227 - Triste, fini les vacances en Sardaigne!
Dimanche..... 15 août 2010
Je ne sais pas pourquoi, mais je pense que j’avais envie de faire la tête sans raison!!! Peut-être parce que j’étais un peu triste que les vacances soient finies? L’angoisse de rentrer? Baf, je ne savais pas, mais j’avais envie qu’on me laisse dans mon coin. En même temps, je m’en voulais un peu, parce qu’au contraire, j’aurai dû profiter de ces derniers instants à fond, au lieu de me morfondre.
J’ai prétendu que je voulais aller en ville pour aller me chercher des bouquins. Pascal n’en avait pas très envi. J’en ai déduis qu’il préférait rester avec Caro. Il ne m’en fallait pas plus pour faire la tronche, mais, je ne voulais pas qu’il s’en aperçoit, surtout qu’il a préféré retourner à la piscine. Mais... je n’avais pas l’intention d’aller en ville toute seule, ça me faisait chier, mince. En même temps, je voulais me montrer indépendante et tout, mais, je n’irai pas toute seule en ville, quelle idée!!!
Ni 1, ni 2, je me suis cachée dans les combles au-dessus des chambres.
J’avais remarqué la trappe avec les escaliers encastrés au plafond de notre chambre. En fait, c’est là que les propriétaires enfermaient leurs affaires quant ils louaient la maison. La clé était cachée parmi les autres clés de la maison. J’ai laissé un mot à Pascal et Caro pour leur dire que je faisais un saut en ville. Ensuite, je me suis installée confortablement en haut. Il y avait 2 lucarnes, une qui donnait à l’entrée, l'autre côté piscine, face à la mer. Il fallait faire attention parce qu’à travers les plaintes, on pouvait voir dans les pièces en-dessous et on pourrait m’entendre si je ne faisais pas gaffe.
J’avais prévu de dormir comme une grande, pour récupérer de ma nuit sans sommeil. Mais, je ne pouvais pas m’empêcher d’observer Pascal et Caro à la piscine. Ils avaient collés leurs chaises longues et étaient tendrement enlacés. L'empêche que c'est assez difficile à encaisser de voir son mec tendrement enlacer une autre nana. De le voir si bien, si à l'aise, si... Pascal jouait avec ses cheveux et ils bavardaient comme s'ils étaient seuls au monde. Il se foutait pas mal de ce que je pouvais faire? Snif.
Ne me voyant pas, Pascal est revenu dedans et a trouvé mon mot. Hihihi, ça l’a drôlement surpris et quelque peu déstabilisé.
- -Tu crois qu’elle est fâchée contre nous?
- -Jane? Non, du tout. Ça va pas, c’est pas son genre. Pourtant... C’est plutôt étrange qu’elle soit partie comme ça...
Hum! Il présumait de mes forces!!! Mais il avait aussi raison; je n’avais pas de raisons d’être fâchée contre eux. Pascal a regardé dehors et était surpris de voir que je n’avais pas pris la voiture. Pascal relisait encore mon mot, retournait la feuille comme s'il pouvait y avoir un message caché au dos. Caro est venue par derrière lui passer les bras autour et il a eu un geste de tendresse automatique, en passant sa main par dessus la sienne, lui caressant les doigts.
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-Je n’arrive pas à croire à la chance que j’ai d’être ici avec toi, hhhh, je suis tellement contente. Je t’aime, je t’aime, je t’aime...
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-Ce n’est pas de la chance ou sinon ta chance s’appelle Jane.
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-Oui t’as raison. Dis moi que tu m’aimes? Tu... Est-ce que tu m’aimes Pascal?
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-Oui, tu le sais bien.
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-Alors dis le.
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-Qu’est-ce qui t’arrive?
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-Tu vois, tu tourne autour, tu le fais exprès hein, pour m’embêter? Je t’aime tu sais.
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-Moi aussi.
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-Non pas de moi aussi, je veux l’entendre. Je suis un peu jalouse, à Jane tu le dis sans arrêt, et moi j’ai droit le plus souvent au: moi aussi. J’ai vu comme tu la regarde quant elle ne le sait pas. Tu la regarde tout le temps, tu la suit du regard et je vois le petit sourire qui traîne sur ton visage. Je suis jalouse. D’ailleurs, elle aussi passe son temps à te regarder discrètement.
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-Ha bon?
- -Qu’est-ce que vous avez à vous cacher comme ça? Est-ce que tu me regarde aussi comme ça quant je ne le sais pas? Dis le moi, dis moi que tu m’aime?
Pascal l’avait embarquée dans la chambre et gentiment poussée sur le lit en lui passant la main sur la bouche pour qu’elle se taise. Il souriait. Dieu qu'il est beau! Il semblait aimer la taquiner. Je me suis retournée pour regarder le plafond, je connaissais la suite du programme. Je croyais qu’il n’y avait que moi qu’il taquinait comme ça. Ciel, je n’allais pas pouvoir dormir s’ils passaient tout leur temps dans la maison, j’étais bien trop curieuse.
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-Dis le moi...
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-Je t’aime Caroline.
- -Tu m’aimes comment?
C’était juste une discussion de couple, rien de space. J’avais l’impression d’être une intruse, mais d’un autre côté, je pouvais voir comment ils étaient quant ils ne sont que les 2. Pascal lui a dit qu’il aimait qu’elle soit si constante, si présente, si adorablement elle. Ça m’a un peu rendue jalouse. Il lui parlait tendrement et caressait son visage. J’aurai voulu pouvoir voir le visage de Pascal, j’aurai ensuite pu analyser chacune de ses expressions. Caro lui faisait des trucs qu’elle ne faisait pas quant j’étais présente. Lui aussi... Normal, il y a des choses que je ne lui ferais jamais devant quelqu'un.
L'empêche, j'apprenais... J'apprenais ses petits trucs, j'apprendrais à faire mieux qu'elle!
Ciel, de la manière qu’il lui faisait l’amour, j’avais vraiment l’impression qu’il l’aimait, qu’il était fou d’elle. Il était nettement plus câlin et tendre que je ne l’avais imaginé! Ça m’a un peu rappelé la 1ère fois qu’ils avaient... Afff, petite crise de jalousie.
Pascal l’embrassait continuellement. Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais imaginé que ce n’était qu’avec moi qu’il faisait l’amour encore et encore. J’avais l’illusion que les 3 minutes entre 2, ce n’était qu’avec moi, hum, je me trompais lourdement. Je me suis consolée en me disant que c’était métaphysique.
Collée contre lui, Caro lui demandait ce qu’ils allaient devenir après les vacances, est-ce qu’ils continueraient à se voir? S’ils pourraient filer en douce un week-end que les 2? Pleins de questions auxquels Pascal répondait gentiment. Il lui a promis qu’ils se verront, qu’il ne la laisserait pas tomber, mais il n’a pas répondu pour le week-end! Si une fois, Pascal disparaissait un week-end, je saurais pourquoi!!! Glups, alors il ne la laisserait pas tomber? Ils continueront à se voir? Est-ce que ça me convenait?
Caro s’est endormie et Pascal en quittant la chambre lui a fait un bisou sur les fesses. On ne fait pas ça si on aime pas la personne? Donc, clairement il l’aimait. Il l’a recouverte et il est sorti avec sa guitare pour jouer près de la piscine.
J’étais tendue. Je ne pouvais pas dormir. Ils avaient passé plus de 2h dans la chambre, si je m’endormai, je risque de ne pas pouvoir redescendre et je ne pouvais pas rester là haut indéfiniment. Purée, elle allait dormir combien de temps? Tout doucement, je me suis approchée de la lucarne donnant vers la piscine, Pascal grattait sa guitare le regard perdu au dessus des vagues. Je me demande à quoi il rêvait?
J'aimais ses épaules musclées et larges. J'aimais la manière que ses cheveux flottaient autour de sa tête. J'aimais son menton carré, ses sourcils souvent froncés, sa bouche pulpeuse et ses lèvres douces. J'aimais ses longs doigts fins. J'aimais qu'ils ne soient pas poilu comme un yéti. Je déteste le torse, les bras et les jambes excessivement poilus chez certains mecs. Berrk.
Je n’ai pas pu fermer l’œil. Autant pour moi. 1/2h plus tard, Caro s’est levée, douchée et elle a quitté la chambre. J’en ai profité pour vite redescendre, après m’être assurée qu’ils étaient bien tous 2 à la piscine. Dehors quoi. J’avais aussi besoin d’une douche pour me réveiller.
C’était déjà la fin de l’après-midi, la journée avait passé si vite. La faute à s’être couché au matin!!! On n'avait plus grand chose de la journée, en plus, je n’avais pas pu dormir dans ma cachette. J’allais devoir tenir et j’étais un peu raide. Pascal est venu se coller dans la douche, une chose qu’il ne faisait pas d’habitude. Il savait que je n’aimais pas trop ça. Mais après ce que j’avais vu, je ne voulais pas me montrer chiante sinon, je perdrais vis-à-vis de Caro.
On batifolait et Caro a tenté de s'immiscer. Elle s'est approchée et a voulu me caresser et Pascal a arrêté sa main et lui a dit qu’il me voulait pour lui tout seul. Ça voulait dire qu’elle devait se tirer, mais elle est restée étendue à côté à nous regarder. Ça m’embarrassait un peu, et j’ai dû faire un effort pour oublier sa présence. Elle aurait pu s’en aller? Moi je les laissais souvent tous les 2? Crrrrp, effacer. Je ne voulais pas laisser mon cerveau gambader là. Quant Pascal s’est écroulé sur le dos, avec moi dans les bras, elle s’est incrustée de l’autre côté en posant sa tête sur son épaule. Crrrr. Y a pas eu de 2ème et 3ème round pour moi. Je lui en voulais un peu de n’avoir pas su nous fiche la paix. Caro était plus maligne que moi!
On est sorti manger ensemble. C’était amusant, on faisait vraiment ménage à 3. Quant on marchait, Pascal avait un bras autour de mes épaules et tenait la main à Caro. Je crois que j’aurai préféré lui tenir plutôt la main. On a flâné pour la dernière fois en ville. J’avais le bourdon et j'essayais d'enregistrer dans ma tête les impressions, les lumières, odeurs, couleurs, je ne voulais rien oublier.
On est tombé sur nos voisins et on a pris le café ensemble. Ils avaient envi de remettre ça, et je ne sais pas si Pascal et Caro étaient comme moi, mais j’avais plutôt envi qu’on rentre passer cette soirée que les 3. Afff, j’en avais aussi envie, ç'aurait été sympa et j’aurai sûrement moins le bourdon. J’étais indécise. Finalement, on a décidé de traîner avec eux.
Pendant la soirée, Pascal m’a juste rappelé qu’il leur avait dit qu’on resterait que les 3 pour le reste de notre séjour et nous voilà quand même tout le temps fourré ensemble. Pour le rassurer, je lui ai dit que j’avais la nostalgie, ça avait passé trop vite et que c’était peut-être plus sympa comme ça, sinon, je suis sûre que j’aurai déprimé que les vacances soient terminées. Que fêter ça, me faisait oublier que c’était la fin. Son grand sourire m’a rassurée.
Dire que c’était fini... L’empêche que j’étais triste...
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------ Triste, les vacances c’est fini - 15.août.10.dim - (227) ------