça. Elles ont proposé de rencontrer le reste de leur troupe, mais Pascal a répondu qu’il verrait avec moi. Petit à petit, presque toute la bande s’est pointé chez nous, ce qui rendait ma sortie encore plus difficile, alors je me suis installée dedans, avec un bouquin.
Une des filles a été directe avec Pascal, en annonçant la couleur, je me suis approchée de la fenêtre pour voir sa tête. Ciel, c’est pas tous les jours facile d’être avec un mec un peu trop mignon, c’est même souvent déstabilisant. Pascal lui a répondu qu’il n’avait pas l’intention, même pour plaisanter, de faire des infidélité à sa copine.
Hum, j’ai failli m’étouffer quant je l’ai su, et je me suis dit que j’aurai peut-être dû l’avertir plus tôt de l’arrivée de Caro.
- Ah mais non... Mais pourquoi? On est pas bien tous les 2? Tu t’ennuie avec moi? Je te stress? Je te colle trop? Je comprends pas?
J’ai dû lui déballer que j’avais pensé lui faire plaisir, que Caro, c’était un peu son cadeau d’anniversaire. Du coup, il n’a rien osé dire. Pascal ne pouvait tout de même pas me dire que mon cadeau d’anniversaire était nul à chier! Glups, il allait avoir l’air malin avec 2 femmes après ce qu’il avait répondu à la voisine!!!
Je savais que Pascal avait trouver mon petit “journal”, le petit journal-mode d'emploi que j'avais préparé exprès pour lui, où je parlais de la manière que je voyais les choses et comment j'espérais que ça se passe entre nous 3. Le cheveux que j’avais coincé au milieu des pages avait disparu. Il s’en ait rappelé je pense, donc il savait aussi que je ne voulais pas en parler ouvertement.
Caro n’avait pas réussi à avoir un vol hier soir, donc elle arrivait ce soir. Pascal était d’accord qu’on aille la chercher. Je ne sais pas si c’était pour me faire plaisir ou quoi, mais il m’a dit que, finalement, ça lui faisait vraiment plaisir de voir Caro. Je me suis sentie drôlement soulagée.
On avait passé la journée à se larver, profiter de coller l’un à l’autre, à faire de petites escales dans la chambre quant ça devenait trop chaud au bord ou dans la piscine. Ciel, j’en avais jamais assez de lui.
Je commençais à douter de ma brillante idée de faire venir Caro. A vrai dire, je commençais à ressentir de l'anxiété; est-ce que sa venue allait tout gâcher? Je n’étais plus très sûr de moi!
Pascal m'a aidé à préparer le dîner entre-coupée de petites pauses ;)) On a fait une grosse salade avec les énormes tomates qu'on a trouvé au marché et on a mangé sur la terrasse face à la mer. Je portais une de ses chemises et pas grand chose en dessous, lui était toujours à torse nu. On était pieds nus et le sol de la terrasse était chaude.
Mince, mais pourquoi j’avais dit à Caro de venir moi???!!! Pour une fois que je l’avait pour moi toute seule!
Depuis leur terrasse, un des mec d’à côté nous a crié de nous joindre à eux. Rhhhh, impossible d’y couper encore. Zut. On a été juste prendre un verre. On s’est excusé parce qu’on devait aller chercher quelqu'un à l'aéroport. Je suis restée muette comme une carpe. Michel, Dominique, Lisa et... Je ne me souviens pas des noms, pourtant, j’avais fait bien attention pour m’en rappeler. Lisa, c’est celle qui avait fait du rentre dedans à Pascal, ça, j’ai noté. Ils étaient tous célibataire, mais Lisa avait l’air de se taper les 3 mecs de la bande.
23h, Caroline était là, toute souriante, irradiant de bonheur. Trop tard pour reculer, autant prendre les choses du bon côté. Elle s’est jetée au cou de Pascal et ils se sont fait un bisou sur la bouche, ensuite elle m’a sauté au cou aussi. En tous cas, j’avais fait une heureuse. Non, 2 heureux...
On avait un peu discuter à propos du “problème Caroline” comme Pascal appelait ça; il pensait qu’il était temps de mettre les distances avec elle, qu’il fallait qu’elle fasse sa vie loin de nous. Il pensait qu’un trio ne pouvait pas durer indéfiniment, et qu’à un moment ou un autre, il fallait y mettre un terme, et que c’était le moment.
Je me suis renseignée pour savoir si c’était parce qu’il ne l’aimait plus? Ce n’était pas ça. C’était seulement parce qu’il était persuadé que ça ne pouvait pas durer, mais il tenait toujours beaucoup à elle. Donc, sa présence ne pouvait que lui faire plaisir. En allant à l’aéroport, il m’a dit que finalement, ça lui faisait plaisir de la voir. En fin de compte, Caroline était un bon cadeau d’anniversaire.
Une fois Caroline installée dans la chambre voisine de la notre, on a pris un verre ensemble sur la terrasse. Caro a allumé les bougies, avec la lumière tamisée de la terrasse ça donnait un air de fête. Elle lui avait apporté un cadeau d’anniversaire, que Pascal a eu de la peine à accepter. Un t-shirt super cool “Big Heart, Big Love”, que j’allais sûrement lui emprunter assez souvent, hum.
On a passé une chouette soirée de détente à bavarder, rempli de joies, de plaisanteries, de rires. On a pas vu le temps passer. C’était très sympa. Au moment d’aller nous coucher, Pascal nous a laissé seules, sous prétexte d’aller prendre un douche. Il voulait me laisser le soin de lui dire de dormir dans sa propre chambre et de ne pas venir dans la notre, en tous cas pour ce soir. Gênant, mais je l’ai fait.
Caro l’a bien pris, elle était déjà contente d’être là, alors elle n’a pas trop insisté. Elle a dû comprendre que ça venait de Pascal.
Suprenant, mais Caro n’était pas fatiguée du tout et à proposer qu’on sorte. Elle avait envie de visiter un peu et de voir comment c’était Alghero by night. Je n’étais pas contre. Même s’il aurait préféré rester à la maison, Pascal a dû se rallier à la majorité.
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------ Caro & Journal - 11.août.10.mer - (223) ------