230/2012 - Comme si c'était la 1ère fois! (1/2)

Publié le par JaneDo


Samedi, 18 Août 2012  -  (230/2012)  - Comme si c’était la 1ère fois (1)

Comme Pascal ne venait pas, et d’après son message, il n’avait pas l’air de pouvoir. Plongée dans une marre de déprime, je devais bien le reconnaître, Pascal n’avait pas eu l’air chaud pour ce soir. Donc, je crois que c’était foutu, il n’allait pas venir. J’avais préparé tout ça pour rien! Ma tête a passé en revue le coup de fils qu’on avait eu avant qu’il quitte le boulot.

  • Ben dis moi… Dis moi à quoi tu penses, parce que moi, à ce bout, j’ai l’impression que tu en as pas envi, alors explique?
  • Ben c’est que je dois faire comme si on ne se voyait pas, et… ben, on va peut-être faire une virée en moto, et quant on en a parlé, ben, Jess était là et bien sûr qu’elle vient avec moi. Alors quant tu me demandes si on peut se voir, hiiiih, alors il faut que je m’arrange pour qu’on reste par ici, pour… faut que je trouve le moyen de pouvoir te voir sans que Jess le devine, et c’est difficile… Là tout de suite, je ne peux pas te dire quant, comment, ni quelle heure, et… j’aime pas trop l’idée que tu sois plantée à attendre mon appel, je me sens coupable. Après ça va me travailler, et ça va se voir!

Pascal est resté un moment sans rien dire, et moi, je ne voulais pas en rajouter et avoir l’air de faire pression.

  • Pfffouh, ça serait peut-être mieux que je mette encore une fois cartes sur table avec Jess et tant pis! Parce que ces temps, on n’a pas pu se voir souvent, enfin depuis… enfin je n’ai pas osé en reparler. Elle imagine qu’on ne se voit plus. Faut dire que, enfin bref, et je l’ai laissé le croire, mais… Ça joue pas des masses, hein?

Encore un silence… Glups, on pouvait entendre les mouches voler sur le dos!

  • Ecoute, je suis désolé, mais ce soir, on avait plus ou moins prévu une sortie entre mecs. Je n’en avais pas envi. J’suis crevé, je voulais rester à la maison. Mais, si tu veux qu’on se voit, ben, va falloir que je traîne avec eux… Puis, en rentrant, ben, je peux passer vers toi, mais je ne pourrais pas rester longtemps?
  • Encore? J’ai l’impression que je ne te vois plus! Tant pis,  je t’attendrais vers chez toi, moi j’ai envie de te voir.
  • Afff, c’est tellement compliqué, même carrément tordu!

Pascal a rigolé. On a cherché à deux une solution, et finalement j’ai réussi à lui faire accepter que c’était plus simple de l’attendre vers chez lui, comme ça, dès qu’il m’appelle pour me dire qu’il rentre, je serais déjà sur place. Puis, j’ai eu la brillante idée de demander l’aide de Michael pour me prêter son appart… Tout ça pour rien! Flûte!

J’avais déjà commencé à ranger quant Pascal m’a rappelée pour me dire qu’il était en route. Glups! Il était sans doute parti au milieu de la dispute. Cool pour moi, mais pas trop pour sa femme! Pascal se dirigeait chez moi, j’ai dû l’avertir que j’étais chez Michael. Ce que je n’avais pas mis dans le message, heureusement!

J’ai couru vérifier qu’il ne remarquerait pas que j’avais pleuré, me redonner un petit coup de peigne et renfiler le croustillant déshabillé que j’avais pris pour l’occasion. Ça allait, ça faisait un peu allumeuse sans être vulgaire! Ça pouvait très bien passer pour une robe pour sortir en boîte quant on sait pas que c’est une déshabillé.

Après, j’ai remis mes bougies un peu partout, prête à les allumer dès que je verrais la voiture de Pascal entrer dans le parking souterrain. Dès que j’ai aperçu sa voiture, j’avais le coeur au bord des lèvres. Le trac m’a assommée. Mais c’était pas pire que quant il s’est trouvé en face de moi. Il s’est présenté en haut des marches, avec son petit sourire en coin, un t-shirt blanc, sans manche, qui faisait ressortir son bronzage et ses bras musclés, sur un jean que j’avais envie de lui arracher.

Je l’attendais dans l’embrasure de la porte, je n’ai pas pu attendre qu’il sonne...

Pascal m’a enfermée au creux de ses bras, mes genoux se dérobaient sous moi. Ses baisers glissaient sur mon visage en feu, sur mes paupières, le long de ma gorge, jusqu’au creux de ma poitrine, j’ai fermé les yeux.

Il m’a soulevée comme un fétu de paille pour m’emporter jusqu’à la chambre. Là, lentement, on s’est laissé tomber sur le lit. Il a enlevé son t-shirt et ma bouche a effleuré son torse nu. A travers mes paupières, je voyais son petit sourire, ses yeux verts, aussi profonds que les fonds de l’océan étaient attentif à chacun de mes mouvements.

Les draps en soie étaient doux et frais, son corps, lui, était brûlant, à la fois lourd et léger, sans pour autant me couper la respiration. Si j’avais le souffle court, c’était à cause de lui, à cause de ses baisers, de ses caresses.

Son natel nous cassait les oreilles… Dans un souffle, il m’a mise sur pause pour tendre la main vers son satané téléphone. Une seconde, j’ai pensé qu’il allait répondre, mais non, il l’a juste éteint. En souriant, il a ajouté; “enfin tranquille”.

Ses baisers sont une façon de me montrer l’intensité de son désir. Sa manière de m’embrasser m’excite. Ce sont de petits effleurements du bout de lèvres, doux, lents et précis.

Il m’apprivoise, me teste, me taquine en souriant. Les yeux rivés sur moi, il surveille mes réactions et devine quant il peut aller plus loin. J’aime le laisser envahir mon corps, prendre possession de moi. Sa voix est douce, son approche toujours tendre et sensuelle. Il explore mes lèvres, me goûte, caresse ma bouche du bout des doigts, de ses lèvres.

S’il me sent trembler, d’une voix douce et caressante, il me demande si je préfère qu’il arrête. Oh non, je ne veux pas! Le ton de sa voix, les flammes dans son regard me donnent toujours envie de continuer. De toute façon, il n'avait demandé que pour la forme, il me connaît, il sait lire en moi. Il sait qu'à la façon que je me mords les lèvres, que pour rien au monde je ne voudrais qu'il arrête ce qu'il avait commencé.

J’effleurais du bout des lèvres son corps moite. Sa transpiration sent bon l’été. II me guide, me couvre, me protège, m’enveloppe, ses yeux me couvent. Plus rien n’a d’importance, je n’entends même plus la musique qui s’échappe tout près. L’instant est parfait, je me sens revivre, renaître. Je suis ivre d’amour, reconnaissante, mon corps est sans forme, ni contours, je me laisse mourir entre ses bras. Ce néant, quel plaisir!

Je le sens frémir, je perçois son souffle léger contre mon visage, ses cheveux me caressent le front, son souffle chatouille mon oreille, sa voix rauque tout à coup me fait monter la chaleur au visage : «Si tu savais comme tu m’a manqué… Babe, I love you». Il murmure. Perdue d’amour, je me raidis, tout mon sang afflue, ses mots caressantes, son corps exigeant me torturent de plaisir. Son souffle se précipite, je me sens au bord de l’évanouissement, le plaisir intense m’arrache un dernier cri, et on s’effondre l’un dans l’autre. Quelque part au milieu de tout ça, j'ai dû lui dire un truc comme; «Avec retard... Happy Birthday Babe».

Epuisés, le souffle court, on se serrait l’un contre l’autre malgré la chaleur dégagé par nos corps trempés. On est resté collé comme ça un moment, puis il s’est retiré pour s’écrouler sur le côté. Il a enfilé son bras derrière moi pour me tirer sur lui.

Ma tête au creux de son épaule, je continuais à lui faire des bisous. Je devais laisser la pression descendre. C’est toujours comme ça, après un trop plein de plaisir, après l'orgasme, j’ai mal à la tête. Pascal me caressait la joue, sa main jouait avec le lobe de mes oreilles. Il me faisait de petits bisous sur la tête, me demandait si ça allait. Oh oui, j’étais bien, mais je n’avais pas besoin de le dire, il le savait à ma façon de me serrer encore plus fort contre lui.

Pascal s’est levé pour aller nous chercher à boire. Je me suis mise sur un coude pour le regarder traverser la chambre, j’adorais regarder ses fesses musclés. Ça le faisait sourire et j’adore ses sourires. Quant il est revenu s’allonger près de moi, il a dit que, normalement, il devait rentrer, qu’il ne pouvait pas passer la nuit ici. Mais le ton de sa voix m’indiquait qu’il allait passer outre. Tant mieux, ça m’aurait fait trop de peine qu’il m’abandonne ce soir.

Après s’être amusé à boire ses lèvres l’un de l’autre, c’était de petits baisers pour jouer, mais aussi le prélude qui enflamme le désir de se perdre, de se consumer encore et encore dans les bras l’un de l’autre. Impossible de résister à l’appel de la chair. Pascal est insatiable.

Ces moments d’amour et d’abandon semblent éphémères, comme une illusion et on avait besoin d’y goûter encore.

Puis, catastrophe… C’était trop beau pour que ça dure!

Michael qui devait passer la nuit chez une copine était rentré! Une expression amusée sur la figure, il était amusé de nous avoir surpris en plein ébat.

Pourquoi on a pas eu l’idée de fermer la porte de notre chambre! Je ne l’avais pas entendu entré, c’est la lumière dans le salon qui a attiré mon attention, et Pascal a immédiatement remarqué le changement chez moi. Je me suis enfoncée sous les draps hyper embarrassée.

Après avoir enfilé son jean, à torse nu, Pascal a été vers Michael et la copine qui l’accompagnait. J’ai préféré rester au lit, bien cachée. A aucun moment Michael n’a détourné les yeux, on aurait dit que ça l’amusait vraiment beaucoup de nous mettre mal à l’aise. Il m’a fait un petit signe d’excuse avant que Pascal ne rabatte la porte. Elle est restée légèrement entre-ouverte.

Michael s’était disputé avec la copine chez qui il pensait passer la nuit. Il avait passé trop de temps à bavarder avec celle qu’il a ramené. L’autre s’était sentie délaissée, alors elle l’a planté là pour rentrer chez elle, et n’a plus répondu à ses appels.

Gros problèmes, l’arrivée d’une bande d’amis! Et Thomas faisait partie du groupe. J’ai tout de suite reconnu sa voix. Facile de deviner le regard qu’il a dû lancé à Pascal. Mais, ce n’était pas le pire, Jess n'allait pas tarder elle aussi, et avec une bande de  copines! Impossible de m'échapper.

Pour être fichu, notre soirée était bel et bien fichue!

C’était la poisse! Je ne pouvais pas sortir de la chambre même pour filer, et encore moins devant tout le monde! Personne n’était sensé savoir que j’étais là. Et cette fille, elle savait que Pascal n’était pas seul!  Et de quoi j’aurai l’air, ou lui, si après, il devait jouer le jeu avec sa femme? Quelqu’un, ou cette nana que je ne connais pas, risquait de parler de la fille dans la chambre et je serais découverte. La honte!

Il est revenu enfiler un t-shirt et m’a mise au courant de la situation. Perso, c’était la panique bord!

Pascal m’a dit de ne pas bouger, et il est retourné au salon pour demander à Thomas de transporter la fête chez lui. Il a certainement dû lui expliquer la situation. Ou Thomas a dû le deviner. J’ai entendu le branle-bas de combat, les appels à Jess et autres pour les informer du changement de programme. Et ils sont partis. Ouf, c’était chaud!

Michael et sa copine n’ont pas suivi, ils sont restés à l’appart. Soulagée, je me suis étendue en attendant que Pascal revienne. Mais, j’ai dû m’endormir. C’est sa joue contre la mienne et ses mains chaudes sur mes hanches qui m’ont tirés des bras de Morphée. Michael nous a proposé de regarder une série avec eux, mais on avait mieux à faire...


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