271 - Le toucher, le toucher encore...
Mardi..... 28 sept 2010
On a passé une partie de la journée à flâner dans les rues de Munich, à manger sur le pouce, à faire les magasins. On a acheté des trucs pour son appart. Je tenais à lui offrir quelques petits trucs qui lui ferait penser à moi, comme des draps de lits autre que ceux de l’hôtel, quelques bibelots comme des bougeoires, etc. Pascal m’avait offert un pull, j’ai trouvé amusant qu’il ait le même, comme ça, même séparé par des centaines de kilomètres, on avait quelque chose qui nous reliait.
Pascal m’a montré où se trouvait son boulot. Il aurait voulu me montrer son bureau, mais par respect pour Jess, je ne pensais pas que ce soit une bonne idée qu’il se pointe avec une autre femme! Pendant notre promenade en direction de son boulot, j’ai senti qu’il m’avait serré la main un peu plus fort, juste une petite seconde. Alors je lui ai demandé ce qui se passait, ce qu’il avait, mais Pascal a prétendu que tout allait bien.
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Chou? Qu’est-ce qu’il y a? Qu’est-ce que tu as?
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Rien Babe, ça va. C'était juste pour me rassurer, j’avais juste envie de sentir ta main.
Je savais que ce n’était pas ça, mais si je ne dramatisais pas, il ne parlerait pas. Alors, j'ai dramatisé à fond, lui sortant tout ce qu'il fallait pour l'obliger à m'expliquer.
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Menteur... Est-ce que c’est moi? Tu t’ennuie? Tu regrette que je sois venue? Est-ce que j’ai dit ou fait quelque chose?
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Afff, non... Je me suis juste rappelé que... de la semaine prochaine. Juste un rappel de la réalité... Que je n’allais bientôt plus avoir l’occasion de me balader avec toi comme ça...
Pascal ne voulait pas en parler parce qu’il ne voulait pas montrer son désarroi, mais aussi parce qu’il ne voulait pas me flinguer le moral.
Munich est une superbe ville et j’ai adoré nos balades dans les rues de la cité. Je ne sais pas si je trouvais cette ville si belle parce qu’elle était ou si c’était seulement parce que je la visitais avec Pascal. D’habitude, je n’aime pas les balades dans les rues, sans but, je trouve ça rasant, mais bizarrement, cela m’avait vraiment plu. Peut-être parce que je voulais pouvoir l’imaginer dans cette ville que j’avais appris à connaître à ses côtés?
Après avoir mangé un petit truc, on est rentré à l’hôtel. On a passé le reste de l’après-midi à l’hôtel à faire l’amour jusqu’à épuisement. Mon coeur bat si fort, je crois que mon cerveau avait rétréci, parce que je ne pensais qu’à ça; le toucher et le toucher encore! L’enregistrer, prendre son empreinte... On est ressorti manger, au lieu de commander dans la chambre ou de se faire à manger question de mettre le nez dehors. C’était la petite balade de la soirée; allez au resto et retour à l’hôtel.
Petit surssaut; est-ce qu’il ne voulait pas commander dans la chambre parce qu’il voulait cacher ma présence? Pendant quelques secondes cette idée m'a torturée, puis je me suis rendue compte qu’après tout, si c’était le cas, ce n’était que normal.
On a prévu notre retour pour demain, en début d’après-midi. En attendant, on s’est larvé dans la chambre, collé l’un à l’autre. à regarder la télé au lit... En fait, difficile de regarder la télé vraiment... Petite bagarre de coussins pour finir par se sauter dessus, refaire le lit pour éliminer les chips qui avaient fini écrabouillés sur la couverture.
Depuis le balcon de sa chambre, adossée à lui, on a admiré les lumières de la ville qui s’étendaient à nos pieds. J’étais bien, entourée de ses bras, je me sentais en sécurité, aimée.
J’ai eu une petit attaque de cafard; c’était sans doute l’unique et dernière fois que je mettais les pieds en Allemagne, à Munich et dans cette chambre. Ce paysage là, c’est Jess qui l’admirera, tendrement enfermée dans ses bras dans pas longtemps. Je l’enviais à mort... Merde, j’avais vraiment l’art de me fiche le cafard moi!
Ses petits bisous dans la nuque et ses mains caressantes ont réveillés mes sens et réussi à me faire un peu oublié le gros cafard qui tentait de me submerger. Aïe, mardi prochain, il sera ici, et moi là-bas, si loin de lui... Non et non, je n’allais pas laisser quoi que ce soit gâcher ces quelques jours de bonheur ensemble.
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------ Le toucher encore et encore... - (271) - mar.28.sep.10 ------