263/2013 - Un mot et des affaires à Maud chez Pascal?

Publié le par JaneDo


Vendredi, 20 septembre 2013 - 263/2013 - Un mot et des affaires à Maud chez Pascal…

Elodie est la fille avec qui Pascal était rentré un soir en taxi complètement H.S. Enfin, pas totalement, il avait juste un peu trop bu pour rentrer en voiture. Il avait dormi chez elle ce soir là. Pascal m’avait dit qu’il ne s’était rien passé et je l’avais cru. Et Pascal était avec elle et ses amis hier soir. Pourquoi? Je croyais que c’était terminé avec Elodie.

C’est Caroline qui me l’a raconté. Je ne veux pas qu’on sache que je veux en savoir plus, alors je n’ai pas posé de questions. Je ne vais pas en poser à Pascal non plus. Pascal sait pourtant que ça m’énerverait. Je vais rester sur mes gardes. J’ai une sale impression, comme si quelque chose d’horrible couvait.

Pascal et Thomas avaient un match ce soir, ensuite, ils devaient manger avec l’équipe. C’était pour la reprise de la nouvelle saison ou un truc du genre. Ce genre de soirée entre mecs se fini toujours dans un bar quelconque, à boire jusqu’à ne plus se voir les mains. J’ai demandé à Pascal s’il voulait que je l’attende à la maison. Il a paru ravi.

Les heures passaient et je commençais à fatiguer. J’aurai dû sortir avec mes potes et rentrer vers minuit l’attendre. C’était stupide d’être plantée là depuis 20h à poireauter comme une greluche. Je savais pourtant qu’il ne rentrerait pas tôt. Ou j’aurai dû aller vers Caroline. Tout aurait été plus distrayant que ce que je faisais là.

J’avais pris un bouquin, un bain, et j’avais enfilé une longue robe, boutonnée devant. Mais, je n’arrivais pas à m’accrocher à la lecture. Ma tête bouillonnait et allait dans tous les sens.

J’avais peur tout à coup d’avoir pris Thomas comme amant. C’était bête, il habitait la même maison que Pascal, c’était juste impossible de se voir quant on voulait. Et pourtant, c’est celui qui me plaît le plus. Peut-être que j’aurai dû choisir Layne?

Complètement paumée, j’ai appelé Brian. Zut, il était encore au boulot et ne pouvait pas vraiment parler. J’ai prétendu que c’était seulement pour l’entendre, qu’il me manquait. Retour dans ma tête, et je me faisais du soucis pour ce qui se passait du côté d’Elodie. Est-ce que Pascal avait toujours des sentiments pour elle? Ou est-ce que c’est cette Maud qui m’inquiétait le plus? Elle, elle est dangereuse. Je dois éloigné mon mec de ses griffes.

Est-ce que j’étais vraiment contente d’avoir trouvé un appart? Est-ce que ça ne va pas me faire chier de le partager avec Tchoy? Ou est-ce que j’aurai voulu que Pascal insiste encore un peu plus pour habiter avec lui? Rhhh, ma tête n’en pouvait plus. Si seulement je pouvais débrancher!

Et Pascal, ou est-il? Est-ce qu’il avait vraiment un truc avec le basket? Tssss, voilà que je perdais le nord maintenant. Bien sûr qu’il était avec son équipe, sinon Thomas serait rentré! Heu? Un vendredi? Non. Thomas pouvait tout aussi bien être sorti avec ses copains, ou avec sa nana. Non, Pascal ne pouvait pas m’avoir menti sur ce point là. Est-ce que j’en étais aussi certaine?

J’étais terrifiée par le tour que prenait mes pensées. J’aurai voulu pouvoir m’évader dans mon bouquin et arrêter de me torturer la tête comme ça. Ça, c’est ce que j’appelle la “folie furieuse”. Zut, je me sentais mal, au bord de la nausée. Mes pensées me déprimaient. 1h du matin… Pourvu que Pascal rentre bientôt…

2h du matin… Zut, je ferai mieux de rentrer, Pascal ne doit pas me voir dans cet état… Je ne ferai que lui pleurer dans le gilet. Puis non, si je rentre, il pensera que je lui en veux pour hier soir? Que faire?

Puis, j’ai trouvé dans la poche d’une chemise à Pascal, qui traînait dans sa chambre un mot de Maud et une boucle d’oreille, qui faisait partie d’une paire que j’avais remarqué sur Maud;

“Salut Beau Gosse, Si tu veux récupérer tes CD, appelle-moi, n’importe quant… surtout après les heures descentes hihi (avec un coeur dessiné). C’est entre nous deux, pas un mot à Elodie ok. Bisousssss Maud”

Ça a fini par détruire complètement le peu de bonne humeur que je pouvais encore affiché.

Quant est-ce qu’elle lui avait donné ça? Il ne m’en avait pas parlé? Devrais-je lui poser la question? Lui faire une scène mémorable? Détruire simplement le mot et ne rien dire?

J’étais au bord des larmes, mais je ne pouvais pas me permettre de chialer, et qu’il me retrouve avec des yeux de poissons frits en rentrant! Je me sentais en danger. J'avais peur, et aussi, j'avais envie de dormir, là, tout de suite. Oublier. Ne plus réfléchir. Avoir la tête vide. Ne plus penser à rien.


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