223 -- Jess, la Fiancée, ma Rivale
Jess, La Fiancée, Ma Rivale
(10 août 08 - Dimanche)
Ben voilà... Ça devait arriver un jour ou l’autre... Jess était arrivée!
Je le savais, mais j’avais voulu l’ignorer. Faire semblant, que ça n’allait jamais arriver. Ouais, je coulais, et c’était de ma faute! J’avais moi-même attaché une grosse pierre à mon cou et j’avais sauté à l’eau. Bien fait pour ma gueule!
Torturée par ce qui se passait dans la chambre d’à côté... celle de Pascal! Presque pas fermé l'oeil. ARHHH. Horreur, malheur... y a pas une chanson qui.. bref! Le coeur dans les tongues, pas faim, de mauvais poil, envie de voir personne, les yeux éclatés... Bref, la top forme. Je me suis pas reconnue dans la glace. Parfois, faudrait éliminer ça des chambre tiens! J’avais les yeux tout bouffi, 1h d’eau froide et chaude n’ont servit à rien. Après une nuit de folie, à me torturer la tête, j’avais décidé d’arrêter les lamentations!
J’avais bien failli aller me faire consoler par Thomas, mais bon, c’est un peu trop mec ça! Et je n’avais pas envie de me retrouver les 4 fers en l’air! J’avais juste envie d’être dans des bras amis, retrouver la position foetal, se laisser bercer et dodo. Il me fallait Brian, mais Brian n’était pas là.
Pascal était bien sûr déjà en bas. Pas de Jess à l’horizon? Baah, elle devait encore dormir. Coup de crosse à l’estomac, en croisant le regard de Paul, qui bien évidemment, savait pourquoi j’avais une tête à faire peur.
Mon estomac et ma bouche était en grève. Pas faim. J’ai encore servi le réchauffé de mon rhume des foins et éternué avec application pour étayer mon histoire. Le pire, c’est qu'au fils des heures quant ça dégonfle... ça n’est pas régulier!!! Carrément mortifiant! Evidemment, avec mon nez qui virait au rouge, je ne pouvais pas gagner le concours du sex-appeal aujourd’hui!
La queue entre les jambes, j’ai subi le déjeuné. Heureusement, Thomas rentrait dans les 1ers et m’a proposé de redescendre avec lui. Mais en attendant, je devais défilé avec cette tête là. J’évitais autant que possible la compagnie. Dans mon coin, Je faisais semblant de lire.
Pascal est venu s’asseoir près de moi, GRRR, je n’avais pas envie de le voir. PFFFF, il me demande si ça allait? Quelle question idiote! Si ça allait? Ouais, c’est la fête! Ça baigne, ça se voit pas, non? Je le voyais se pencher en avant, grrrrr. J’ai continué à fixer mon livre. Il m’a pris le livre des mains, et il a hoché la tête; “La mécanique hein!”. AGRHHH, j’avais pris le 1er livre qui m’ait tombé sous la main pour me donner une contenance. Contenance, qu’il venait de jeter au chiottes. POISSE. Il a posé mon bouquin, m’a attrapé par la main pour me tirer dehors.
Pascal... Ahhh Pascal... Il fait des fois, des trucs absolument énervants, et malgré ça, j’arrive encore à trouver ça chou. Je dois être tarée! Pourquoi est-ce qu’il fait des trucs pareils, ça me fait fondre, et fondre... béh, j’avais déjà la tête d’Elephant Man, ça pouvait pas être pire!!! Mais je l’ai suivi sans résistance. En sortant, il a lancé, comme quoi “on allait acheter des croissants”.
Dans la voiture, on pouvait entendre les mouches voler sur le dos. ARFFF. Pascal m’a tendu ses lunettes de soleil qui traînaient dans la voiture, sans un mot. Je crois que même down, je l’adorais quand même, pourtant, je voulais le détester. Il a effectivement acheté des croissants, du pain, etc. Je suis restée dans la voiture. Pascal m’a ensuite proposé d’aller acheter ce qu’il faut pour mon “supposé” rhume du foin et des gouttes pour les yeux. On s’est arrêté au retour. Pascal a jeté 2 des pipettes, question de donner le change au retour au chalet. Malin, j’y aurais pas pensé.
Au retour, on s’est arrêté et Pascal m’a fait descendre de la voiture. Je n’avais pas desserré les dents depuis le chalet. Il a enlevé les lunettes, GRRRR, je ne voulais pas qu’il me regarde, mais il m’a quand même forcée à lever la tête. Il ne manquait plus qu’il me sorte un truc du genre; “T’as vu ta tête” et suis finie. Mais il a juste dit; “Bravo” avant de me serrer tendrement dans ses bras. Pascal savait bien pourquoi j’avais les yeux bouffis. Étonnamment, il semblait peiné. BAHHH peut-être mon imagination!
En rentrant, Pascal a posé tout ça sur la table, y compris les affaires de la boulangerie. Paul a eu un petit sourire en coin, mais Thomas a marché. Tout attentionné s’occupait de moi comme si je m’étais pété une jambe. C’était chou et je l’ai laissé faire. Je me sentais bébé. Pascal s’est effacé. La plupart de ceux qui doutaient de mon état semblait avoir gobé mon histoire finalement, sauf Paul et bien sûr Pascal. Mais mon honneur était sauf.
Une Jess rayonnante est descendue prendre son petit déjeuner quant tout était prêt. Elle est venue s'assoir à côté de moi et semblait concernée par l'état de mes yeux... iiiiiaïe. Elle a posé ses mains sur les miennes en me disant que ça avait l'air mieux. Pascal nous a jeté un coup d'oeil grimaçant, Paul avec qui il discutait était carrément amusé. Moi non!
Mes yeux dégonflaient et ça piquait, alors je ne me suis pas gênée pour me frotter les yeux. Ça jouait parfaitement avec mon histoire. Tout le monde me conseillait d’arrêter sinon, ça allait empirer, mais ça piquait trop.
Après le déjeuner, Thomas voulait prendre la route. j’étais soulagée, je voulais rentrer chez moi. Il m’avait semblé que ce week-end avait duré une éternité. Thomas voulait m’inviter à manger, mais j’étais épuisée.
Je rêvais seulement de rentrer m’enfermer dans mon dôme.