270 - Escapade en Bavière

Publié le par JaneDo

Lundi..... 27 sept 2010

J’avais raison, Pascal commençait à ressentir la pression de son prochain départ, ça le déprimait, il a finalement réussi à en parler. Pascal savait très bien que moi aussi, alors il préférait faire semblant que ça allait pour ne pas me flinguer le moral. me l’a dit. Il ne voulait pas partir, il ne voulait pas aller travailler en Allemagne et il ne voulait pas avoir Jess sur le dos; sa grossesse lui cassait le moral et lui faisait peur. Il ne se sentait pas près à devenir père. Il avait bien entendu envi d’avoir des enfants, mais avec une femme qu’il aime, et certainement pas avec Jess. On avait tous deux soigneusement évité le sujet.

Il a voulu savoir si j’étais sérieuse quant je lui ai dit que ce serait fini quant il partira. Évidemment que oui. Je ne me voyais pas languir à attendre un mec qui allait avoir un enfant. De plus, je le connaissais assez pour savoir qu’il serait perturbé, qu’il voudrait faire ce qu’il faut.

Si j’avais le malheur de lui dire que je l’attendrais, je ne serais qu’une épine dans son pied, parce qu’il serait torturé à ne pas vouloir me décevoir, ni décevoir Jess. Donc, le plus simple était que je me retire du jeu. Je ne voulais pas qu’il ait l’impression d’avoir des obligations envers moi, mais je lui ai dit que ça ne changeait pas le fait que je l’aime, et que quoi qu’il arrive, je continuerais sans doute à l’aimer très très longtemps.

Comme si rien n’avait changé, je voulais aller prendre le café avec ma sœur, mais j’ai préféré lui téléphoner. Je l’ai averti que je ne pourrais pas venir le soir, pour le dîner familial. Ça tombait bien, c’était annulé et reporté à mercredi. J’avais envie de lui dire que je ne pourrais pas mercredi non plus, mais elle aurait sûrement cherché à savoir pourquoi, alors je n’ai rien dit.

J’avais pris un café avec mon petit cœur avant de filer. Je savais qu’il serait assez occupé, parce qu’il avait encore des tas de choses à régler avant son départ. En fin de matinée, une entreprise de déménagement passait chercher des affaires à livrer à son hôtel à Munich, et il devait encore faire le tri de ce qu’il voulait prendre. Et moi, je voulais me rattraper sur mon capital sommeil, et préparer mes affaires.

Pascal avait prévu de partir dans l’après-midi, et avait réussi à me convaincre de l’accompagner. Et en fait, je commençais à m’en réjouir. C’était comme une petite escapade en amoureux, comme de petites vacances. Mouais, je me réjouissais. Rien que lui et moi pendant 24h, trop cool.

En début de soirée, on est arrivé en Bavière. Les lumières du soir baignaient la ville dans un halo romantique. Je me sentais toute excitée. Pascal était amusé. Après tout le cirque que j’avais fait pour partir en vacances avec lui, là, j’avais presque immédiatement accepté.

Ses affaires avaient déjà été livré dans sa suite, on a été se changer pour sortir manger. On était pas pressé, et envi de se balader un peu. Enfin, surtout moi. On pouvait se balader main dans la main, sans risquer de tomber sur quelqu’un qu’on connaissait. Je me sentais vraiment en vacances. C’était l’occasion de faire un peu de repérage, connaître les petits endroits sympa, les boutiques, etc. J’avais l’impression d’avoir les joues toutes rouges, enthousiasmée par notre balade et par le plaisir d’être avec lui.

Pascal avait le sourire scotché, il semblait heureux, alors je crois que ça me rendait heureuse aussi. Après avoir mangé, on a encore été se balader. On a traîné longtemps dans les rues de Munich. Je trouvais que ça ressemblais beaucoup à Lausanne ou Genève, sauf que tout le monde parlait allemand. Pascal se débrouille un peu en allemand (sourire), il a un charmant petit accent. Difficile de ne pas deviner qu’il est américain.

J’ai évité les boutiques cette fois, parce que Pascal avait la fâcheuse habitude de me gâter en m’achetant tout ce qui fait briller mes yeux, et pourtant, je mets toujours les mêmes fringues. J'aime mes vieilleries, alors c’était du gâchis. Je ne suis pas très dépensière et je n’aime pas essayer les vêtements, ça me donne chaud. Et je déteste que quelqu’un soit en train de m’attendre. Je n’achète pratiquement jamais rien quant je suis avec quelqu'un, j’aime faire mes achats seule.

J’avais envie d’aller danser... Bizarre... Mais, j’avais envie de danser avec mon petit cœur, envie qu’on aille faire les fous quelque part; se péter la tronche quoi! Alors on a été danser, mais avant ça, on a pris un verre dans un chouette petit pub. Pascal était surpris de voir à quel point ça me faisait plaisir d’être à Munich. Je lui ai dit que ce n’étais pas seulement d’être là, mais surtout avec lui.

Petit ombre au tableau... le regard des filles sur lui... ça me foutait déjà les boules!

Il n’aura aucune peine à se faire des amis sur place, et même... me remplacer??? Les allemandes sont beaucoup plus agressives que les filles en Suisse en tous cas!!! Elles ne se gênent pas pour lancer des œillades, offrir des verres, même si le type est accompagné... Mais bon, rien n’allait gâcher ma 1ère soirée en Allemagne avec mon pti chou. Rien.

On est rentré en taxi vers les 2h du matin... Ahhh, la chaleur de son corps, sa peau, ses baisers... Affff, il me faisait frémir de la tête au pieds... Encore... encore... Pourquoi on était pas rentré plus tôt déjà???

Hum! J’adore Munich, j’adore la Bavière, j’adore... Pascal... Je voudrais le croquer à tout heure du jour comme de la nuit!

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------ Escapade en Bavière - (270) - lun.27.sep.10 ------

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J
Merci Corrine :)C'était la semaine passée... aujourd'hui c'est la déprime :(
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C
Ben je trouve que c'est super de vous retrouver enfin seuls tous les 2 :)
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