272 - L'angoisse me ronge les tripes
Mercredi..... 29 sept 2010
On est arrivé chez lui en milieu d’après-midi. On était plutôt fatigué. Il y a eu des moment pendant le trajet où l’on a été chacun plongé dans nos pensées, on a tout fait pour qu’il n’y en ait pas trop. Les jours passaient bien trop vite, on était déjà mercredi. Je crois que l’angoisse commencait à me ronger les tripes.
En fin d’après-midi, après le boulot, Thomas avait réuni quelques copains chez lui et on est monté manger avec eux. Moi, je ne mangeais pas, j’étais invitée à manger chez ma soeur.
Thomas me regardait un peu de travers. Je pense qu’il n’approuvait pas la facilité avec laquelle je tombais dans le bras de Pascal dès qu’il me siflait. Il savait que je l’avais suivi en Allemagne. Thomas n’avait pas besoin de me rappeler que j’allais mordre la poussière dans moins d’1 semaine. Caro était là aussi, elle était au bout du rouleau a fait une petite scène à Pascal en pleurant, et ça, devant tout le monde. La honte. Ca avait l’air de beaucoup amuser Marilou.
C’était hyper gênant, je me suis sentie enbarrassée pour elle. Pascal l’a fait sortir pour discuter avec elle et la consoler, ensuite, j’ai été lui parler. Je me suis rendue compte que, comme moi, elle souffrait de son départ pour l’Allemagne, l’idée de ne pas pouvoir le voir la faisait couler au fond du gouffre. Elle avait peur que ces 3 mois ne le change et le rapproche de sa femme.
J’avais de la peine pour elle, mais je ne pouvais rien faire. Egoïstement, je le voulais à moi toute seule.
Pascal a décidé de la raccompagner chez elle. Il a promis de ne pas faire long. Je l’ai attendu chez lui, et les minutes m’ont semblés être des heures. Je n’ai pas osé aller voir ce qui se passait de peur de me retrouver nez à nez avec lui. C’aurait été gênant. J’ai même failli rentrer tout simplement... mais là aussi, non... Louper des moments avec lui à cause de Caro ou de mon impatience...
J’ai attendu en zappant nerveusement la télé. Je ne sais même pas ce qui passait à la télé, ma tête était trop en ébulition pour que je puisse capter quoi que ce soit. J’étais verte, Caro était en train de grignoter de précieuses minutes sur le peu de temps que Pascal passait encore en Suisse. Je me suis retrouvée en larmes. Je ne sais pas si c’était la rage ou la peine. J’avais les yeux tous rouges et je n’ai pas réussi à faire cesser le ruisellement à son retour. Minable, je me suis sentie minable. Il a essuyé mes larmes avec de petits bisous. Il est tellement doux, tellement choux.
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Hééé Babe? C’est quoi ça? Tu ne crois quand même pas que j’allais lui sauter dessus, alors que tu étais à quelques pas en train de m’attendre, non? J’ai autre chose sur le coeur en ce moment et c’est sûrement pas des galipettes avec Caro... Allé, fais moi un petit sourire... De toute façon, je n’ai que ma petite femme dans la tête en ce moment...
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Laquelle?
Pascal a éclaté de rire. J’avais essayé de masquer ma gêne en faisant un brin d’humour. A son contact, sous une pluie de tendresses et de bisous, j’ai très vite oublié mon gros chagrin.
Puis, j’ai dû partir chez ma soeur sur les chapeaux de roues. Alors, faisait preuve de bonne volonté, j’ai dit à Pascal qu’il pouvait en profiter pour remonter le moral à Caro. Pascal n’a rien dit, il pensait que ce n’était pas nécessaire et que ça risquait de juste tout compliquer. Je savais qu’elle devait être mal, alors je l’ai appelée pour lui dire que Pascal était seul à la maison, ou peut-être à l’étage chez Thomas, que moi j’avais un souper et que je ne serais pas de retour avant 2 à 3h. Je savais que Caro saurait en profiter.
Je suis bien sûr arrivée en retard chez ma frangine... J’ai fait mon possible pour avoir l’air enjouée et calme. Après le repas et une fois que la télé avait fini ses prises, j’ai détallé comme une fusée. Ces émissions sont toujours dictées, la responsable de l'émission avait une idée derrière la tête et a passé son temps a essayé de nous mettre les mots dans la bouche. Ma frangine allait encore s’attirer les jalousies de certaines copines et rivales...
Caro était encore à la maison. C’est drôle mais, j’ai tout de suite remarqué que Pascal se tenait à distance pour ne pas laisser à Caro l’occasion de se pendre à son cou. J’ai bien senti qu’elle n’avait pas vraiment envie de partir, et comme aucun de nous 3 ne travaillons le lendemain, elle pouvait bien rester encore un peu.
Ca ne me dérangeait pas, parce que je l'avais trouvée discrète ces derniers temps, elle n'avait pas été trop dans mes pattes. J'aurai dû me rappeler que Caroline avait plus d'1 tour dans son sac.
En fait, Caro avait été très occupée à chercher du boulot... Elle avait fini par se secouer et peu à peu sortir de sa grosse déprime parce qu'elle avait une idée derrière la tête... Se trouver un travail... à Munich! Ca m'a fait comme une décharge électrique. Morte de jalousie, je n'ai pas fait de remarques. Donc, c'était pour ça qu'elle ne lui avait pas trop collé au cul... Jeeez!
Pascal lui a immédiatement dit de ne pas faire ça. Si c'était pour lui, ça n'en valait pas la peine, il avait décidé de tout faire pour sauver son couple. Glups, ça aussi ça m'a scié les pattes. Donc, il avait l'intention de recréer un véritable couple avec sa femme!!! Pascal a rajouté qu'il avait bien l'intention de couper les ponts avec son passé... Ce qui voulait dire avec moi aussi...
Mais Caro n'en avait cure. Il pouvait toujours essayé, elle, elle avait l'intention de le rejoindre sur place. J'ai serré les poings dans ma poche. Motus et bouche cousus, je n'avais pas l'intention de me laisser abattre, je voulais profiter des moments que j'étais avec lui et surtout, je n'allais pas me mettre à péter un câble devant Caro. Quant je pense que j'ai eu pitié d'elle!!!!
Lumière tamisée, petit feu dans la cheminée, on s’était étallé sur le canapé et on a bavardé tranquillement en sirotant nos drinks. Caro avait la mine triste mais soulagée, ou contente. Bien sûr, elle avait peur qu’à tout moment, on la fiche à la porte, ça se sentait. Puis vers les minuit, Pascal a déclaré qu’il était fatigué et qu’il était temps de se rentrer. Pour éviter qu’elle ne traîne encore, il a décidé de la raccompagné un bout.
5mn après, Pascal était déjà de retour. Allongée devant la cheminée à compter les minutes, je regardais danser les flammes. Pascal m’a soulevée dans ses bras solides et musclées comme un fétu de paille pour m'emporter dans la chambre... Il était l'heure d'aller se coucher!!! Ohhh, son petit sourire coquin, arfff, il est vraiment trop sexy... Inutile de lui demander ce qu’il voulait...
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------ L’angoisse me ronge les tripes - (272) - mer.29.sep.10 ------