224 - Notre Trio marche bien
Jeudi..... 12 août 2010
On avait passé les jours précédent l’arrivée de Caroline presque tout le temps collé comme de grosses limaces. Dire que j’avais pensé que je n’aurai pas grand chose à noter dans mon journal, à part; ça baigne, c’est génial, on passe beaucoup de temps ensemble, c’est super. Par contre, une chose est sûr, ça passe trop vite!
J'aime être avec Pascal, il est vraiment facile à vivre. J'aurai pensé, qu'étant sportif, il aurait besoin de bouger tout le temps, mais je me trompais; Pascal était calme et tranquille. Quant il n'était pas sur moi, il jouait à la guitare, lisait dans le hamac, courait au bord de l'eau, se baignait. Un après-midi, il m'a fabriqué un cerf-volant. Waaaouh. Je l'ai regardé le faire émerveillée, collée à ses basques comme une enfant qui suit son aîné, pourtant, je suis plus âgée que lui. Ça lui a pris des heures parce que je n'arrivais pas à le laisser tranquille, j'avais tout le temps envie de lui sauter dessus.
Je crois qu'on a passé plus de temps entre les draps que sur les chaises longues, plus de temps à l'horizontale que debout sur nos pieds. Le paysage était vraiment magnifique, que demander de plus. Mon homme adorait tout comme moi les siestes. Je n'arrivais pas à me concentrer quant j’avais un petit moment pour boutiquer sur mon ordi, mes yeux étaient invariablement attiré par la splendeur de la vue devant mes yeux.
Mardi matin, le jour de son anniversaire, alors qu'il était debout à regarder la mer, j'avais cru remarqué un air morose sur son doux visage, et je me suis rappelée qu'il avait voulu me parler avant les vacances. Les choses se sont si vite enchaîné qu’on n’avait pas eu le temps de se parler. D’ailleurs, ce n'était pas vraiment l'endroit, ni le moment pour le lui rappeler. Quant je suis allée vers lui, son air préoccupé avait disparu remplacé par un sourire à faire fondre les glaces du Pôle Nord.
Le dîner chez les voisins avait été sympa, sans plus. J'ai essayé de rester le plus possible dans mon coin, enfermée entre les bras de Pascal. Je n'avais pas beaucoup parlé, répondant que quant on me parlait, évitant de sourire tout en restant polie. On formait le duo parfait, lui sympa et sociable, moi renfermée et peu causante. D'ailleurs, dès qu'on les a quitté, j'ai aussitôt oublié leurs noms et visages.
Afff, j'adore de chez j'adore être avec lui. J'avais l'impression d'être en Lune de Miel. Pascal était tendre, tout le temps tendre, et super câlins. Du coup, je l'étais aussi, je tombais même dans le bêbête total. Je passais mon temps à me coller à lui, à lui roucouler sans cesse que je l’aimais, que je l’aimais à la folie. Hum, ça ne me ressemblait pas trop!
Dans une espèce d'harmonie, de tendre langueur, on a fait pas mal de balades, passer des heures à bavarder, fait les magasins, en ville sur des terrasses illuminés de milles petites lampiottes. C'était le bonheur parfait, alors pourquoi avoir fait venir Caroline???
Je le regrettais un peu, mais en même temps, je me dis qu’il aura un parfait adorable souvenir des 2 jours qu’on a passé ensemble seul. Ca ne pouvait que lui donner envie de recommencer. Je me suis rendue compte que je n’avais eu aucune peine à être 24h sur 24h avec lui et que j’aimais ça.
Thomas avait essayé de m’appeler à plusieurs reprises, je n’ai pas répondu. Je savais qu’il me poserait des questions. Dans ses messages, j’ai senti qu’il se doutait que j’étais avec Pascal. Personne ne savait où il était, et Thomas trouvait assez suspect que j’aie disparu en même temps. Forcément.
Je sais que Pascal a aperçu de loin mon journal sur internet, quant il a essayé d’approcher, j’ai fermé mon ordi. Il allait falloir que je fasse attention qu’il ne touche pas mon ordi, ce serait facile pour lui de trouver la trace de mon journal. Même s’il ne pouvait pas accéder à l’admin, il pourrait aller le lire et là, je n’aurai plus qu’à m’enterrer sous le 1er tas de sable du coin.
Nos voisins ont tentés plusieurs approches, pour finir on a dû plier. Je n'avais pas vraiment envie de faire copain-copain, mais on tombait souvent sur eux, que ce soit le soir en se baladant en ville, ou quant on se promenait sur la plage. C'était une bande de jeunes qui avaient loué la maison d'à côté et ils nous ont invités à manger avec eux plus d’une fois. Ils étaient une dizaine; 3 mecs et 6 filles et ils étaient Suisse aussi. Bon, à la limite, Pascal aurait des copains avec qui faire du sport, ou avec qui parler?
Rire... Pascal n'avait pas envi de faire connaissance non plus.
Hier soir, après l’arrivée de Caro, on est sorti, et on est bien sûr tombé sur les voisins. On s’est baladé en ville, mais c’était tard, donc il ne se passait plus grand chose, sauf quelques touristes perdu dans les rues à la recherche d’un bar ou d’une boîte. Nous aussi, on s’est faufilé dans un bar pour prendre un verre avant de se décider à aller danser en boîte.
Je crois qu’on réussissait petit à petit à trouver une sorte de... façon de fonctionner, et ça marchait bien. Elle était comme une bonne copine avec qui on sortait, toutefois, il était évident qu’elle était un peu plus que ça à cause de la tendresse qu’elle lui témoignait, ou ne serait-ce que sa main qui le caressait un peu trop fréquemment.
En boîte, on s’était installé au bar. De temps en temps, Pascal et Caro se faisait un petit bisou sur la bouche, mais rien de plus. Pourtant, Caro se collait à lui, lui passait un bras autour de la taille assez souvent, lui faisait de petits bisous par-ci, par-là, mais rien de trop. En public, je n’avais jamais été très expansive, mais ces derniers jours je m’étais beaucoup décoincée, alors je lui faisais aussi des tonnes de bisous. J’avais la chance, contrairement à Caro, de pouvoir l’embrasser ouvertement ou de me coller carrément sur ses genoux, mais je faisais attention de ne pas embarrasser Caro tout de même.
Nos voisins sont arrivés après nous, ils avaient pris une table et nous ont demandés de nous joindre à eux, on pouvait difficilement refuser.
Je crois que je devais faire pote-pote avec les filles d’à côté si je voulais être occupée ailleurs pour laisser Pascal et Caro un peu seul de temps en temps, alors je me suis mise au boulot. Je trouvais Brigitte assez sympa et on s’est tout de suite bien entendu. Alors on a commencé à parler de nos voyages et tout.
Caro a alors demandé à Pascal de danser avec elle. J’ai essayé de ne pas trop les regarder, mais pour le peu que j’ai vu, il était clair qu’ils étaient un peu plus que de simples amis, ça se voyait à la manière que Pascal et Caro se serraient l’un contre l’autre ou à leurs regards. Pourtant, ils ne sont pas embrassés à proprement parler, juste 1 ou 2 petits bisous sur les lèvres. Caro l'embrassait où elle pouvait, cachait sa tête contre son torse, par moments, ça me donnait quelques sueurs froides.
Après avoir dansé, Pascal est venu se coller à moi, Caro s’est assise à côté sur un des tabourets.
Toujours hyper câlin comme à son habitude, Pascal me faisait des tas de petits bisous, dans le cou, sur mon épaule dénudé. Bien sûr que je sentais le poids des regards interrogateurs, se demandant si je voyais ce qui se passait entre Caro et Pascal, mais personne n’a osé me poser de questions. Ça me donnait envie de rire, et j’ai décidé de les laisser dans le doute.
Lisa a essayé de s'immiscer dans notre petit cercle... Sans succès.
Je trouvais dommage de confiner Caro à sa chambre, surtout le 1er soir alors que d'entente tacite, il avait carte blanche puisqu’elle était son cadeau. Caro le savait aussi. L’air de rien, Caro et moi nous nous entendons très bien, on a pas eu besoin plus que d’1 petit regard pour se comprendre, alors toutes les 2, on s’est relayé pour le faire boire un peu, question de le décoincer. Quant ils dansaient, Caro avait essayé de l’attirer ailleurs, mais Pascal n’avait pas voulu.
On a décidé que c’était le moment de rentrer quant on a senti que Pascal était chaud. Les voisins ont insisté pour qu’on fasse une "after" chez eux, mais on avait d’autres projets. Ce ne serait pas une si mauvaise idée, je pouvais ainsi rester chez eux pendant que Pascal et Caro... heum... allaient se changer... ;) Peut-être la prochaine fois...
A les voir, je crois que Caroline avait dû lui manquer, et vice versa... Je me suis sentie légèrement de trop à un moment, alors j’ai préféré les laisser et me tourner pour dormir. Je ne leur en voulais absolument pas. Petit pincement quant même, je crois que j’étais jalouse. Jalouse de ne pas être capable de ressentir ce qu'ils ressentaient à ce moment là, j'aurai voulu pouvoir partager ce qu'ils ressentaient.
Comme souvent, j’ai été la dernière à me lever. Caro et Pascal ont été faire du jogging presqu’au saut du lit et ont pris une douche ensemble. La 1ère fois que j’avais voulu me lever, je les ai vu se balader sur la plage, bras dessus, dessous, alors je me suis recouchée encore un peu. J’avais envie de les laisser ensemble.
Pascal avait beaucoup manqué à Caro ces derniers temps, il avait été distant avec elle, et même si parfois il était passé chez elle, il était resté sur la réserve. Je le savais par Caro qui m’avait un peu raconté ces dernières semaines. Elle s’était doutée que Pascal avait tenté de mettre de la distance entre eux et elle en avait beaucoup souffert. Paniquée, elle ne savait pas comment rattraper les choses, ni quoi faire et elle savait qu’elle avait dû être un peu trop larmoyante, ce qui avait dû agacer un peu Pascal, et ça n’avait fait que l'éloigner davantage.
Mon empathie me causait quelques problèmes; je ressentais le besoin de Caro de passer du temps avec Pascal, je sentais que lui aussi était partagé entre son envie de bien faire et aussi d’être avec elle, ce qui me donnait envie de tout faire pour eux, en même temps, je m’oubliais dans l’histoire. Quant j’essayais d’être un peu plus égoïste, je me sentais coupable et méchante. Je n’arrivais pas à stopper ma tête qui me faisait ressentir leurs peines, leurs envies et je me perdais avec toutes ces émotions qui me submergeaient littéralement. C'est ma nature, je n'y peux rien, j'ai essayé de changer, mais rien n'y fait!
On a été déjeuner en ville tous les 3 et faire quelques courses. C’était agréable, et j’étais contente que Caro soit là. Ses yeux pétillaient de bonheur, j’espère que les miennes aussi? Puis on est rentré se larver. Pendant que Pascal faisait une sieste, on a été se balader toutes les 2 sur la plage. Ça nous a permis de parler, partager nos émotions et de se rapprocher encore un peu plus. On se comprenait.
Les voisins allaient devenir un vrai problème si on ne réussissait pas à sortir de la maison sans se faire vampiriser. Ce serait le comble de devoir se cacher ou sortir de la maison en catimini!!
On a passé une journée tranquille de détente, même si les voisins nous scouataient par moment. Pendant que je discutais avec Brigitte et un de ses copains au bord de la piscine, Caro s’est éclipsée à l’intérieur. On avait pris l’habitude de mettre de la musique de fond, mais on entendait les bruits provenant de la chambre. Normal, la fenêtre donnait sur la terrasse. Ça m’a fait rougir. Pascal m’avait déjà fait ma fête en rentrant de sa promenade sur la plage avec Caroline, maintenant c’était au tour de Caro ;)
Le soir, malgré l’insistance de nos voisins, on a pas voulu sortir... On a fait la fête à la maison, tous les 3 ;)
C'était agréable de retrouver la chaleur de nos 3 corps emmellés. Quant il s'agit du sexe, les hommes sont si facilement à bloc ;) On avait pris une douche toutes les 2, sous prétexte de se mettre à l'aise pour s'installer sur la terrasse et prendre un dernier verre avant d'aller se coucher. De toute manière, on avait pas d'horaires, on pouvait traîner des heures, alors on ne s'en privait pas.
Innocemment, alors que Pascal se changeait, on a commencé à se badigeonner de crème tout en batifolant un peu. Sans avoir besoin de le regarder, on savait qu'il avait suspendu son geste et nous regardait. Exprès, nos lèvres s'effleuraient, nos gestes étaient calculés, nos positions aussi. Tout en douceur, on se passait de la crème, remontant lentement et doucement le long de la jambe de l'une et l'autre, effleurant la poitrine de l'autre, se faisant de petits bisous par-ci, par-là, sur l'épaule, au coin de la bouche...
Ça n'a pas manqué, Pascal ne pouvait pas nous résister!
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