236.1 -- (samedi) - Enfin samedi...
Patricia voulait faire les magasins, et m’a demandé de l’accompagner. Je trouve ça rasant. Trop de monde, bousculade assurée. Bref, j’aime pas trop, mais il fallait que je m’occupe pour arrêter de penser à ce soir. Si j’avais su ce qui m’attendant... j’aurai évité!
Patricia a une telle frénésie pour les magasins. Je savais que ce serait la dernière fois de l’année que je l’accompagnerait. Elle m’a traînée de boutiques en boutiques, RHHHH. J'avais mal aux pieds et j’en avais ras la casquette. Je l’ai suppliée de faire une pause et qu’on aille boire quelque chose.
Pourquoi au nom du ciel, j’ai choisi là? ici, ce café surtout? GRRR, tout le monde va là, je le sais bien. Vraiment nulle, c’était vraiment pas très malin de ma part. L’habitude sans doute!. Mais bon, je ne sais pas où on aurait pu aller d’autre!
Jess était là avec 3 de ces copines, et elle nous a fait signe de les rejoindre. Difficile de refuser!
On était un petit groupe de filles et on plaisantait en ce moquant gentiment des gens autour où qui passaient dans la rue. On essayait de voir s’il y avait des beaux gosses dans le coin, mais... faut dire se qu’il en est... la plupart des mecs sont... MOCHES. Moches de chez moches. Si au moins, ils avaient du charme, ou au moins, une petite qualité qui pouvait rattraper le tout... mais même pas. En plus, la plupart du temps, plus ils sont moches à vomir plus ils se prétendent macho... lamentable.
Et bien sûr, les petits potins... Entre Paul et Alexia, les choses semblaient bien engagé, elle commençait à accrocher! Hum, on s’est mis à parier sur leurs chances, se demandant combien de temps ça allait durer ou si elle était intéressée parce qu’elle n’avait pas autre chose à faire??? Wowhhh, qu’est-ce qu’on est mauvaise langue. Paul manquait un peu de fantaisie à mon avis. Barbie le trouvait ok. Ah oui, petit réchauffement entre Barbie et moi.
Puis, on est passé aux confidences entre filles. J’ai éclaté de rire quant Barbie nous a raconté sa mésaventure avec un des mec de leur bande avec qui elle avait passé la nuit. Apparemment, il n’était pas terrible pour la bagatelles, prenant le bout de ses seins pour des boutons de radio! En plus, le pauvre, aucun idée de la femme, qui a des milliers de points sensibles. Quant on est nul, il suffit de se rappeler au moins de 5, pas trop dur? et voilà, mais non. Il avait dû regarder trop de porno et confondait les fabulations de ces films avec la réalité. Hihihi. Il n’a pas réussi à la faire décoller... hihihi. On était mort de rire et évidemment on voulait savoir qui, mais elle n’a pas voulu le nommer. Rrraffff, quelle dommage!!!
Parler de sexe, ça franchement, c’est drôle. La seule chose qui me dérangeait un peu, était la présence de Jess.
Jess a essayé de me faire parler de mon mystérieux inconnu. Moi, pour ma défense et pas seulement parce qu’il s’agissait de Pascal, je n’ai jamais aimé parlé de celui du moment. J’ai toujours eu l’impression que les filles adoraient parler de ça, parce que ça leur donnait l’impression d’exister. Elles se justifiaient en tant qu’individu parce qu’elle pouvait dire qu’elles avaient un copain. Ça me faisait penser à la cour d’école. J’ai toujours trouvé ça stupide. Forcément, si on était avec tel ou tel, c’est parce qu’il est chouette et pas parce que c’est le dernier des crétins???
Hummm... Hahhh mon 1er baiser;
C’était au Liberia en rentrant de l’école, à l’arrière de la voiture des Fragnières, avec mes soeurs autour, ciel..!! Je devais avoir 8ans, et c’est un garçon avec qui j’allais à l’école; Patrick Fragnières. Mon 1er amour. Il était chou comme un coeur et devait avoir peut-être 9 ou 10ans. Avec les Fragnières, mes parents et les leurs, avaient un arrangement. Comme on habitait tout près, qu’ils étaient aussi suisses, alors à tour de rôle, nos chauffeurs nous récupéraient et nous emmenait à l’école. Et Patrick était mon Robin, mon super héros. Si quelqu’un avait le malheur d’essayer de m’embêter, Patrick apparaissait tel Superman pour me défendre. Trop mimi.
Jess a changé de tactique, et a voulu savoir comment c’était avec Brian. Ça m’a fait toussé et rougir dans ma tête. Brian? Je ne voulais pas parler de Brian avec qui que ce soit. Pour essayer de couper court, j’ai dit qu’il était cool. Mais ce n’était pas sa question, je le savais bien. Jess a insisté, elle voulait savoir comment il était aux plumes!! Hum. Ça je ne me sentais pas le droit d’en parler. Alors Jess a commencé à dire que probablement c’était pas terrible si je voulais pas en parler. Je ne pouvais pas laisser croire ça de Brian, surtout que c’est pas un manche dans l’histoire. Les filles me pressaient comme un citron, alors j’ai dit qu’il était pas mal.
Puis Jess s’est lancée à nous raconter Pascal...