272/14 - Déception à répétition

Publié le par JaneDo


Lundi, 29 septembre 2014 - 272/14 - Déception répétée

Vendredi, Pascal est sorti avec ses copains, au moment de rentrer, il a pris Caroline en flag, occupée à le suivre. Pascal l’a grondée pour la forme, sur ce, ils ont finis la soirée ensemble. Samedi, Pascal m’invite à passer chez lui dans la soirée, mais il avait aussi invité Caroline!

Furax, j’ai passé mon tour. Après avoir discuté sommairement avec l’un et l’autre, j’ai laissé Caro aller chez lui à ma place, espérant qu’il finirait par comprendre pourquoi je refusais de le voir. Après, j’ai attendu, espérant qu’une fois qu’il aurait vu “la lumière”, Pascal m’appellerait, ou ferait des pieds et des mains pour me voir, et surtout, se faire pardonner.

Désespérée et triste de ne pas l’avoir vu vendredi, et par sa faute ni de tout le samedi, incapable de dormir, incapable aussi de retrouver mon calme, j’attendais que mon téléphone sonne…

Dimanche, vers les 1h du matin, Caroline a rappelé. Elle était de retour chez elle. Ils avaient discuté longuement, et elle croyait que Pascal avait pigé. Mais, d’après elle, il était aussi un peu furieux d’avoir été sermonné comme un gamin. Pfff, le culot. S’il y avait quelqu’un qui avait le droit d’être furax, c’était moi, pas lui. Caro a eu bien du mal à convaincre Pascal, qu’elle ne m’avait rien dit concernant vendredi soir.

Caro m’a appris que Pascal l’avait ramenée chez elle en partant pour elle-ne-savait-où. Dès que j’ai raccroché avec Caroline, je me suis changée. Je voulais être visible, charmante, prête pour accueillir Pascal, donc j’ai enfilé autre chose qu’un training. J’étais persuadée que Pascal était en route pour venir chez moi.

Peine d’espoir, après tout, le week-end n’était pas encore terminé, on pouvait encore rattrapé le temps perdu et passer un bon dimanche tous les deux. Une fois prête, je me suis replongée dans mon livre.

Les minutes se sont transformées en heure… J’avais calculé le temps qu’il lui faudrait pour arriver jusqu’ici, et ce temps était écoulé. L’angoisse a commencé à faire son chemin, et ma confiance à fondre comme neige au soleil. Il foutait quoi? S’il ne venait pas chez moi, alors où allait-il?

Pascal n’avait pas eu le culot d’aller voir Elodie après tout ça quand même??? Ce serait un manque de respect total! Je crois que là, ma colère risquait de dépasser la fusion au centre de notre étoile, le Soleil! Je sentais ma gorge se serrer à mesure que le temps calculé s’étendait…

Je devais en avoir le coeur net, et la preuve. Surtout avoir la preuve que je ne me trompais pas. J’ai sauté dans ma voiture. C’était quand même de la folie pure d’être sur les routes, fulminante de rage et d’angoisse à 2h20 un dimanche matin!

J’espérais de tout mon coeur que Pascal n’avait pas eu l’indélicatesse de me faire un coup pareil…

Chez Elodie, personne! J’ai fait le tour, vérifier toutes les voitures stationnées dans les environs. Rien. J’ai vérifié une deuxième fois. Rien. Chez Elodie, il n’y avait pas de lumière. J’ai foncé chez Maud, et j’ai recommencé la même opération. Je tremblais comme une feuille. Pourvu qu’il ne soit pas avec cette salope, je serais dévastée. Rien.

Bordel, où pouvait-il donc être. Je n’ai pas osé rappelé Caroline, pour lui demander d’aller vérifier chez Pascal… C’était un peu tard. Et s’il était chez elle, j’aurai l’air d’une totale idiote…

Traumatisée de ne pas le trouver, ni chez Elodie, ni chez Maud, je me suis demandée si Pascal n’était pas quelque part ailleurs avec Elodie! Un hôtel peut-être? En boîte, à danser collé-collé, comme s’ils étaient seuls au monde, alors que je me morfondais dans mon coin. Le sale rat. Peut-être avait-il déjà rendez-vous avant même de nous proposer de passer chez lui?

Rhhh, je crois que je commençais sérieusement à délirer! Ou, j’avais raison et c’était horriblement détestable. Et ça faisait terriblement mal. J’avais le coeur en miette et je tremblais toujours. Je ne savais pas où regarder, ni quoi faire. Est-ce que je devrais aller attendre chez lui? Et s’il ne rentrait pas de la nuit?

Si Pascal rentrait dans la matinée, ou pire, dans l’après-midi, je ne suis pas sûre de pouvoir garder mon calme. Encore pire serait de me retrouver à lui faire une crise et de finir en larmes. De toute façon, vu la situation, le dimanche était foutu.

Cette fois, j’ai éclaté en sanglots. Je n’arrivais plus à retenir mes larmes et la douleur qui me compressait la poitrine était insupportable.

Par acquis de conscience, j’ai quand même été vérifié chez Pascal avant de rentrer. Bien sûr, il n’y était pas. Franchement, même s’il y avait été, je n’aurais pas pu le voir avec les yeux et les pommettes aussi enflés. Une fois rentrée, je n’ai même pas réussi à trouver le sommeil. J’étais pourtant lessivée. J’ai encore pleuré longtemps, les yeux rivés dans la rue devant mes fenêtres, espérant encore voir Pascal se pointer…

Effondrée, je me suis levée tard. J’avais des appels en absences, notamment de Pascal
. Ecoeurée, je ne l’ai pas rappelé. Qu’il aille se faire pendre où il était alors que je le cherchais le coeur en bouillie. J’ai noté qu’il avait attendu midi pour appeler. Pfff. C’était un salopard, comme la plupart des hommes, et il ne méritait pas mes larmes.

J’espère qu’il avait passé une bonne soirée entre les cuisses de son Elodie, ou celle chez qui il a fini la nuit, j’espère que ça en valait le coup, parce que, je ne le laisserais pas me faire souffrir de si tôt. Je crois que j’avais compris la leçon.

Souper en famille comme d’habitude. Caroline a tenté de m’appeler, mais je n’étais pas d’humeur à discuter de Pascal. Moins j’entendais son nom, et mieux je me porterais.


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