226 - Pascal & Caro plus proche que jamais
Samedi..... 14 août 2010
On traînait sur la terrasse à bavarder et dès que Caro a eu la mauvaise idée d’aller chercher à boire, je me suis cassée dans les bras à Pascal. La place était prise et je n’avais plus à languir dans mon coin. Caro a eu envie d’un bain de minuit, Pascal et moi sommes restés sur la terrasse à discuter.
Pascal avait toute une panoplie de questions; il a voulu savoir comment je vivais cette situation avec Caro avant de se rappeler que c’était moi qui l’avait fait venir. Il voulait tout de même savoir ce que je ressentais vraiment, s’il y avait quelque chose qui me dérangeait, comment je voyais les choses après les vacances...
Bêtement (oui, vraiment bêtement), je lui ai dis que j’étais contente que Caro soit là avec nous, que j’aimais bien les vacances en équipe, c'était génial de s’entendre si bien tous les 3, qu’on formait une bonne équipe, un bon trio quoi, et tout le tralala. Dès fois, je suis vraiment à la masse. J’aurai dû penser à lui demander ce qu’il ressentait lui aussi... mouais...
Puis Pascal a eu envi de se baigner aussi, je ne voulais pas, alors je suis restée sur la terrasse pour lire et fumer à les regarder s’amuser. Non mais, lire à passer 4h du matin, faut vraiment être dingue!
Petit à petit les choses dans la piscine ont commencés à pointer dans une tout autre direction. Ciel, j’aurai peut-être dû aller me baigner avec lui? Je sais pas pourquoi, mais j’ai éprouvé une violente jalousie de les voir si... proche, les voir s’embrasser, se caresser, se chercher.
Quelques longues minutes plus tard, Caro est sortie de l’eau pour aller lui chercher un linge. En passant, elle m’a fait un bisou alors que je faisais semblant d’être plongée dans mon bouquin. J’étais tétanisée. J’aurai dû lever mes fesses et aller le rejoindre dans la piscine, mais mes jambes étaient comme paralysés et j’avais la boule à l’estomac. Mon cerveau n’arrivait pas à fonctionner. Je crois qu’il devinait ce qui était en train de se tramer. Pascal était resté dans l’eau. Je pense qu’il ne voulait pas que je vois son "état". Caro est repassée en courant avec le linge. Je n’avais toujours pas bougé de ma chaise.
Avec toute l’énergie tremblante qui me restait, j’ai réussi cependant à aller jusqu'à notre chambre. Je crois que mon esprit savait qu’il allait se passer quelque chose que j’aurai du mal à supporter, je crois que j’avais ressenti les signes.
Caro avait posé le linge au bord et s’était penchée pour embrasser Pascal et il l’a tirée dans l’eau avec un petit sourire coquin.
God, ce que j’étais jalouse! J’ai deviné qu’ils allaient finalement rester dans la piscine. Ils ont parlés un moment en jetant un œil en direction de la maison. Flûte, j’aurai dû rester dehors. Pourquoi est-ce que j’étais rentrée? J’avais pensé qu’ils allaient rentrer et je me suis trompée. Comme j’étais à l’intérieur, Pascal a préféré rester dehors. Ils ont recommencés à s’embrasser, Caro avait passé ses jambes autour de Pascal, ça devenait de plus en plus chaud. Les mains de Caro se sont agrippés sur les bords de la piscine. C’était glissant, alors Caroline s’est agrippée à Pascal. Les mouvements de l’eau et de leurs corps ne trompaient pas, ils faisaient l’amour. Dire qu’on ne l’avait pas fait nous, c’était avec elle qu’il inaugurait la piscine.
1h plus tard, après être restés un moment serré l’un contre l’autre, ils s’embrassaient et se faisaient des câlins. Pascal lui caressait doucement le visage de petits bisous, tandis que ses mains se promenaient lentement le long de son dos. Clairement, Pascal était nettement plus tendre avec elle, qu’il ne l’avait jamais été, d'après ce que j'avais vu jusqu'à maintenant. Ils sont finalement sortis de l’eau pour remonter vers la maison. J’ai sauté au lit pour faire semblant de dormir, j’avais trop les boules pour avoir envi de lui parler ou quoi que ce soit d’autre.
Ce n’était pas très malin, ce n’était non plus pas la chose à faire, mais quant on débloque, on débloque!
Ils se sont dit bonne nuit sur le pas de la chambre et Caroline a filé à sa chambre sur la pointe des pieds pour ne pas me réveiller. Pascal est venu se coller à moi, j’ai eu comme un haut le cœur, je n’ai pas réussi à trouver le courage de me tourner vers lui.
Pascal me faisait de petits bisous dans le cou, sur les épaules, la nuque, le dos. Il essayait de me réveiller. Ses mains chaudes caressantes se baladait sur mon corps, j’avais envie de me tourner pour me réfugier contre lui, mais en même temps, niet. J’ai donc continué à faire semblant de dormir. Et ça, c’était vraiment stupide!
Après toutes ses tentatives, Pascal a fini par se résigner et s’est discrètement éclipsé pour aller rejoindre Caro dans sa chambre.
Voilà, j’avais tout fait de travers. Pourquoi je n’avais pas eu l’idée de la piscine avant? Pourquoi, je n’avais pas eu l’idée, même après coup quant Caro est rentrée chercher un linge pour Pascal, d’aller le rejoindre dans la piscine avant que ce ne soit trop tard? Pourquoi avoir fait semblant de dormir comme une planche en bois? Ou pourquoi n’avoir pas été les rejoindre quant j’ai vu les choses déraper? Rhhhha... Pourquoi être restée comme une saucisse coincée?
La porte était entre-ouverte et leurs murmures et les bruits de leurs ébats me parvenaient de la chambre voisine. Là aussi je pouvais aller les rejoindre, mais, paralysée, je suis restée dans mon lit.
Mouais, ça faisait partie des choses que j’avais noté dans mon “journal-mode d’emploi”, mais je dois avouer qu’il y a une grosse marge entre la théorie et la pratique!!! On ne réalise pas qu’il y ait des sentiments derrière les mots. Je me demandais si Pascal dormirait avec elle ou s’il allait revenir vers moi? Et même s’il le revenait, est-ce que ça me suffirait?
Je n'arriverai sûrement pas à fermer l’œil de la nuit...
Je n’étais pas jalouse parce qu’il s’occupait plus d’elle que moi, ou parce qu’il était avec elle, mais de n’avoir pas été celle avec qui il avait inauguré la piscine, aussi parce que j’avais l’impression que ça avait eu l’air d’un moment privilégié, spécial, et j’étais jalouse de n’avoir pas été celle qui avait réussi à faire ça.
Pascal n’est revenu que 2h plus tard, 5 min après que les bruits de soupirs et autres ont cessés. Enfin. J’avais le cœur lourd, mais je me sentais mieux emprisonnée dans ses bras, même si 5 min plus tard, Caro se rappliquait parce qu’elle voulait dormir près de lui.
En chuchotant, parce qu’ils pensaient que je dormais, Pascal lui disait qu’ils étaient pourtant d’accord, qu’elle resterait dans sa chambre cette nuit, mais il l’a laissée venir se coucher dans notre lit. Heureusement qu’il ne s’est pas retourné vers elle. Comme il était collé à moi, j’ai senti sa main prendre et caresser celle de Caro et leurs doigts s'emmêler.
Je n’ai effectivement pas fermé l’œil de la nuit...
Le matin, pour une fois, je me suis levée tôt et pendant que Pascal faisait son jogging, je me baladais sur la plage, la tête dans le vague. Caroline dormait encore. J’aimais beaucoup ces promenades en solitaire, sans être vraiment solitaire. Comme les femmes ne sont en sécurité nulle part, j’aimais savoir qu’il y avait quelqu’un tout prêt, c’était rassurant.
Je ne pouvais pas faire la tête pour hier soir, je n’avais aucune raison. Pascal n’avait rien fait que je ne l’avais pas autorisé à faire. C’était juste difficile à supporter sur le moment. J’avais eu l’impression d’être délaissée, d’être la 3ème roue du char, d’être l’autre. Mais, à la lueur du jour, c’était passé. Je ne leur en voulais pas, ni à l’un, ni à l’autre. Tout allait bien. Même, je l’enviais et j’étais contente qu’ils aient partagé un moment aussi palpitant. Va comprendre!
Je crois que ce que j’apprécie particulièrement, c’est, qu’après une soirée comme ça, dans les bras d’une autre, même s’il n’en parlait pas, Pascal était beaucoup plus attentif et câlins, comme s’il essayait de se racheter et j’aimais bien ça. Ce qui fait que je ne lui en voulais jamais, bien au contraire, ça me donnait envie d’en faire encore plus.
J’ai vu Lisa descendre sur la plage à la rencontre de Pascal. Je me demande si elle passait sa matinée tapie derrière la fenêtre à guetter son passage? Quant Pascal est revenu vers moi, il m’a dit que ceux d’à côté nous proposait de sortir avec eux en boîte le soir et voulait savoir si ça me tentait ou pas? Pascal n’était pas chaud, moi indécise, Caroline pour, donc on sortirait sans doute.
Il commençait à pleuvoir, mais on a continué notre balade tous les 2 sur la plage. J’aimais la pluie moi.
Par contre, quant Pascal a été un peu trop entreprenant après dans la piscine, je suis sortie de l’eau. Je ne voulais pas passer après une autre. C’est inconscient, mais imparable. Dès que j’ai tourné les talons à mon homme, Caro a voulu aller se jeter sur lui. Je pense que Pascal a dû remarquer mon léger froncement de sourcils et il est immédiatement sorti de l’eau.
Malgré tout, on a passé une douce journée rempli de tendresses à se faire des tonnes de bisous et de câlins, d’amour, de farniente et de siestes aussi, collé tous les 3 comme des huîtres. Après le coup de la piscine, j’ai évité de trop m’éloigner.
Le soir, après avoir mangé sur notre propre terrasse, on s’est préparé pour aller prendre le café chez les voisins et sortir.
Pendant la soirée en boîte, Caroline est restée un peu en retrait. Ce n’est pas pour autant que Pascal l’a ignorée, de temps à autre, il se penchait vers elle et lui faisait tendrement un bisou sur la bouche. Lisa a réussi à approcher Caro, et une fois que Caro avait avalé 1 ou 2 verres, elles ont complotés toutes les 2 une bonne partie de la soirée. Je n’avais pas envie de me rapprocher de Lisa, alors j’ai gardé les distances, puis j’avais un Pascal tout amoureux pour moi toute seule.
On a aussi dansé toutes les 2 avec Pascal. Ciel, ce qu’il bouge bien, à croire qu’il a du sang africain qui coule dans ses veines. Pascal a discuté et rigolé avec les 3 mecs du groupe, ils avaient l’air de bien s’entendre. De toute façon, les mecs s’entendent assez facilement, ce qui n’est pas le cas des filles. Pascal me tenait par la main pour empêcher de m’éloigner. Puis on a dansé les 2 et à peine le slow terminé, Pascal a eu envi de rentrer, mais rien que les 2. Ça m’a fait ultra plaisir.
Pascal a été chuchoté quelque chose à l'oreille de Caro, puis il m’a embarquée et on est parti. Je voulais lui demandé si ça ne gênait pas Caro, mais je me suis abstenu. Inutile de parler d’une autre quant j’avais l'occasion d’être seule avec lui, non!
Caro est rentrée 1h plus tard, quant on était à la cuisine en train de se préparer un petit truc à grignoter. Je me suis demandée si la lumière à la cuisine, qui donnait du côté des voisins, n’était pas un code pour Caroline; elle pouvait rentrer et j’avais raison. Ça m’a un peu titillé l’esprit qu’ils aient de petits codes comme ça et nous pas. Ça me donnait l'impression qu’ils étaient plus proche que lui et moi.
Les voisins sont venus illico nous harceler pour aller finir la soirée chez eux. On avait pas vraiment sommeil, alors on a accepté. On s’est bien amusé. On a joué à des jeux débiles, comme le jeu de la vérité et autres. 2 des voisins ont finis à poils dans la piscine, complètement bourrés. On est rentré vers les 9h du matin assez bourré nous aussi, mais on avait passé une chouette soirée.
Merde... Ça avait passé trop vite, c’était déjà dimanche et notre dernier jour sur l’île... Snif.
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------ Pascal et Caro plus proche que jamais - 14.août.10.sam - (226) ------