274/11 - à 2 doigts de craquer...
274/11 - à 2 doigts de craquer...
Samedi, 1er oct 2011
Pascal n’est pas rentré de la nuit. J’ai vraiment pas de chance. Chez Thomas, je n’ai dormi que d’une oreille, j’ai passé la nuit à espérer entendre le bruit de sa voiture. Même faire l’amour n’a pas réussi à dégager la boule que j’avais à l’estomac. Pourtant, je me suis répété des milliers de fois que je devais lâcher prise, oublier, passer à autre chose, mais rien ne marchait.
Je sais parfaitement que Thomas était une erreur, mais c’était ce qui se rapprochait le plus de Pascal...
Je suis lamentable, je n’arrive pas à me raisonner, je n’arrive pas à m’éloigner, à me faire une raison, je me balade toute la sainte journée avec cette grosse boule à l’estomac et je suis à 2 doigts de craquer, m’effondrer comme une lavette. Je n’en peux plus, tout tout pour ne plus me sentir aussi mal, n’importe quoi, même les pires conneries, même me ridiculiser. N’importe quoi.
Les garçons avaient un match ce matin, Thomas m’avait proposé d’y aller, mais j’étais tellement crevée, quant je suis rentrée, je me suis écrasée dans mon lit et j’ai enfin dormi quelques heures. Je n’ai donc pas pu aller au match, mais je crois que je n’en avais pas vraiment envie. L’après-midi les garçons avaient prévu de passer l'après-midi sur un circuit moto. Si Thomas ne m’avait pas invitée, je n’aurai même pas su ce qu’ils faisaient.
J’ai été les rejoindre sur le circuit. Je ne sais pas rouler en moto, alors je ne pouvais que regarder. La moitié du groupe était là, et avec horreur, j’ai vu que Pascal semblait être en compagnie d’une petite pouffe que je ne connaissais pas, mais le groupe par contre, si. J’étais dégoûtée. Pfff, comme s’il ne se rendait pas compte de ce qu’il me faisait, il est passé me faire la bise. Je n’ai pas rendu sa bise, je suis restée froide et distante. Et pourtant, j’avais envie de tout sauf ça.
Mince, Pascal était tout simplement sexy à mourir dans sa combinaison de motard, ça lui moulait le corps et je savais ce qu’il y avait en-dessous de tout ça. J’avais les vapeurs. Chaque fois que je le voyais passer son bras autour de la taille de la pouffe, j’avais les cheveux qui se dressaient. Je pense que je devais avoir une coupe punk à la fin. Pascal évitait de regarder dans ma direction, en fait, il m’ignorait totalement. C’est vrai que Thomas n’était pas mal non plus avec son look de bad-boy, il était chou, mais il n’y a que Pascal qui me mettait dans tous mes états.
C’était de la torture de rester là, je n’arrivais pas à me décider à partir, mais si je voulais garder un semblant de dignité, il le fallait.
J’ai donc attendu une des dernières pauses, j’avais retrouvé le sourire pour rigoler et discuter avec Thomas et quelques potes, en ignorant complètement à mon tour Pascal. On aurait dit qu’il s’en foutait, Pascal restait à l'écart, à roucouler avec l’autre pétasse. Je le déteste.
Le soir, je n’aurai pas dû sortir, mais l’envie de voir Pascal était la plus forte. J’affichais un large sourire, ma meilleure humeur, riait à toutes les blagues que j’entendais, même quant elles n’étaient pas drôle. Je voulais qu’en arrivant, Pascal ait l’impression que je m’amusais et qu’il était le dernier de mes soucis. Mais, pas de Pascal en vue. Caroline avait été frustrée de n’avoir pas été invitée au circuit, et elle aussi espérait voir Pascal se pointer.
Je n’ai pas osé lui demander si c’était elle chez Pascal jeudi soir... J’aurai dû, ça m’aurait rassurée... peut-être.
Layne était là aussi ce soir, seul. Il m’a draguotée, je l’ai laissé faire. 1) Parce que, je ne voulais pas que Thomas prenne les choses trop au sérieux entre nous, 2) Parce que, si Pascal me verrait avec lui, j’espérais que ça le rendrait furieux. Comme je ne voyais pas Pascal arriver, oubliant toute réserve, je l’ai appelé.
A ma grande surprise, il a répondu. J’avoue que je ne m’y attendais vraiment pas. J’ai demandé s’il sortait, et il m’a répondu que non, qu’il avait autre chose. J’étais encore en ligne avec lui quant Caro est sortie me rejoindre. Elle écoutait attentivement tout ce qu’on se disait, collant même l’oreille à mon natel. En désespoir de cause, je lui ai rappelé sa proposition de se voir pour discuter, et à ma plus grande honte, il m’a dit qu’on pouvait, mais pas ce soir. Bref, il m’envoyait promener en quelque sorte.
Je n’en pouvais plus, je trimbalais toujours cette énorme boule au fond de l’estomac, et il fallait que je m’en débarrasse d’une manière comme d’une autre. J’ai foncé chez lui. Si Pascal n’avait pas été là, je l’aurai cherché dans toute la ville. Caro était avec moi, et je suis presque sûre qu’elle aurait su où le trouver, et quitte à faire une scène, malgré ma timidité, quitte à me faire jeter, j’aurai été le chercher où qu’il soit.
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274/11 - à 2 doigts de craquer - Samedi, 1er oct 2011