242/11 - Toujours le silence radio
242/11 - Toujours le silence radio
Mardi, 30 août 2011
Afff, je n’avais aucune nouvelle de Pascal et j’étais super déprimée, il me manquait à mort. Dire que Pascal était rentré seul, sans sa femme, et il fallait qu’on se... dispute juste là, c’était vraiment nul. J’avais beau me creuser la tête pour essayer de trouver des explications pour tout ce qu’il pouvait avoir comme questions ou ce qui lui faisait mal, d’essayer de deviner ce qu’il pensait, je ne trouvais rien.
Je me rendais bien compte de quoi ça avait l’air de me voir sortir de la chambre à Thomas, à moitié à poil, les pieds nus, avec juste un slip et sa chemise. J’avais pensé prétendre que Thomas avait dormi sur le canapé, ça lui ferait moins de mal, mais je pense qu’il avait remarqué qu’il n’y avait pas de coussins ou de draps sur le canapé. Thomas n’était pas plus habillé non plus, afff, ça la foutait vraiment mal. J’avais l’art de me mettre dans des situations de “m”.
Je n’avais pas reparlé à Thomas non plus, ni répondu à ses messages. Il me disait que j’étais injuste avec lui, qu’il avait tenté de parler à Thomas à propos de ce soir là, mais Pascal ne voulait rien entendre.
Oui, je savais que j’étais injuste, je m’en voulais bien plus que je lui en voulais, en plus, je ne pensais pas vraiment ce que je lui avais reproché. J’essayais pourtant de ne pas trop penser à Pascal parce que ça me flinguait le moral, et c’est là que je sentais la grosse boule que j’avais au fond de la gorge.
Pour exorciser mon humeur, je me suis plongée à fond dans mon boulot et dans la peinture.
Lundi soir, j’ai été mangé chez ma sœur avec les enfants. Au moins, pendant ces heures là, je ne penserais pas à lui. Mais en rentrant, une fois seule dans la voiture, mes cauchemars sont revenus me hanter. C’est terrible, mais la nuit semblait peser sur mes épaules, c’était lourd, et je me sentais si seule, terriblement seule.
Je n’ai pas voulu aller voir du côté de chez Caroline, j’étais sûre que Pascal y serait et je ne voulais pas voir ça.
Mardi, j’ai beaucoup bossé. J’ai passé toute la soirée à peindre, et j’ai aussi parlé à Thomas. Je me suis excusée d’avoir été injuste, de ne pas l’avoir rappelé. Toujours adorable, il a essayé de me remonter le moral en me promettant que les choses s’arrangeraient, qu’il se débrouillerait pour parler à Pascal coûte que coûte. Mais j’ai pensé que c’était mieux qu’il n’insiste pas trop, ça aurait l’air trop forcé. Évidemment, j’espérais qu’il essayerait quand même et qu’il réussirait à se faire entendre.
Afff, je ne me sentais vraiment pas bien, qu’est-ce que j’aurai aimé être dans le coma pendant quelques jours!
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242/11 - Toujours le silence radio - Mardi, 30 août 2011