283/2013 - Il batifole avec mon ennemie!
Jeudi, 10 octobre 2013 - 283/2013 -
Poids sur le coeur; il batifole avec mon ennemie!
La femme de ménage passe ce matin vers 11h, donc je devais être chez ma frangine pour lui ouvrir. Heureusement, j’avais dormi ici.
Bon, là, je vais courir chez Ikea, ensuite poste, ensuite j’attends les appels de ma frangine ou de ma puce. Si ma frangine reste à l’hôpital, Kaya et moi irons lui faire une petite visite.
Elle est restée et a pu avoir une chambre toute seule. Elle pouvait laisser télé et fenêtre grande ouverte toute la nuit. On est rentré sur les rotules. Kaya a été dormir chez sa frangine et moi je suis revenu chez ma frangine.
Quant l’autre dormait, je suis sortie sur la pointe des pieds. Je ne voulais pas qu’il m’entende partir, mais la porte a fait un “clak”. Poisse. Je voulais dormir chez moi.
En rentrant, j’ai fait un tour chez Pascal, il n’était pas là-bas. Il était déjà passé minuit, où pouvait-il traîner? J’ai donc fait le tour des adresses où je soupçonnais le trouver. Et paf, sa voiture était parquée là, dans une rue, près de chez Maud. Pascal était chez elle. Chez Maud.
Merde, ça fait mal à chier. Sa voiture dormait toute seule dans une rue où il ne devait pas être. J’avais beau la regarder dans tous les sens, c’était bien la sienne. Je pouvais cligner des yeux, et rien à faire, sa voiture ne disparaissait pas. Ni la douleur au fond de la poitrine.
Des tas d’images et de choses passent par la tête dans ces moments. Ces fenêtres glauques, sans lumières font mal. Trop troublant de voir sa voiture plantée là, sans personne au volant, éteinte. C’est difficile à décrire, ça pose un poids sur la poitrine, comme si j’avais avalé un énorme caillou.
J’avais envie de pleurer, de rester là jusqu’à ce que Pascal sorte. Voir la tête qu’il faisait. S’il avait l’air heureux, dans la lune, donc amoureux, ou… Mais, c’était idiot. Je ne pouvais quand même pas attendre jusqu’au matin dans ce froid. Puis, je savais que je ne lui dirais rien, ni ne demanderait rien. Je ne lui en voulais pas, en même temps j’aurai voulu être une mouche.
Et je ne comprenais pas pourquoi je me sentais si désespérée, alors que je ne lui aurais jamais interdit d’aller chez elle. Mais, j’aurai voulu pouvoir lui greffer une puce, que je pourrais ensuite plugger sur moi, pour tout savoir; savoir ce qu’il a dit, vu, entendu, ressenti! Pourquoi? C’était tellement mieux de ne rien savoir!!!
J’aurai voulu être sûre qu’il ne se laisserait pas embobiner, savoir ce qu’elle était en train de mijoter… Bref, c’était Bagdad dans ma tête! Je me faisais du mal toute seule. Il y a des choses qu'on ne peut pas contrôler. Je le savais pourtant, mais ça ne m'empêchait pas de me torturer. Zut... Pourquoi Maud justement...
Zut, est-ce que ça allait être comme avec Elodie? Flûte, c’est aussi bientôt l’anniversaire de ses 5ans de mariage avec Jess! Tout aurait dû aller mieux... Etre différent!
Pourquoi est-ce qu’il fallait qu’il soit avec cette Maud! Une fille qui agit comme une connasse chaque fois qu’on se croise. Etait-ce une bonne raison pour qu’il ait pu deviner que, c’était justement pas une bonne idée de la fréquenter? Non, il n’y a pas une bonne manière de se comporter avec la petite amie du mec qui nous intéresse!
Je suis rentrée… Mais, l’image de sa voiture dans cette rue m’a torturée des heures avant que je ne puisse trouver le sommeil. Je regrettais d’être partie, parce que je ne saurais pas s’il y avait passé la nuit ou s’il était rentré.