239/2013 - Tête à tête avec Thomas
Mardi, 27 août 2013 - 239/2013 - Tête à tête avec Thomas
J’étais contente de voir que ça le rendait fou de ne pas avoir de réponses à ses appels ou messages. Du coup, il n’arrêtait pas avec les messages et les appels. Son insistance finissait par me ramollir. De le voir faire autant d’efforts avaient fini par calmer ma mauvaise humeur. Je ne lui en voulais plus autant. Je ne savais plus très bien pourquoi je ne lui répondais pas.
C’est vrai, qu’on ne s’était pas beaucoup vu, mais il avait peut-être d’autres choses à régler. Wah, rien que de penser à ça m’a rappelé aussi l’avoir entendu rigoler avec Elodie dans les escaliers de son immeuble. Pfff, inspiration, expiration. Grhhh, Pascal n’était pas si malheureux que ça. Mais, je n’étais plus très fâchée. Ce qui m’énerve, c’est qu’il attende que je sois furibonde pour se donner la peine de me montrer qu’il veut me voir!
Ben, il n’avait qu’à attendre son tour. Ce soir, je sortais avec Thomas.
Au téléphone, il m’a demandé ce que je foutais, on ne m’avait pas vu du week-end. J’ai barboté que j’avais eu pleins de trucs à faire, et je n’avais pas eu envie de bouger. Hum, pas totalement vrai, mais bon. Quant Thomas m’a dit qu’on sortait manger avec des copains, j’ai voulu savoir qui, et m’assurer que Pascal ne ferait pas partie de l’expédition. Thomas a voulu savoir si Pascal et moi étions en froid.
Thomas m’avait tenue compagnie chez Pascal, jusqu’à ce qu’il arrive jeudi soir. Thomas savait que Pascal voyait Elodie vendredi, et comme il ne m’avait pas revue depuis, il se demandait si nous nous étions disputés. Je lui ai dit que non, mais que je n’avais juste pas envie de le croiser. Thomas a tout de suite compris qu’il se passait quelque chose. Je savais qu’il allait vouloir en discuter. Mais moi non.
Adorable, Thomas a pensé que c’était peut-être préférable qu’on se voit en tête à tête. Il savait que je ne parlerai pas devant les autres.
Je n’imaginais pas qu’il en sache autant. Il savait que je ne m’étais pas opposée à ce que Pascal parte en week-end avec Caro. Il le trouvait gonflé d’avoir osé le faire, et moi stupide de ne pas avoir refusé. Thomas m’a dit que je jouais un jeu dangereux. C’était normal que Pascal soit un peu perdu et qu’il ne devait pas connaître les limites.
Je ne voulais pas qu’il pense que Pascal avait agit comme un con, non, c’était normal qu’il ait choisi de partir avec Caro. J’avais refusé de partir avec lui. Et ce n’était pas ça qui me dérangeait. Ce qui m’énervait, c’est qu’il n’ait pas eu l’air de vouloir me voir après. On ne s’était pas vu de tout le week-end, et après, de toute la semaine presque. C’était ça qui m’énervait pas le fait qu’il soit parti avec Caro.
Thomas a eu l’air de croire que je me foutais de sa gueule. Il ne me comprenait pas. Tout à coup, au milieu de la discussion, Thomas me dit que Pascal avait beaucoup de chance, et que ça pouvait en énerver plus d’un. Il m’a dit de faire attention, parce que les mecs sont les pires entre eux. Ça les rendait jaloux de savoir qu’un pote sortait une nana qui le laisse aussi libre.
Dans leur jalousie, ils ne vont pas se gêner pour lui présenter pleins de filles. Et le regarder plonger et détruire sa relation avec une fille aussi cool. Surtout si le mec est mignon, comme c’est le cas de Pascal. Pascal était plutôt un mec sympa, et gentil, pas un salaud. Ils ne peuvent pas supporter qu’il ait autant de chance. Et il m’a dit que les copains à Pascal lui présentait des filles. Et Thomas m'a avoué que ça lui arrivait aussi.
Les filles remarquaient Pascal, et quant elle lui demandait de le leur présenter, ben, il le faisait aussi. Il s'est excusé. J'ai rigolé. C'était humain, ça rend furieux de voir un mec avec autant de chance. Alors, c'était presque invévitable que ses copains fassent tout pour le tenter. Ils sont curieux de voir combien de temps sa nana va supporter. Voir si leur relation va tenir le coup ou foirer. Ils sont content de voir que ça foire dans la plupart des cas.
Thomas m’a proposé de passer prendre un café chez lui. J’ai refusé, je ne voulais pas croiser Pascal. Il cherchait à nous réconcilier. Je ne voulais rien précipiter. Jeudi soir, Thomas pensait inviter tout le monde à prendre un verre chez lui, il ne sortait pas après. Il se réservait pour vendredi soir. Paul organisait quelque chose. Il se pouvait qu’on passe la soirée au bord du Lac de Neuchâtel, sinon notre bonne vieille Léman. Il me tiendrait au courant.
Je ne savait pas si j’avais envie d’y aller… Je verrai bien si Pascal se décarcasse d’ici là!
En me raccompagnant à ma voiture, Thomas m’avait pris la main, comme il le faisait souvent, quant on était que les deux. Cette fois, c’était un peu différent pour moi, je pensais au message de “x” , le 25 août dernier, sur mon blog. Je constatais à quel point je me sentais bien avec lui malgré le fait que je sois raide dingue de Pascal.
On a encore discuté une minute, puis en se quittant, il m’a fait un bisou sur les lèvres, comme d’hab. Il le faisait aussi bien devant Pascal. C’était presque une façon habituelle de se dire bonjour ou au revoir. Sauf quant il était avec “sa” nana. J’ai failli laisser ma lâcheté prendre le dessus, et j’allais me retourner pour entrer dans ma voiture. Thomas tenait la portière.
Dans un moment de révolte intérieur, je me suis décidée à l’embrasser. Je me suis retournée, je l’ai tiré vers moi par son t-shirt et je l’ai embrasser. Pas un petit bisou de rien du tout. d’abord surprit et interdit, Thomas m’a tiré à lui, et on s’est franchement embrassé. C'était doux, tendre et avait un goût de cinnamon. Ce baiser me rappelait que j'avais toujours eu un petit faible pour Thomas, et me rappelait aussi des tonnes de doux souvenirs.
Thomas est resté planté sur place. J’imagine qu’il se posait pleins de questions, se demandant probablement ce qui m’avait pris. Ou, moins drôle, se demandant si je m’amusais à ses dépens. Peut-être pour rendre Pascal jaloux!! Je lui ai fait un signe de la main, et dans le rétro, je le voyais toujours planté à l’endroit où je l’avais laissé.
J’avais fait le premier pas… On verra bien... Mon coeur battait à tout rompre. Ce qui était terrible, c'est que j'avais aimé notre baiser.