261/11 - Mise au clair... fini avec Caro.. et pourtant...
261/11 - Mise au clair .. - (1)
Samedi à dimanche, 18 sept 2011 - Soirée de samedi à dimanche au chalet...
J’en avais marre, cela faisait des semaines que Pascal ne m’approchait pas, j’en avais assez d’attendre qu’il me pardonne, qu’il réussisse à passer là-dessus et qu’on puisse enfin tourner la page. Je ne savais pas si on était ensemble ou pas, s’il avait juste besoin de temps, bref, ça commençait à me peser.
J’avais peut-être dormi 1h ou 2, puis Caro est venu se changer, elle allait se baigner à la piscine. C’était comme si elle m’avait lancé un gros caillou dans la poitrine. Je ne comprends pas comment je fonctionne, je ne sais pas pourquoi chaque évènement me touchait autant, pourquoi je me sentais en danger, fébrile, tendue, incertaine, toujours sur les dents, c’était crevant. Des images de Pascal et Caro en mayot flottant dans la piscine, peau contre peau, m’a traversé l’esprit, j’ai essayé de balayer ces images dans un coin de ma tête, mais le poids dans la poitrine ne partait pas.
Pendant qu’elle était dans la salle de bains, j’ai envoyé un message à Pascal lui disant que je voulais lui parler. Arfff, j’ai regretté aussitôt. C’était stupide, je ne savais vraiment pas par quoi commencer, puis j’aurai préféré que ce soit lui qui veuille me parler en 1er. J’ai renvoyé un message en disant que, finalement non. Pour ne pas avoir l’air de faire les choses dans son dos, j’ai dis à Caro ce que j’avais fait. Elle pensait que ce serait bien de sortir ce qu’on avait sur le coeur une bonne fois pour toute.
- Tu sais bien que rien n’est jamais; une bonne fois pour toute... Il y toujours des zones d’ombres... Si seulement c'était aussi simple!
Pascal avait reçu mes 2 messages, mais il est quand même monté. A l’aise, comme si on était de vieux potes, il s’est allongé en travers de mon lit et m’a demandé de quoi je voulais parler. Là, évidemment, gros vide cérébrale; rien! J’ai donc répété mon 2ème message de vive voix. Pascal a insisté, alors j’ai dû trouver quelque chose à dire, ma tête était en ébullition.
Et la 1ère chose qui me venait à l’esprit, c’était de savoir pourquoi il avait voulu s’assurer que je venais ce week-end, parce que clairement, il n’avait pas envi de me voir.
Pascal a pensé qu’il était peut-être préférable que Caroline nous laisse seul, mais elle semblait aussi avoir des choses à lui dire, puis, comme elle a trouvé toutes les raisons du monde pour rester, arguant qu’elle se sentait concernée, parce que depuis qu’on avait des problèmes, elle en prenait pleins les dents sans raison, et elle voulait qu’il lui explique.
Pascal a répété ce qu’il avait déjà dit lors du trajet au chalet; il avait envi de me voir, mais dès qu’on était face à face, la colère reprenait le dessus, pourtant, il avait vraiment envi de me voir. Pour Caroline, il ne savait pas pourquoi il réagissait comme il le faisait, elle était adorable, il n’avait rien à lui reprocher, mais elle le faisait penser à moi, à nos problèmes. Pascal ne savait pas où il en était, il était perturbés par des tas d’émotions, il en avait plein la tête et par moments, il ne savait pas très bien ce qu’il faisait.
Caro, la mine boudeuse, s’est assise à côté de lui, elle a dit que c’était dur pour elle, elle ne comprenait pas pourquoi il la traîtait si mal. Désolé, il l’a prise contre lui en lui caressant les cheveux. J’aurai voulu plaisanter en leurs disant de ne pas se gêner pour moi, ils avaient qu’à faire comme si j’étais pas là.
Grrr... C’est quoi ça? Mon lit était devenu leur salle de jeux, ils pouvaient pas aller se faire des câlins ailleurs. Pascal m’a jeté un coup d’oeil, il a dû voir que je virais au rouge.
Caroline lui a demandé où ils en étaient. Hum, pour finir, c’est eux qui discutaient, j’étais hors jeu. Je me suis levée pour aller à la salle de bains. C’était pour cacher ma colère et mes larmes. J’étais furax, au bord de l’explosion et je ne savais pas pourquoi. Je n’avais qu’à ouvrir ma bouche, parler! Ils avaient dû me zapper, personne ne venait me rechercher.
En sortant de la salle de bains, j’ai vu qu’ils tenaient ses mains, et ils se parlaient doucement. Ca m’a rendue jalouse à mort. J’ai demandé à Pascal s’ils étaient ensemble, si comme je le pensais, il sortait avec Caroline? J’ai vu le regard que m’a lancé Caro, alors je lui ai dit que Pascal ne m’avait jamais rien dit, alors je voulais juste qu’il ait le courage de le confirmer. Je connaissais la réponse et pourtant, ça m’a sappé le moral de l’entendre le dire.
Parce que je me sentais mal, je lui ai dit qu’il n’avait pas à me faire la morale à propos de Thomas quant il m’avait caché ça. Je trouvais même qu’il n’avait aucune raison, aucun droit d’avoir le culot de se prétendre furieux, quant lui de son côté sortait derrière mon dos avec Caro. D’ailleurs, je ne comprenais pas pourquoi il me l’avait caché. En plus, il a continué à la voir, sous prétexte qu’il était fâché avec moi.
Les joues à Pascal se sont colorés, je pense que j’avais dû l’atteindre, toucher un point sensible. Après avoir jeté un regard désolé à Caroline, Pascal a dit que c’était peut-être pour ça qu’il agissait comme ça avec elle. J’avais la chair de poule, son regard à Caroline était plein d’excuses, et moi alors? Il ne me devait pas d’excuses? J’estimais que oui, hors à moi, niet, pas d’excuses?
Et alors, il lui a dit que c’était pour ça qu’il ne pouvait plus sortir avec elle... Parce qu’aussi, il se sentait coupable vis-à-vis de moi...
Ha! Alors c’était fini? Si j’avais bien compris, c’est ce qu’il lui disait? Bien sûr ça m’a rassurée, mais aussi, tout de suite après, l’inquiétude m’a submergé; s’il n’était plus avec Caro, est-ce que nous on était ensemble? Sans Caro je me sentais perdue...
Caroline avait les larmes aux yeux, elle voulait comprendre, elle refusait de payer les pots cassés. Ce n’était pas de sa faute qu’il m’ait trouvé avec Thomas, pourquoi c’était elle qui devait se faire jeter? Moi, j’avoue que je ne savais pas quoi dire.
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