275/11 - Craquer... Tout est cassé...
275/11 - Craquer... tout est cassé...
Dimanche, 2 oct 2011
Chez Pascal, les stores étaient descendus, donc on ne pouvait rien voir de ce qui se passait à l’intérieur, mais il y avait de la lumière. J’aurai pu me servir de ma clé, qui ne me quittait plus, mais je ne voulais pas que Caro sache que j’en avais une. Caroline aurait voulu aller sonner, mais Pascal lui avait bien fait comprendre qu’il arrêterait de la voir si elle continuait à le harceler. Moi, il ne m’avait rien dit de tel, donc, c’était à moi d’y aller. Caro est restée en arrière, planquée dans les buissons... J’ai sonné, comme personne ne venait, j’ai insisté.
Pascal est finalement venu ouvrir... Arf, combien de fois doit-on avoir eu le coeur brisé pour mourir, je me le demande!!
Je ne pense pas qu’il était tellement surpris de me voir, j’ai remarqué qu’il barrait le passage, donc, il n’allait pas m’invité à entrer. Peut-être qu’il voulait éviter qu’on se retrouve enfermé chez lui? En tous cas, il m’avait menti en me disant qu’il avait déjà quelque chose, puisqu’il était toujours chez lui. C’était passé 1h du matin, s’il avait vraiment eu un rendez-vous, il serait déjà sorti. Donc, j’ai demandé si je pouvais entrer et là... Pa-Da-Boum!
Pascal a dit qu’il était désolé, mais pas ce soir, il n’était pas seul.
Je n’en croyais pas mes oreilles, je ne me suis pas rendue compte que je m’étais pliée en 2 sous le coup, mais j’avais de la peine à respirer. C’était comme si on m’avait donné un coup de poing dans le ventre. Puis, j’ai vu mes pieds, alors j’étais pliée en 2, je n’arrivais pas à me relever. Je crois que je l’entendais vaguement m’appeler par mon nom, mais je devais avoir du cotton dans les oreilles, les sons étaient inaudibles. Je crois qu’il a dû se baisser au niveau de mes yeux parce que j’ai vu son visage inquiet.
"Mais va te faire foutre, il me boxe et il se permet d’avoir l’air inquiet? Va te faire foutre."
J’avais les oreilles en feu parce qu’ils me brûlaient. Dans un état second, quant j’ai enfin pu me relever un peu, je l’ai regardé dans les yeux. J’ai voulu dire quelque chose, mais je ne savais pas par quoi commencer et rien ne sortait de ma bouche. J’ai reculé. J’ai failli me larver sur les marches de sa terrasse, heureusement, il m’a rattrapée, mais je lui arraché mon bras et j’ai filé.
J’avais oublié Caro, tout ce que je voulais c’est mettre le plus de distance possible entre lui et moi. Je ne savais pas s’il me suivait ou non, mais comme je devais m’arrêter pour reprendre mon souffle et attendre que mon sang circule à nouveau, je me suis planquée, pliée en 2 à essayer de capter un peu d’air. Je ne sais pas combien de temps je suis restée là, mais dès que j’ai retrouvé mes esprits, j’ai été chercher ma voiture chez Caro et je suis partie.
J’ai roulé au hasard, je n’avais aucune idée où j’allais, mais j’avais besoin d’être seule.
Je ne pouvais pas rentrer chez moi, je n’aurai pas tenu le coup. J’aurai passé la nuit à espérer que Pascal me poursuive, mais je l’aurai envoyé chier. Donc, ça se passerait mal. Je tournais en rond, j’ai dû m’arrêter 1 ou 2 fois pour laisser sortir mes larmes et m’essuyer les yeux pour pouvoir conduire. J'ai continué à conduire au hasard.
C’était lamentable, mais j’avais envie d’appeler Thomas au secours, d’aller me réfugier vers lui. J’avais aussi envie d’appeler Caro pour savoir si Pascal était tout simplement retourné à ses affaires ou s’il avait eu la bonne idée d’essayer de me retrouver, mais je n’ai pas osé. Suivant ce que Caroline me dirait, ça m’achèverait.
Je ne voulais pas regarder mon natel, parce que s’il n’a même pas essayé de m’appeler ça me ferait mal, mais j’ai fini par regarder pleine d’espoir... Pascal n’avait pas essayé de m’appeler, alors j’ai pleuré.
Super, maintenant j’avais les yeux comme des pastèques géantes!
Désespérée, j’ai fini par me réfugier chez Layne. Ciel, quelle chance de l’avoir, il a été compréhensif et adorable. J’ai essayé de lui raconter ce qui se passait dans ma tête, dans mon coeur, mais j’avais de la peine à trouver les mots sans fondre en larmes.
Dimanche, je suis restée avec Layne, je n’avais nulle part ailleurs où aller. Toute seule, je n’aurai fait que pleurer, tandis que là, je devais faire l’effort d’aller mieux. J’ai carrément coupé mon natel, je ne voulais pas voir que Pascal ne cherchait même pas à savoir comment j’allais. C’était bon, j’avais compris, mais ça ne voulait pas dire que j’acceptais.
Quoi qu’il en soit, je savais que c’était de ma faute si on en était arrivé là!
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275/11 - Craquer... tout est cassé - Dimanche, 2 oct 2011