275 - Plus que 24h.. et ma vie est finie...
Samedi..... 02 octobre 2010
Samedi, on pensait passé la journée ensemble, rien que les 2. On n’avait pas prévu de sortie, on ne voulait voir personne. Le temps commençait à nous échapper, ça avait passé si vite, j’avais un cafard monstre en réalisant qu’on était à la veille de son départ. Tout m’amenait au bord des larmes, même rire, parce qu’immédiatement je pensais que c’était la dernière fois que je riais avec lui... L’horreur. Pourtant, on se donnait beaucoup de peine pour faire semblant d’avoir le moral et ne pas laisser paraître la tristesse qui nous rongeait l’estomac.
Puis, de concert, on a décidé qu’on avait pas besoin de continuer à se forcer à sourire, si on en avait pas envi.
Pascal et Thomas ont dû aller manger à midi chez les parents... Forcément, j’aurai dû m’en douter, lui aussi! On est un peu nul. On aurait dû prévoir que ses parents voudraient le voir avant son départ, mais on était tellement ibnobulé par notre propre séparation, qu’on avait oublié les autres... sa famille!
J’en ai profité pour rentrer chez moi et là, à tout hasard, j’ai préparé mes affaires. Si c’était trop dur, je lui proposerais de l’accompagner un bout, ou peut-être jusqu’en Allemagne, on verra. Surtout, je ne voulais pas avoir à le quitter d’une semelle, ou avoir à rentrer chez moi me changer ou quoi que ce soit, jusqu’à dimanche soir. J’avais les boules. Je n’arrivais pas à croire que ce moment était arrivé, je naviguais encore dans une sorte de... “dénégation”.
Quant il est rentré, Thomas était avec lui. J’ai compris qu’ils ressentaient le besoin d’être ensemble aussi.
Ils ont à nouveau survolé les détails de son absence; Pascal tenait à ce que la femme de ménage continue à venir 1x par semaine, qu’elle n’oublie pas ses plantes, bref, que ce soit prêt pour son retour à tous moments. Je les regardais discuter, passer en revue les détails et j’étais dans le brouillard; il allait vraiment partir demain... Demain soir, ici, ce sera tout vide... Il n’y aura plus sa silhouette se promenant ça et là...
Puis Thomas a insisté pour qu’on sorte prendre un verre avec lui et quelques copains, mais Pascal ne voulait pas. Il disait ne pas être de bonne compagnie. Il a raconté à Thomas qu’il avait les boules, que ce déplacement le mettait à cran. J’ai compris que c’était la 1ère fois qu’il allait quelque part sans son compère de toujours; Thomas. Thomas aussi appréhendait, lui aussi avait toujours été avec Pascal, c’était la 1ère fois qu’ils se séparaient aussi! C’était comme si leurs vies partaient dans des directions opposés.
Je réalisais que pour eux aussi ça devait faire mal... mais les garçons n’ont pas le droit de pleurer... en tous cas, pas comme les filles.
Après le départ de Thomas, on est resté collés comme des siamois. On avait pas envi d’aller dormir, parce que si on fermait les yeux, en les rouvrant ce serait; Heure H moins X... Il allait devoir commencé à se préparer à partir... Mon Dieu, j’avais le moral dans les baskets. Non, pire, sous les baskets!
Diantre... On a fini par s’endormir... Enfin, moi... quant j’ai rouvert les yeux, Pascal m’observait... Il me regardait dormir! J’espère que je n’avais pas trop manifesté les cauchemars que j’avais eu!!!
Merde... Dimanche... C'est dimanche... Je ne veux pas de dimanche...
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------ Plus que 24h et ma vie n’a plus de sens (275) - sam.02.oct.10 ------