273/2012 - 2ème week-end sur son territoire… (3)
Dimanche - 30 septembre 2012 - (273/2012 - 2ème week-end sur son territoire… (3)
Arf, j’étais fatiguée! Je me suis levée tard, Pascal m’avait laissé dormir. J’ai retrouvé Jess à la cuisine en train de préparer le petit déjeuner tardif. Il était déjà 13h. Jess était assez sympa, elle a commencé à raconter sa soirée, où elle avait été et avec qui. Bref, du petit bavardage, c’était assez reposant. Installée comme 2 copines autour de la table, et je lui donnais tous les; ha! ha oui? etc. Je faisais semblant de m’intéresser.
Pascal n’était pas là, il avait été courir. J’imagine qu’il était passé chez Caro et qu’elle est allée courir avec lui. Je pensais presque la voir venir déjeuner avec lui. D’ailleurs, Jess m’a dit qu’elle venait souvent déjeuner avec eux le dimanche, et d’emblée, elle avait prévu une assiette pour elle. Mais, Pascal est rentré seul, et on a déjeuner avec Thomas. Pascal a été le chercher.
Thomas aussi était pas mal raide, il était sorti tard. Assez surprenant de le voir se rappliquer en training. D’habitude, il s’habille toujours dès qu’il se lève. Les seuls fois que je me rappelle l’avoir vu en training, était quant on sortait ensemble et qu’on passait le dimanche à larver chez lui. J’adorais nos petits dimanches enfermée dans ses bras. Brrrrh, à quoi je pense moi!!!! Jeeez, heureusement que les pensées ne sont pas sonores!
Après avoir un peu traîner à boire son café, Thomas est retourné chez lui. Pascal et lui ont parlé de l’escalier pour relier les 2 apparts. J’étais contente de voir que c’était toujours d’actualité. Je suis rassurée, parce que l’idée n’avait pas l’air d’embêter Thomas. Avec Jess, dès qu’on a eu fini de manger, on a laissé les garçons pour se jeter dans les canapés.
Pendant que j’écoutais le petit babillage de la femme à Pascal, je me demandais ce qui allait se passer maintenant. Je ne pourrais certainement pas espérer me coller dans les bras à Pascal, et je n’imaginais pas qu’on puisse filer s’enfermer dans la chambre. Ouais, c’était trop bizarre cette situation. Je me demande ce que pensais Jess? Est-ce qu’elle était aussi inquiète que moi? Et Pascal? Comment vivait-il cette situation? Puis, je foutais quoi ici? J’aurai peut-être dû rentrer!
Après le départ de Thomas, Pascal est venu vers nous. J’ai bien remarqué qu’il avait eu une petite hésitation. On était chacune dans un des canapés, et il ne savait pas quoi faire, puis il s’est planté dans le mien. Je n’aurai pas trouvé anormal qu’il s’assied près de sa femme. Par contre, il n’a pas osé me toucher, c’est-à.dire, me prendre la main, ou me passer le bras autour des épaules.
Jess s’était recroquevillée dans son canapé, puis elle s’est mise dans un fauteuil, les jambes repliés. On s’est mis à parler des fêtes de Noël, tout en regardant d’un oeil ce qui se passait à la télé. Jess zappait non-stop, puis finalement elle a semblé trouver un programme qui lui plaisait, alors on s’est mis à chuchoter. Puis, après un moment qui m’a semblé durer éternellement, Pascal m’a fait signe qu'on allait dans la chambre, sous prétexte de ne pas déranger Jess.
On a laissé la porte ouverte, et on a mis la télé aussi. Je me suis collée contre lui, posant la tête sur son torse. Miam, sentir son bras autour de moi, j’ai sombré. Je me suis endormie. Faut dire que j’étais fatiguée. Pascal a aussi fini par s’endormir. On s’est réveillé env. 2h plus tard, et on a décidé d’aller se balader. En fait, c’était surtout pour ne plus avoir Jess sur les talons.
Pfffouih, c’était pénible, Pascal le pensait aussi. Toute cette histoire de cohabitation nous pesait, on ne se sentait pas à l’aise. C’était gênant de se coller l’un à l’autre avec la présence de sa femme, on avait l’impression qu’on avait pas le droit. C’était lourd. Et nous voilà en voiture, à tourner en rond parce qu’on ne savait pas où aller. On aurait pu aller chez moi, mais ça aurait l’air bizarre, et aller chez Michael, c’était encore pire. On sentait la pression.
On s’est arrêté dans un petit café après Morges. Enfin seuls. On pouvait se faire des bisous, se tenir la main, se toucher, pfff. Bizarrement, je n’avais pas eu l’impression d’avoir passé beaucoup de temps avec lui, de ne l’avoir pas vu du week-end, et pourtant, j’étais sous le même toit que lui. C’est seulement maintenant que j’avais l’impression d’être avec lui.
J’ai voulu rentrer, je ne me sentais pas le courage de retourner chez lui et passer des heures à faire semblant en attendant de pouvoir enfin m’enrouler dans ses bras. Mais, on avait envi de dormir ensemble, j’ai fini par retourner là-bas avec lui. On a préparé à manger ensemble et on a mangé avec Jess. Elle avait décidé de sortir encore ce soir, et elle a voulu que Pascal l’accompagne, mais comme j’étais là, il n’a pas voulu, et elle a dû y aller seule. Sa copine Barbie est venu la chercher.
Dès qu’elle est partie, on s’est jeté dans les bras l’un de l’autre. Enfin… Je ne regrettais pas d’être venue, et je pouvais dormir avec lui. Miam miam. C’était un week-end assez pénible en fait, mais jeeez, je l’aime à la folie lui! L'empêche, même si cette drôle de situation n'était pas géniale, au moins, je pouvais le voir et passer du temps avec lui, donc, je n'avais pas de quoi me plaindre. Jess était quand même bien gentille de m'accepter chez eux.