273 - Ne pars pas... reste...
Jeudi..... 30 sept 2010
Je crois qu’on commençait à réaliser que c’était nos derniers, derniers jours ensemble. Je crois que Pascal était aussi triste que moi, et que lui aussi faisait semblant d’avoir le moral. Mais c’est vrai qu’on ressentait le besoin de rester collé aux pattes l’un de l’autre. Ciel, qu’est-ce qu’il allait me manquer...
On était 2 grosses larves s’accrochant l’un à l’autre, se couvrant de mots d’amour, cherchant le réconfort auprès l’un de l’autre. C’était tendre aussi et tellement agréable malgré la tristesse de savoir qu’on vivait nos dernières heures ensemble, avant une très longue et peut-être définitive séparation. Non, on savait tous les 2 que c’était définitif, que c’était fini et je crois que c’est ce qui me faisait le plus mal.
Je ne veux pas le voir partir, je ne veux pas... C’était dur de continuer à garder le sourire, j’ai fini par fondre en larmes et je lui ai raconté toutes mes peurs, ma détresse, le gros vide que je ressentais déjà. C’était ridicule, l’image de Caro en larmes hier soir m’a traversé la tête et j’ai essayé de me reprendre. Pascal me consolait et faisait écho à ma détresse, il ne voulait pas qu’on se sépare non plus et l’avenir lui foutait le trac.
Une fois de plus, je lui ai avoué que je ne voulais plus le partager avec personne, même pas avec sa femme. Je crois que ça le rassurait de me voir si amoureuse, si désespérée de le voir partir, de me sentir m’accrocher désespérément à lui et il a tout tenté pour me remonter le moral.
D’un côté, autant qu’il soit au loin... mais la pensée de Caro à Munich, avec Pascal me fichait un cafard monstre!
Penser que Caro sera si près de lui, si proche, l’imaginer en train de se balader main dans la main avec lui... Je me meurs. Je ne voulais plus y penser, ça me rendait folle furieuse. J’avais la stupide envie de lui interdire de la voir, mais ce serait débile; s’il la voit, ça me ferait encore plus mal. Alors autant ne rien demander.
Je me suis même laissé aller à lui demander de ne pas partir... Ça l’a fait sourire, il m’a demandé si je n’aurai pas voulu lui demander ça un peu plus tôt au lieu d’attendre la dernière minute, par exemple dès que je l’ai!?!
Le soir, on aurait pu aller boire un verre avec ses potes, mais Pascal n’en avait aucune envie. Je lui ai rappelé que c’était aussi les dernières fois, avant longtemps, qu’il verrait ses copains, mais Pascal n’avait pas envi de bouger de la maison. Par contre, on est sorti manger, et nos pas nous ont automatiquement conduit à notre petit coin au bord du lac. On a eu envi de re-visiter notre petit coin secret, l'endroit où l'on se cachait pour passer un moment ensemble. On était drôlement nostalgique...
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------ Ne pars pas, reste... - (273) - jeu.30.sep.10 ------