240/11 - Misunderstanding, false impression

Publié le par JaneDo

240/11 - Fausse impression... Trop mal...
Dimanche, 28 août 2011

Oui, avoir un autre corps chaud près de soi, sentir la chaleur nous traverser, entendre la respiration... Oui, ne pas se sentir seul au monde. C’était pour toutes ses raisons que je suis restée dormir chez Thomas, et aussi... Mais non, je ne pouvais pas, je ne pouvais pas faire ça à Pascal.

Il avait plut toute la nuit, il faisait aussi plus frais que les jours précédents, alors c’était encore plus agréable de se coller l’un contre l’autre à entendre le déluge à l’extérieur. C’était un temps pour les amoureux, et j’aurai bien aimée être dans les bras de Pascal, mais il n’était pas là. On peut dire qu’on a flirté, on s’est embrassé, mais je ne voulais pas aller plus loin.

C’était très difficile de ne pas craquer, mais j’avais déjà de la chance d’être avec lui, de passer la soirée avec Thomas, de la chance de penser que j’avais toujours Pascal dans ma vie, j’ai résisté.

J’ai résisté peut-être grâce à la petite pensée qui m’a fait me rappeler que, quant j’étais avec Thomas, je le trompais avec Pascal, quel respect aurait-il pour moi si je craquais si facilement et si je trompais Pascal aussi et avec lui en plus!

Épuisé à force de se chercher, on a fini par s’endormir, j’étais vraiment heureuse d’être là, de sentir ses bras protecteurs et amoureuses autour de moi, et j’étais trop contente de n’avoir pas laissé mes instincts et ma colère contre Pascal me faire flancher.

Je n’avais pas entendu sonner, ni entendu de bruits de voix, rien, je me suis seulement réveillée en ressentant l’absence de Thomas dans le lit. Alors je me suis levée. J’ai enfilé un de ses t-shirt qui traînait par là, et pieds nus, je suis sortie de la chambre, après m’être assurée que je n’étais pas coiffée comme un as de pique.

Glups... glups... glups! Pascal?

J’ai cru que mon cœur allait s’arrêter net, j’aurai au moins pu m’évanouir ou quelque chose du genre, mais, je n’étais pas la seule à être surprise à mort!

Assis face à face autour du comptoir de sa cuisine à l’américaine, Thomas et Pascal déjeunaient. Le geste de Pascal est resté suspendu, les yeux ronds, incrédule, il me dévisageait de la tête aux pieds. Puis il a rougi et son regard s’est assombri, il a jeté un oeil en direction de Thomas, lui a jeté; qu’il ne savait pas qu’il dérangeait..., et il s’est barré avant que j’ai eu le temps de recouvrer mes esprits. J’étais tellement surprise de le voir là, je ne comprenais pas comment...

Je n’avais pas réalisé que j’étais à moitié à poil, que je sortais de la chambre de Thomas, ni imaginé qu’il pouvait tirer de fausses conclusions en me voyant là. Quant la porte s’est refermée derrière lui, j’ai regardé Thomas surprise, étonnée et je me suis juste demandée pourquoi il était parti comme ça? J’ai même pas remarqué que Thomas semblait mal. J’ai voulu lui courir après et Thomas m’a dit que je devrais peut-être me mettre quelque chose sur le dos.

C’est seulement là que j’ai réalisé de quoi j’avais l’air...

J’ai couru m’habiller et j’ai entendu la porte de chez Pascal claquer. J’ai couru à la fenêtre pour le voir traverser le jardin. Il partait en direction de chez Caroline. Afff, j’ai eu l’impression d’avoir un building qui me tombait sur la tête. Précipitamment, j’ai ouvert la fenêtre pour l’appeler, il a continué, puis soulagée, je l’ai vu s’arrêter et j’ai lui ai crié que je descendais.

J’ai filé sans même faire attention à la présence de Thomas.

J’ai couru vers Pascal. Il avait poursuivi son chemin sans m’attendre, je l’ai rattrapé presque au bout du jardin. Waouh, à mesure que j’approchais, je pouvais presque sentir sa colère. Purée, c’était palpable. J’ai touché son bras pour l’arrêter et d’un geste brusque, il s’est arraché.

  • Ne me touche pas! Retourne où tu étais, et pendant qu’on y est, ne m’appelle pas.
  • Mais... Pascal, c’est pas ce que tu imagine, il ne s’est rien passé avec Thomas. J’ai seulement dormi là... Je me sent...
  • Ben voyons!

Et sans un regard, il a tourné les talons. Il ne m’écoutait pas, ce que je disais ne l’intéressait pas. Je suis restée debout là comme une conne pendant au moins 10mn. Je crois que j’espérais qu’il fasse demi-tour. A son regard, je n’osais pas le suivre chez Caroline pour essayer d’avoir une explication, j’aurai l’air ridicule. Peut-être que j’aurai dû, mais voilà, j’ai attendu le regard visé à l’angle où il avait disparu. Rien, il ne revenait pas.

Puis, j’ai senti la présence de Thomas et à peine senti qu’il essayait de me déplanter de là. Une seconde reconnaissante, avec l’envie de m’effondrer en pleurs contre son épaule accueillante, la seconde d’après, j’ai explosé.

  • Tu ne lui a pas dit qu’il ne s’était rien passé? Pourquoi tu ne lui as rien dit?
  • Quant? Et je ne m’attendais pas à ce que tu déboule de la chambre. Il était rentré et il était tout excité à l’idée de te faire la surprise... Je ne pouvais pas lui dire qu’il n’avait pas besoin d’aller si loin... Que tu étais dans ma chambre! Je savais de quoi ça aurait l’air.
  • Pourquoi tu n’es pas venu m’avertir? Tu l’as fait exprès. Je suis sûre que tu es de mèche avec ta sœur... Je te déteste.
  • Jane... Arrête! J’ai pensé le faire dès qu’il serait parti et tu crois quand même pas ce que tu dis?
  • Je te déteste, je suis sûre que tu as fait exprès. Je te déteste.

J’étais trop mal pour réfléchir, sinon j’aurai peut-être réalisé que c’était de la mienne, et que j’avais été injuste avec Thomas. Mais comme toujours, c’est beaucoup plus facile et ça fait du bien de reporter sa faute sur les autres.

J’ai foncé prendre mes affaires et toujours bouillante de rage, j’ai sauté dans ma voiture. Après quelques mètres, j’ai dû m’arrêter, je ne pouvais pas respirer. Seule, sans personne pour me regarder, je pouvais laisser ma peine éclater. Je n’avais plus personne non plus contre qui passer ma rage, alors je me suis effondrée. Ça serrait dans ma poitrine, je ne voulais pas imaginer qu’il puisse être moins mal que moi. Ça me faisait trop mal qu’il soit avec Caro, que ce soit elle qui passe ses 1ères heures de retour avec. En ce moment, c’était elle qui était dans ses bras et pas moi, et je ne pouvais pas le supporter.

Je ne savais pas quoi faire! Aller chez elle le récupérer? Il m’avait dit de ne pas le toucher d’un ton... Et aussi de ne pas l’appeler. Aïe, ça fait trop trop mal. Si j’y allais et qu’il me fiche à la porte, ce serait trop horrible, mais si je n’y vais pas, ce serait admettre ma culpabilité, non? Afff, non, je ne pouvais pas aller me retrouver avec la porte dans la gueule, et je ne pouvais pas supporter de ne pas y aller... Rhhaaah, ça fait trop souffrir.

Les larmes pleins les yeux, je me suis rendue compte que ça faisait bien 1h que j’étais arrêtée au bord de la route à pleurer aux regards que me lançaient les passants. Pfff, en plus je me tape le ridicule, heureusement que je n’habite pas là.

Complètement folle, j’ai essayé de joindre Pascal sur son natel, mais, et ça je l’ai entendu, il a coupé son natel, et ensuite, tous les appels passaient directement à la boîte vocale. Entendre sa voix à l’autre bout ne me faisait pas du bien, au contraire, ça me faisait encore plus mal.

En miettes, j’ai fini par arriver jusque chez moi. La douleur était insupportable, plus que les mots ne peuvent l’exprimer. J’avais mal partout, ma peau me faisait mal, tout comme ma tête qui cognait comme si on m’avait frappé avec une batte. Pleurer me faisait encore plus mal à la tête, j’étais impuissante, je ne savais pas quoi faire.

Si seulement il m’avait écoutée, si seulement j’avais pu l’arrêter... Là, il me plantait un couteau dans le cœur.

Quoi que je dise, quoi qu’il arrive après, ce serait trop tard, il était avec Caroline et pas moi, il n’y a rien qui pouvait effacer tout ça... ou peut-être si je dormais un peu... ou tout le dimanche... Au moins comme ça, je ne penserais plus, je ne regarderais pas les heures passer, interminables et douloureuses.

J’ai avalé quelques somnifères, je voulais dormir comme un boulet.

Avant ça, j’ai encore vite envoyé un message à Pascal pour lui dire que; Il ne s’était rien passé, j’avais seulement dormi chez Thomas. Que s’il avait pris la peine de demander à Thomas, il lui aurait dit la même chose. Que finalement, il avait profité de la situation comme excuse pour aller retrouver Caroline.

J’ai voulu lui dire que je le détestais, qu’il avait sauté aux conclusions sans preuves et qu’il me faisait du mal... Mais je ne l’ai pas fait. Ensuite, mon natel à la main, le fixant en essayant de le faire sonner avec ma seule volonté, j’ai attendu qu’il me rappelle. 5mn, 10mn, rien, et les larmes ont recommencés à couler sans fin. Ça fait trop mal, c’était l’enfer...

Puis j’ai sombré dans un sommeil salvateur... Vers les 2h du matin, je me suis réveillée... Pas de messages sur mon natel de Pascal, rien que des appels et des messages de Thomas. Ceux-là, je ne voulais pas, alors je les ai pas lu. Le cœur trop lourd et les larmes menaçants de me terrasser à nouveau, j’ai avalé encore quelques somnifères. Je préférais être dans le coma. Je sais que j’ai souhaité mourir pour ne plus jamais me sentir aussi mal, j’ai aussi pensé aller jusque chez Caro et frapper à la porte jusqu’à ce qu’il m’ouvre, mais j’étais trop engourdie et faible à cause des somnifères. Je ne tenais pas debout et ma tête était prête à exploser.

Et... ce qui s’est passé ou allait se passer chez Caro, c’était déjà passé... c’était trop tard... trop tard... Ça ne servait à plus rien, je ne pouvais plus rien empêcher... C’était trop trop tard... Il me faut dormir, il le fallait...

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240/11 - Fausse impression... Trop mal... - Dimanche, 28 août 2011

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