250/11 - J'ai marqué des points... je crois!
250/11 - J’ai marqué des points!
Mercredi, 7 sept 2011
Je n’avais fait qu’attendre cette soirée toute la journée, je voulais voir Pascal. J’avais confirmé par sms dans la matinée. Évidemment, je n’avais pas bien dormi, incapable de m’empêcher de faire la soirée déjà dans ma tête; et je lui dirais ceci, et lui dirais cela. J’anticipais les réactions de Pascal, je prévoyais comment l’attirer à l’écart pour discuter, bref, ma tête était en éruption, alors difficile de dormir. J’avais aussi les boules que les choses ne se passent pas bien, ou qu’il parte en me voyant là. Ce serait la pire erreur qu’il pourrait faire, là, je ne lui le pardonnerais pas.
La moitié de la journée, je l’ai passé en préparation de la soirée; long bain parfumé, épilation, masque, cheveux, bain de soleil pour bronzer la moindre, bref, la totale. Je suis sortie courir en fin de journée pour me défouler, et retrouver mon calme, je préférais être crevée et calme, que sur la brèche comme une pile électrique et tremblante.
Caro m’avait demandé d’arriver vers 18h-18h30, avant Pascal, pour qu’on ait le temps de se détendre et papoter un peu. C’était parfait, une très bonne idée, je n’aurai pas pu espérer mieux.
Caroline avait déjà commencé à préparer le souper, je lui ai donné un coup de main. M’occuper était une façon de calmer mon angoisse, Pascal n’était même pas là et pourtant mon cœur battait la chamade.
Caroline me racontait qu’elle se demandait à quoi elle pensait de m’inviter, alors qu’elle aurait pu profiter de ces moments avec Pascal, seul à seul. Elle pensait savoir ce que je devais ressentir. Je lui ai confirmé que oui, souvent j’avais eu envie de me taper. On était en train d’en rigoler quant il... lui... Pascal est arrivé.
Il portait un débardeur blanc collé au corps qui faisait ressortir son bronzage, et ses cheveux en bataille, encore mouillés, lui barraient le front. Il sortait certainement de la douche. Encore plus beau qu’un dieu grecque, il était à croquer. J’ai eu un petit souffle au cœur, ciel, je voulais être à lui, être dans son cœur. J’ai plongé pour ranger n’importe quoi, pour détourner la tête, pas qu’il puisse remarquer la petite montée de larmes que j’ai vite essuyé. Un sourire de circonstance, je me suis retournée pour le saluer. J’avais l’impression que j’allais exploser.
J’avais vu la surprise dans ses yeux de me voir là. Je ne sais pas s’il était content ou pas, il en avait l’air, mais ça pouvait être du cinoche. Pascal a fait comme de rien, comme si tout était normal. Bon, il n’était pas aussi souriant que d’habitude, je crois, mais un petit sourire quand même. Je crois qu’il était sur la réserve.
La soirée a super bien commencé. Vu la réserve de Pascal et mon jogging plus tôt, j’étais calme. C’est Pascal qui a cherché à entamer la discussion. Il m’a demandé ce que j’avais fait ces derniers temps, il ne m’avait pas beaucoup vu. Après un petit moment, je me suis détendue. Sans pour autant parler plus, je les écoutais se chamailler en souriant, je constatais leurs complicités, et je crois que ça me faisait plus mal que de les voir roucouler.
J’ai enfin réussi à attirer Pascal dehors. Je suis sortie fumer et je crois que Caro avait commencé à ranger. J’aurai pu lui donner un coup de main. Il est venu s’asseoir à côté de moi et m’a demandé si ça allait, j’ai marmonné que oui, mais je continuais à fixer le lac. Je ne voulais pas entamer la conversation, mais j’ai fini par craquer. Je lui ai demandé de me serrer contre lui, j’avais juste envie de sentir ses bras.
- J’en ai envi mais... aussi sec l’image de toi chez Thomas... et vous 2 à Nouvel An au chalet... Je peux pas!
Qu’est-ce que je pouvais répondre à ça? Rien, alors je me suis tu et redirigé mon regard plein de larmes vers les horizons du lac. J’ai failli lui demander si c’était fini ou si on était toujours ensemble même si on était en froid, mais heureusement, je me suis tu. Inutile d’aller chercher la petite bête.
Dès que j’ai réussi à reprendre mes esprits, j’ai jeté ma clope et je suis allée à l’intérieur aider Caro, bien décidée à ne pas montrer qu’il m’avait légèrement blessée et déstabilisée.
Quant il est rentré, on riait. Caro me racontait le faux pas qu’elle avait fait à son boulot cette semaine.
Caro avait mal prononcé le nom d’un de ses supérieurs, transformant son nom en insulte en pleine réunion de travail. Gênée et rouge, elle avait essayé de se rattraper et pour comble de malheur, elle avait fini par renverser les cafés sur son pantalon. Et pas n’importe où, on aurait dit que Mr. Pissier s’était en plus pisser au pantalon.
Je suis sortie de ma coquille pour rigoler avec eux et parler un peu plus, parce que j’avais décidé de dignement partir après les cafés et pas attendre de me sentir de trop. J’espère ainsi que je manquerais à Pascal. Comme je m’étais raté la dernière fois, je voulais reprendre la main.
C’était difficile de me résoudre à les laisser tous les 2, mais je crois que je n’avais pas tellement le choix.
De toute manière, même si je collais là en espérant voir Pascal partir pour rentrer chez lui, rien ne me garantissait qu’il ne reviendrait pas. Alors, autant ne pas savoir. Puis, je voulais rester dans les bons papiers de Caro, qu’elle ait envie de m’inviter à nouveau.
J’ai donc suivi mon idée, et après un bon coup de pied au cul mental, je me suis décidée à partir. Ils ont tous les 2 insisté pour que je reste. Je ne m’attendais pas à ça, et j’ai bien cru que Pascal essayait de me transmettre un message à travers sa main quant il a attrapé la mienne après que je lui ai fait la bise. Au moins, il était sincère, c’est toujours ça de gagner.
J’ai quand même fondu en larmes sur le chemin du retour. Je me sentais mal de ne pas savoir où on en était, mais je me suis remonté le moral en me disant que j’avais certainement marqué des points ce soir, que je devais lui manquer. Je ne regrettais pas d’avoir été chez Caro et dès que j’étais chez moi, je lui ai envoyé un message pour lui dire merci.
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250/11 - J’ai marqué des points! - Mercredi, 7 sept 2011