228/2012 - De petits RV platoniques...
Jeudi, 16 Août 2012 - (228/2012) - Petits RV platoniques!!
Brig m’a harcelée pour qu’on fasse un chat! Dol aussi a joué la carte du harcèlement, et elle aussi, c’était de suite! Non mais, elles exagèrent! Elles veulent toujours que je me calque sur leur petit programme, ben, va chier! Pour une fois, ce sera comme je veux! Merde à la fin!
Je suis passée chez la frangine le matin pour vite corriger sa lettre… Heu… Ma frangine et les enfants ont insisté pour que je reste manger! Riz au Curry? Ça se refuse pas! Bref, je ne suis rentrée qu’après 22h, et avec Dobby sous le bras. La petite futée voulait rester avec moi, elle était toute folle. Puis, David sortait ce soir avec son frère, donc la chienne aurait été toute seule. Je la lui ramène demain en début d’après-midi.
Tchoy rentrait presque au même moment, et il m’avait pris des trucs Brésilien à manger pour moi! C’est adorable, il ne savait pas que je mangeais chez ma frangine et il a pensé que je n’aurai pas penser manger. Il sait que quant je peints, je bois des litres de cafés, mais j’oublie de manger. Il a essayé d’appeler Dol pour la prendre au passage, mais cette tarte ne répondait pas. Il était installé dans le canapé quant elle a enfin eu l’idée d’appeler.
Rhhh, ce soir, Dol m’agaçait! Elle est arrivée avec un kilo de compliment; “Hahhh, tes cheveux sont super - Ohhh, comme tu as l’air en forme - etc”. Grrrh, c’est ça technique pour pas se faire engueuler. Je n’ai pas été très sympa parce que je l’ai engueulée d’avoir ignoré nos appels et d’appeler quant c’est trop tard. Je lui ai dis que c’était grâce à Tchoy qu’elle était là, parce que moi, je ne serais pas ressortie pour aller la chercher! Pfff, elle m’énervait.
Heureusement, vu mon humeur, ça ne lui a pas donnée envie de rester. Ils sont partis tôt, et je me suis précipitée pour me préparer et me tenir prête si Pascal appelle… On avait prévu de se voir un petit moment. Lui et se potes avaient prévu de se faire une petite partie de basket en début de soirée, puis d’aller manger ensemble. Pascal a dit qu’il rentrait après, il n’avait pas envi de traîner à boire des verres jusqu’à pas d’heure.
Et Jess ne serait pas avec lui… Donc… On pouvait se voir un petit moment… Cool. Au téléphone cet après-midi;
- Ou je peux passer vers toi? On pourrait aller faire un tour? Ou si tu me dis où vous êtes, ben je viens t’attendre?
- Non… Tu ne va pas passer des heures à poireauter dans ta voiture? Ça va me stresser! Je préfère passer après.
- Moi je préfère t’attendre… Autrement vers chez toi, comme ça on aura plus de temps?
- Afff, chez moi?
Pascal avait l’air d’hésiter. Pendant une petite seconde, j’ai cru qu’il n’avait pas trop envi de se bousculer pour me voir.
- Mais… Tu veux faire comment autrement? Tu préfères qu’on ne se voit pas?
- Bien sûr que non Babe!
Pascal rigolait, sa voix était devenue toute douce, veloutée même. Ça m’a fait sourire à l’autre bout du fils; c’est sûr, il avait envi de me voir, ouf.
- Dis Jane… Passer chez moi, heu, ça veut dire que… niet?
Oups, cette fois, c’est moi qui rigolait… jaune! Hum, donc Pascal espérait qu’il se passe un peu plus que de petits bisous bisous? Aoutch, qu’est-ce que je vais faire? Il commençait peut-être à en avoir marre de nos rendez-vous platoniques? Il allait falloir que je fasse des efforts pour mon petit coeur, je ne pouvais pas continuer comme ça.
L’empêche que ça faisait si longtemps que… j’avais un peu peur…
Pascal est arrivé peu avant minuit et on est parti faire un tour en voiture pour trouver un coin où s’arrêter. Je me suis collée dans ses bras. Il ne faisait que me serrer dans ses bras sans vraiment m’embrasser avec fougue comme il en avait l’habitude avant, alors j’ai pris l’initiative. Il m’a demandé 2 ou 3 fois si j’étais sûre, il ne voulait pas que je me force. Mince, je crois que je tremblais un peu, mais je croyais avoir su le cacher. Je ne voulais plus le faire attendre, c’était pas juste pour lui. Ni pour nous deux.

- Aïe, Jane arrête…
Pascal m’a en quelque sorte repoussée! Il a attrapé mes mains un peu trop baladeuses pour m’empêcher de progresser dans ma tentative. Ça m’a surprise, je me suis sentie gênée. Un milion de pensée plus ou moins désagréable ont traversé mon esprit, entre autre, comment ça se fait qu’il en avait pas envi? Est-ce qu’il n’avait plus envi de moi? Hahhh, si c’était ça, que je meure à l’instant!
Puis, il m’a embrassée, mais je m’étais raidie, je n’ai pas répondu à son baiser. Je ne comprenais pas bien, mais je n’avais pas envie de demander non plus. Il a pris mon visage entre ses mains en cherchant mon regard, mais je crois que je ne voulais pas lire la confirmation de mes craintes dans ses yeux. J’en mourrais certainement, foudroyée sur place.
- C'est pas que je n'en ai pas envi... Au contraire... Mais, tu n'imagine quand même pas qu’après avoir attendu si longtemps… que j’ai envi d’un coup vite fait sur la banquette arrière de la voiture?
Je crois que j’ai senti mon corps relâcher la pression, comme si je fondais ou que je tombais d’une masse; alors c’était ça? C’était ça?! God, et moi qui avait déjà commencé à me détruire mentalement et ce n’étais que ça? J’étais vraiment une défaitiste, atroce, tout de suite j’avais sauté à des conclusions destructrices, imaginant immédiatement le pire. Pourquoi est-ce que je ne suis pas plus… confiante? Ma tête me joue vraiment parfois des tours très très désagréables.
- J’ai envi que ça se passe bien, qu’on puisse passer la nuit ensemble, ou des heures sans être tirailler par le temps… Aouh, à voir ton expression, t’avais déjà commencer à me clouer aux piloris quoi!
J’ai enfin pu esquisser un pauvre sourire, oui, j’avais imaginer le pire. Je n’avais pas besoin de le lui confirmer, il avait deviné tout seul. Apparemment, je n’arrive pas à lui cacher ce que je pense. Mais, j’espère qu’il pourra aussi voir et deviner à quel point je l’adorais en ce moment même. Pascal avait raison, ç’aurait été lamentable de se contenter de 5 petites minutes à la va-vite! Je ne pouvais pas me retenir de l’embrasser encore et encore; oui, je l’aime à la folie lui.
Pascal semblait heureux de voir que j’allais mieux, que j’étais prête à faire le pas pour sortir de ma mélancolie. En même temps, il s’inquiétait de m’avoir stoppée, de peur que d’ici le week-end, les choses aient changés. Il s’est traité d’idiot ce qui m’a fait rire. Perso, je savais que je ne ferais pas marche arrière, il m’avait trop manqué, et je ne voulais pas lui imposer ma peine.
Comme Dieter me l’a si bien dit; “La vie continue…”