264/2013 - Du miel pour les abeilles...

Publié le par JaneDo


Samedi, 21 septembre 2013 - 264/2013 - Du miel pour les abeilles...

Après avoir passé toute la soirée à me torturer la tête, j’ai réussi, après un bon bain, à me détendre et présenter un visage souriant à Pascal quant il est rentré aux environs de 3h du matin. Evidemment, je n’avais pas fermé l’oeil. Il a été surpris de me voir encore debout.

Pascal ne m’a pas donné l’impression que ça l’embêtait que je sois là. Au contraire. Peut-être un peu gêné d’arriver si tard et légèrement anxieux que je lui pose des questions. Il a voulu se mettre à me raconter sa soirée, mais c’était plutôt une suite de raisons qui expliquaient son retard.

Je l’ai coupé en me jetant à son cou. Là, je prenais le bon exemple sur Caroline. J’ai bien fait, parce qu’il a été tout adorable, tout câlin. Comme s’il se sentait un peu coupable. Bon, Caro aurait enchaîné avec les questions, moi, je n’avais pas envie de savoir.

De toute façon, avec la chance que j’ai, quoi que je fasse, je fini toujours par savoir sans avoir à chercher. C’était toujours comme ça, même si je ne voulais pas savoir, ou que je ne cherche pas à savoir, ça venait à mes oreilles.

Sachant ça, on croirait que je n’ai pas besoin de le suivre autant pour savoir ce qu’il fait? Ben non. Parce que l’apprendre, c’est une chose, mais je ne le vois pas agir, ni si c’est lui qui cherche, etc. J’ai besoin de voir. J’espère toujours un jour être dégoûtée et arriver enfin à le quitter. J’ai besoin de savoir quant il me ment, comment, pourquoi. Pfff, c’est compliqué tout ça.

Pascal m’a fait l’amour comme si j’avais été la seule femme pour lui sur terre. Le pied. C’est comme ça que je l’aime. Il m’a prise dans ses bras, couverte de bisous et traînée direct au lit. Pourtant, une seconde plus tôt, il s’excusait de rentrer si tard et d’être crevé. Il ne m’a pas paru si crevé que ça!

Alors que je me prélassais dans ses bras, il a tenu à ce que je sache qu’il avait croisé Maud et Elodie. Hum, il a commencé par le nom de Maud. Maud avant Elodie? Tiens, tiens! Je lui ai juste demandé si j’avais des raisons de me faire du soucis? S’il y avait quelque chose dans cette rencontre fortuite qui méritait d’être signalé? Pascal a dit que non, alors j’ai hoché la tête et changé de sujet.

Je voyais des tonnes de points d’interrogations dans ses yeux. Il s’attendait sûrement à une scène ou de longues explications, avec moultes détails. J’en avais pas envie. De mon côté, je n’étais pas sans reproche. Puis, j’aurai peut-être dû plutôt chercher la petite bête pour son intention de passer le week-end en Angleterre avec Caro. Mais, si je ne parlais pas de ça, je n’allais pas lui péter un fromage pour Elodie et Maud.

Ça m’a un petit peu chatouillé de savoir que c’était un de ses potes qui avait mentionné à Maud où les trouver.

J’aurai aimé que Pascal rentre, voyant comment les choses tournaient. Il savait pourtant que ça me ferait de la peine qu’il reste après tout ce qu’on avait discuté, et ce qui s’était passé cet été avec ces filles.

Samedi après-midi, on a prévu d’aller se faire une sortie en montagne. De la grimpette. Je n’avais aucune envie d’y aller. On a retrouvé l’équipe au MGM pour le café, et ces pouffes étaient là. J’ai eu envie de faire demi-tour illico. Ça m’a énervé que les copains parlent de nos projets devant elles, comme si elles faisaient partie du groupe.Je sais bien que parfois, ils utilisent Pascal comme appât pour les filles. C'est facile et ses copains en profitent, il est déjà pris, et pourtant les filles lui tournent autour comme des abeilles!

Je comprends bien que certains des garçons ont envi de les draguer, et cherchent à les intégrer. Hélas, je ne peux rien y faire. Quant j’ai mentionné que je n’avais pas envie d’y aller, sans me regarder, Maud a dit; “en même temps, c’est compréhensible, à ton âge, ça doit être trop physique pour toi”. Connasse.

Au moins, Pascal a pris ma défense. Il lui a lancé un regard loin d’être gentil et a dit que ça n’avait rien à voir; j’étais juste une fille qui aimait la tranquillité. Que j’étais une artiste, que je n’avais pas le même goût pour le sport que d’autre.

En rigolant, Maud a encore insisté; “C’est bien ce que je disais, hahaha”. Re connasse. j’aurai espéré que Pascal comprenne et décide de rester à la maison avec moi. Ou on aurait pu faire autre chose.

Pour clore la discussion, Pascal lui a dit qu’elle serait étonné, que c’était peut-être elle qui risquait de ne pas pouvoir me suivre. Maud a simplement levé un sourcil sceptique, ce qui a fait sourire certains. Si ça n’aurait pas été ridicule, je lui aurais volontiers sauté à la gorge illico presto. Mais bon.

C’était même pas 10h, et j’étais déjà furax!

Pascal a insisté pour que je l’accompagne. Ça me faisait hyper super chier. Passer une après-midi aussi chaude à grimpatouiller dans les montagnes, à transpirer comme des porcs, alors que je pouvais me larver sur mon canapé à regarder la télé ou lire. Ça me faisait trop chier. Pfff. S’il n’y avait pas eu ces connes, j’aurai laissé Pascal y aller tout seul.

Quant Thomas est arrivé, tout était déjà décidé. Il a salué Maud, Elodie et Solène par correction. Mais, il a évité de leur parler, évitant aussi soigneusement tout rapprochement. Voilà comment Pascal aurait dû se comporter, et pas continuer à faire ami-ami avec elles. Quant Maud cherchait à lui faire la conversation, même en lui posant directement une question, il ne répondait simplement pas, ou faisant celui qui n’avait pas entendu.

Thomas était froid avec elle, limite impoli. Je le trouvais trop cool. Du coup, je trouvais que Pascal en faisait un peu trop pour être bien vu.

Bon, tant pis si je dois passer pour la chieuse de service, mais pas question que je me farcisse ces tartes. En quittant le MGM, en se dirigeant vers les voitures, j’ai dit à Pascal que je n’avais pas envie qu’ON n’y aille. Je lui ai carrément dit que ça me faisait chier de passer mon samedi après-midi avec ces connasses.

Pascal a essayé de me convaincre d’aller leur montrer de quel bois je me chauffe sur les rochers. Que ce serait le meilleur moyen de leur fermer le caquet. Je n’avais rien à prouver à ses connes. J’ai commencé à bouder, et j’ai insisté. Je voulais qu’on passe une après-midi tranquille, rien que tous les deux.

De toute façon, demain on avait aussi une journée avec toute l’équipe, alors aujourd’hui, on pouvait bien rester un peu tranquille, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas eu de moments à nous. Pascal a capituler. Arrivé vers le groupe, Pascal leur a dit qu’on rentrait. On avait décidé de faire autre chose.

Si des yeux pouvaient brûler, j’aurai été griller. Maud m’a jeté un regard pleins de mépris. Je m’en foutais royalement. Elle pouvait bien aller se balader avec nos potes, mais celui sur qui elle voulait poser ses sales pattes ne sera pas du voyage. J’étais ravie de la voir le regarder, les lèvres toutes pincées de déception. Elodie a quand même eu le culot de venir demander à Pascal si c’était lui qui avait décidé ça, ou si c’était moi, à cause des remarques désagréables de Maud.

J’ai répondu à sa place que c’était un peu des 2, mais surtout parce qu’on avait envi d’être tranquille. Pascal n’a rien dit, ni rien montrer. Donc, je ne sais pas ce qu’il pensait vraiment. Mais, en tous cas, dès qu’on s’est éloigné des autres, Pascal était à nouveau attentionné et adorable.

On a flâner un moment en ville, et on a dîner avant de rentrer se prélasser comme deux grosses larves. En ville, on avait pris notre temps pour faire les vitrines, faire quelques courses. Surtout acheter du café pour moi, j’avais vider son stock.

Caroline m’a envoyé 2 messages. Après sa dispute avec Pascal, il n’avait pas répondu à ses appels. Elle cherchait un peu de réconfort auprès de moi.

J’aurai voulu ne pas lui répondre, mais je savais qu’elle risquait de voir qu’on était là, et je ne voulais pas qu’elle pense que je faisais exprès de la laisser de côté.

Mais, je ne l’ai pas invitée. Je sentais que c’était ce qu’elle espérait. Caroline insistait avec ses messages, cherchait le dialogue. Pour finir, j'ai dû lui dire que je l'appellerait plus tard, qu'on était occupé, et que Pascal commençait à être agacé parce que je restais rivé à mon natel. Caroline s'est calmée après son dernier message auquel je n'ai pas répondu.


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S
Tu as bien fait de poser les pieds au mur pour une fois. Bravo Jane
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