237 - Action / Réaction
Mercredi..... 25 août 2010
L'euphorie est passée, Pascal me manque à mort. Je n’ai toujours pas de nouvelles et je ne trouve pas ça normal. Ce n’était pas humain de me laisser aussi longtemps sans nouvelles, ça commençait à me rendre dingue. Je commençais à être tellement en manque, que n’importe quel petit bout de ficelle, aussi mince soit elle qui me donnait l’impression d’être près de lui était bon à prendre, donc, j’ai failli accepté l’invitation de Thomas de prendre un verre avec lui.
Le soir, je n’en pouvais plus, j’ai eu envie d’aller zoner autour de chez Pascal. Il me manquait trop, même si je ne l’appelais pas, au moins je pourrais le voir. C’était une très mauvaise initiative parce que, comme il n’était pas chez lui, j’ai été vérifier chez Caro et j’ai eu la mauvaise surprise d’y voir Pascal.
Alors il se parlait, passait même chez elle, tandis qu’à moi, niet, il ne donnait pas de nouvelles?
Dégoûtée, je voulais rentrer bouder chez moi, mais par esprit de revanche, j’ai décidé d’appeler Thomas et de passer la soirée avec lui. C’était juste pour mettre Pascal en colère. Il ne pouvait pas ignorer ma présence, ma voiture était parquée devant la maison, pour être précise, sur son passage. Même dans la lune, il se cassera la figure sur ma voiture.
Thomas m’a bien sûr demandé si ça me faisait plaisir de le voir lui, ou pour faire enrager Pascal? J’ai menti. Thomas n’était pas un con, je pense qu’il se doutait bien de mes raisons de vouloir passer chez lui et de ne pas avoir voulu aller prendre un café ailleurs.
Pour le faire enrager encore plus, je ne suis partie seulement qu’après 2h du matin. et paf! J’espère que Pascal avait passé le reste de sa soirée, derrière sa fenêtre, à se ronger les sangs et à épier mon départ. Bien fait.
Avec Thomas, on s’est regardé un DVD, au cas où Pascal aurait eu l’idée de passer chez Thomas, je m’étais carrée dans ses bras pour regarder le film. Mais, Pascal n’est pas passé. J’ai réussi à éviter les milliers de questions que Thomas avait envie de me poser et évité de parler de mes relations avec Pascal. J’ai réussi à étouffer sa curiosité, en lui disant que si je passais la soirée avec lui, ce n’était pas pour débattre à propos de Pascal.
A son retour de chez Caro, Pascal avait bien dû passer le reste de sa soirée scotché à sa fenêtre, parce que sur le chemin du retour pour rentrer chez moi, il m’a envoyé un message... hihihi... Donc, ça l’a fait réagir...; “J’ai l’impression que tu ne m'attendras pas!”. Il parlait de l’Allemagne. Je n'ai pas répondu, je ne voulais pas engager des réponses aller-retour par sms. Il ne lui restait plus qu’à m’appeler s’il voulait me parler! Hihihi, j’étais contente qu’il ait réagi, ça me montrait qu’il n’était pas si indifférent. J’aurai aimé encore plus le retrouver derrière ma porte, mais bon, faut pas trop demander au bon Dieu!
Tout de suite après, j'étais bombardée de remords; je n'aurai pas dû lui faire ça, c'était pas cool, le pauvre avait assez d'autres soucis probablement, etc, etc... Je suis vraiment nulle! Apparemment, il tenait plus à Caro qu'à moi puisqu'il passait son temps avec elle, et n'avait aucun remords à me laisser sans nouvelles!
Ciel, je n’arrive pas à penser à autre chose, ou même faire autre chose que penser à lui. J’étais consciente que toute ma petite vie ne tournait qu’autour de lui; ce qu’il faisait, où, quant, comment... Je ne pensais à rien d’autre. Toute ma vie était lamentablement en suspens, à ne penser, vivre, respirer et autres que dans l’attente de LUI.! C’était carrément dingue et surtout assez déstabilisant.
Est-ce que je n’oubliais pas de vivre moi? Comment est-ce que j’ai pu en arriver là? Pourquoi? Est-ce ça l’amour?
* * * * *
------ Action / Reaction - (237) - Mer.25.août.10 ------