261/11 - Mise au clair... Disputes... (2)

Publié le par JaneDo

261/11 - Mise au clair...  Disputes...  (2)
Samedi à dimanche, 18 sept 2011 - Samedi à dimanche au chalet...

On avait passé plus d’1h, peut-être 2, à discuter dans la chambre, on nous cherchait, quelqu’un est venu frappé à la porte pour nous demander si on pensait descendre bientôt. Pascal a été ouvrir. Je pense que Tony a dû penser qu’on était en train de... Il avait un petit sourire entendu quant Pascal a ouvert, il semblait déçu de voir qu’on était tous les 3 habillés, enfin presque. Caro avait un peignoir de bains, elle pensait aller à la piscine. Il avait été délégué pour venir frapper à notre porte, personne d’autre ne voulait le faire, ils pensaient tous qu’on faisait autre chose.

L’intervention de Tony nous avait coupé en pleine discussion... Est-ce que j’étais soulagée par leurs ruptures? Je ne crois pas. Cela lui laissant le champ libre maintenant, ce serait difficile de savoir ce qu’il faisait, ou il pouvait être et avec qui! Au moins avec Caro, je savais où le trouver ou à quoi m’en tenir et je savais qui c’était.

Le reste du groupe avait fini de se baigner depuis longtemps, et ils venaient de décider qu’on irait manger dehors.

J’avais la nausée, pas faim, je n’avais pas l’intention de sortir avec eux. Je ne voulais pas avoir à supporter de voir Pascal m’ignorer toute la soirée, et, je n’étais pas sûr de ne pas fondre en larmes à un moment ou un autre. Il fallait que je lâche prise, alors autant commencer à m’exercer. Puis, j’aimais bien rester tranquille dans mon coin... enfin... s’il ne s’agissait pas de Pascal, ce serait du gâteau. Je crois même que je serais resté chez moi, entourée de mes affaires, à lire, regarder la télé, faire autant de siestes que j’en avais envie, bref, faire ce que je voulais.

Pascal est descendu avec Tony, Caro devait s’habiller encore, alors elle traînait dans la chambre. J’ai réalisé qu’elle cherchait à me parler. Est-ce qu’elle était fâchée? Caro s’est changée, et en voyant que je n’avais pas bougé de mon lit et que je continuais à lire tranquillement, elle a compris que je ne venais pas.

Une fois prête, gênée, Caro est venu s’asseoir du pied de mon lit. Elle tortillait nerveusement ses mains, ses cheveux fraichement brossés tombaient délicatement sur ses épaules. Elle avait mis un top bordeaux qui faisait ressortir la couleur de ses cheveux et de ses yeux et qui ne cachait rien de sa généreuse poitrine, elle était jolie avec son petit air triste, je me demande comment Pascal allait faire pour lui résister ce soir!

  • J’ai trouvé un peu vache ta manière de demander à Pascal si on sortait ensemble, j’ai eu peur que tu dises que c’était moi qui te l’avait dit...
  • Peut-être... J’ai pas pu contrôler mes émotions. je m’excuse. Écoute, je crois que... J’ai l’impression que c’est de ma faute qu’il ait décidé de rompre... Je me sens coupable... C’est pas ce que je voulais...
  • T’en es sûre? J’ai l’impression que c’est ce que tu cherchais depuis un moment, non?

Sa voix était pleine de larmes et avait tremblé, ça m’a fait de la peine. C’est vrai que quelque part, c’était ce que je cherchais, mais en même temps, je n’ai jamais été très sûr de ce que je voulais, mais certainement pas ça.

  • Non. Je t’assure que non. Certainement pas. Je suis rassurée quant je sais qu’il est avec toi. Ça ne veut pas dire que je ne cuit pas de jalousie par moments, même souvent, mais je préfère le savoir avec toi.

Elle s’est mise à pleurer et je me suis sentie désarmée. Je ne savais pas quoi faire. Entre 2 sanglots, elle disait que c’était de ma faute et elle m’en voulait. Elle pensait qu’on était amie, et je lui avais planté un couteau dans le dos. Je ne pouvais pas me permettre de perdre une alliée de sa trempe, elle osait faire des trucs que je ne pourrais jamais faire. J’ai essayé de me justifier, puis de lui remonter le moral en lui rappelant que Pascal lui avait dit qu’ils n’arrêteraient pas de se voir.

  • Dis moi ce que je peux faire et je le ferais... J’ai aussi l’impression qu’il te fait payer pour mes fautes, qu’il se venge... enfin, je ne sais pas vraiment. C’est vrai qu’il n’a pas l’air dans son assiette depuis quelques temps.
  • C’est vrai, tu ne voulais pas ça?
  • Non, je t’assure, vraiment pas. Je voulais juste qu’il ne soit plus fâché contre moi, qu’il se rend compte qu’il en a autant à se reprocher, sinon plus. C’est seulement pour ça que je t’ai mentionné, mais ça ne voulait pas dire que je voulais qu’il te quitte.

Caroline s’est jetée dans mes bras en disant qu’elle était rassurée, qu’elle avait eu de sérieux doutes sur notre complicité, que ça lui avait fait énormément de peine de perdre mon amitié, parce qu’elle m’aimait beaucoup, que ça aurait horrible de penser que je ne l’aimais pas. Elle se sentait mieux. Pas géniale, parce qu’elle avait peur de ce qui allait se passer avec Pascal, mais mieux parce qu’entre nous 2, ça allait, on était sur la même longueur d’ondes. Je lui ai dit que moi aussi, je me sentais mal, mais moins de savoir qu’il n’y avait pas de malentendus entre nous.

Pour la question de ce que je pouvais faire pour arranger les choses, on allait y penser...

Je n’étais pas aussi bien que je l’avais prétendu. Si j’arrivais à réparer les dégâts avec Pascal, ce serait pour moi d’abord, ensuite, je n’étais pas sûr de la vouloir dans mes pattes! Mais, je ne pouvais évidemment pas le lui dire.

Je me suis sentie un peu blessée que Pascal soit sorti sans même essayer de me faire changer d’avis. Aussi, j’aurai peut-être dû lui demander où on en était? Ou peut-être pas, au moins comme ça, je pouvais continuer à penser qu’on était ensemble... Pourtant, je sentais que s’il avait été jusqu’à rompre avec Caro devant moi, c’était parce que pour lui c’était clair que nous 2, c’était aussi fini? Oh la la, pourquoi je ne pose pas les questions cruciales pour me torturer ensuite?

Puis de sombres pensées m’ont donné un sérieux coup de chaud; et si en rentrant Caroline allait dormir dans sa chambre, je ne pourrais pas, après ce qu’on s’était dit, elle et moi, aller lui faire une scène d’être avec elle? Aïe, ma tentative de lâcher prise commençait déjà à prendre l’eau. J’ai failli aller les rejoindre au bar, puis je me suis dit que si jamais, je ferais le poing dans la poche et, soit j’irai aussi dormir dans la chambre à Pascal, ou je me mordrais les poings et ignorerait la situation. Ce sera juste une chose de plus pour laquelle je lui en voudrais.

Pascal était très porté sur le sexe, quelque part, j’avais l’illusion qu’il n’avait pas été ailleurs, même pas avec Caro, mais je me rendais bien compte que ce n’était pas possible, c’était forcé qu’il se soulageait ailleurs. Cette pensée me donnait de la température, je ne pouvais pas le supporter. Pourtant, ce n’était pas possible qu’il tienne 1 mois... Afff, je ne voulais pas voir la vérité en face, ça me donnait mal à la tête.

J’ai même pensé aller dormir dans l’attique pour qu’ils ne me trouvent pas en rentrant. Mais la belle affaire, si Caro ne venait pas dormir dans notre chambre, personne ne remarquera mon absence, et pire, je ne saurais pas si elle était venu se coucher ou dormait ailleurs.

J’avais passé presque toute la journée dans ma chambre, j’étais étonnée que Thomas ne soit pas passé et encore plus, que Pascal n’essaye même pas de me faire sortir de là. J’en voulais à Pascal. C’était samedi soir, et là encore, Pascal n’a rien essayé, et je restais toute seule, et pendant ce temps, il s’amusait. C’était bizarre, mais je me sentais seule et triste.

Ils ne sont pas rentré très tard. Quant j’ai entendu du bruit, je me suis postée à la fenêtre, dans le noir, pour voir qui rentrait. Pascal ne faisait pas parti du 1er lot, alors je suis restée à mon poste. Thomas est arrivé quelques minutes plus tard avec la 2ème vague, toujours pas de Pascal, ni de Caroline non plus. Au moins, elle restait de garde hihihi. Joie de courte durée, parce que peu après Caroline est rentrée.

En voyant Caroline rentrer sans Pascal, j’ai compris, j’étais impatiente de savoir ce qu’il s’était passé.

Caroline allait certainement monter se changer, mais je voulais donner l’impression à tout le monde que je ne faisais pas la tête, qu’ils sachent que je voulais seulement rester un peu seule avant, mais je n’avais rien contre me mêler au groupe maintenant. J’ai croisé Caro dans les escaliers, elle était triste, déprimée.

Pascal avait passé le début de soirée avec le groupe, puis une petite nana s’est mis à le draguer et il avait passé le reste de la soirée à discuter avec elle. Quant le groupe a décidé de rentrer, il est parti avec elle, sous prétexte de la raccompagner. Aïe, la pression dans ma poitrine était infernale. J’aurai préféré ne rien savoir tout de suite, maintenant, j’hésitais à descendre, j’avais plutôt envie de me ronger tous les ongles jusqu’à la peau. Ça me calmera sûrement.

  • Est-ce qu’on sort essayé de le trouver?
  • Ou? Je n’ai aucune idée où ils peuvent être. J’ai bien voulu le suivre, mais ses copains mont barré la route. Je crois qu’il leur avait demandé de m’empêcher de le suivre.

Caroline était larmoyante, son menton tremblait. Je l’ai suivi dans la chambre, elle s’est assise sur son lit, les épaules basses. On était toutes les 2 complètement déprimées, à court d’idées. On se rendait compte à quel point Gstaad était grand, et comme c’était impossible de retrouver quelqu’un qui n’était pas en voiture. On avait aucune chance de le retrouver, il ne nous restait plus qu’à attendre, en espérant qu’il rentre dormir.

Les vaches... Dire que ses copains le couvraient!!!

Je n’imaginais pas que je puisse souffrir plus que je n’avais déjà souffert, mais là, je découvrais de nouvelles profondeurs de la souffrance. J’essayais mentalement de l’appeler, lui demander de rentrer, il le fallait pour calmer la douleur que je ressentais dans tout le corps.

Caro était livide, mais on a décidé de descendre un moment. Au moins, on sera en bas quant Pascal rentrerait.

On a passé plus d’1h au salon, mais 4h du matin, presque tout le monde a été se couché et Pascal n’était toujours pas rentré. S’il cherchait à me faire souffrir, c’était réussi. Caro ne pouvait pas se résoudre à se coucher tant qu’elle ne le voyait pas rentrer, moi non plus. Finalement, on a bien été obligé de remonter se coucher. Caro a décidé d’aller dormir dans son lit, comme ça, elle saura quant il rentrerait.

Moi, je n’osais pas faire ça...

Pourtant, je ne vois pas pourquoi... mais j’ai préféré aller essayer de dormir dans mon lit. Je ne voulais pas savoir s’il rentrait ou pas, ça ne m’aurait que fait de la peine. Je préférais planter ma tête dans le sable, rien entendre, rien voir, rien dire. Je verrais bien demain quant j’aurai les idées claires.

Déjà dimanche... Quel week-end de merde!

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261/11 - Mise au clair... Disputes... (2) - Samedi au Dimanche, 18 sept 2011

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