284/2013 - Coup de poignard dans le coeur

Publié le par JaneDo


Vendredi, 11 octobre 2013  - 284/2013 - Coup de poignard dans le coeur

Impossible de fermer l’oeil. La vue de sa voiture dans cette ruelle, dormant, certainement comme lui me cassait la tête et le moral. Je n’arrivais pas à faire l’impasse dessus. Je me suis rhabillée, et j’ai sauté dans ma voiture. Je me suis précipitée chez Maud. Zut, Pascal était encore là. Il était encore chez Maud. Mon coeur à sombrer dans une vase épaisse et lourde.

Je pensais ne pas trouver sa voiture parquée là. Au même endroit. J’espérais le voir parti. C’était juste une confirmation, je m’attendais vraiment à ce que Pascal soit rentré chez lui. C’était juste une confirmation, et je pensais aller le retrouver chez lui. Mais là, je me suis sentie traquée, paumée. Que faire?

SMS à Pascal; “Est-ce que tu peux me rappeler, j’ai envie de te voir. STP app moi. Trop besoin de te voir, tu me manques…”.

2 minutes après, Pascal me rappelait, la voix chargée d’inquiétude. Mon soulagement a été énorme. J’étais persuadée qu’il ne m’appellerait pas, qu’il ignorerait mon message. Et bien, je m’étais trompée. Pascal a tout de suite senti mon désarrois, ma déprime. Il voulait savoir ce qui se passait pourquoi j’étais si déprimée.

Je lui ai dit que je ne voulais pas en parler au téléphone, que j’allais venir chez lui. J’avais juste besoin qu’il me serre dans ses bras un petit coup. Pascal m’a proposé de me retrouver quelque part en ville, si c’était que ça. J’ai dit que je préférais venir chez lui. Là, il m’a dit qu’il n’était pas à la maison, qu’il partait tout de suite et qu’il me retrouverait alors à la maison.

Je savais où il était, alors je n’ai pas demandé avec qui et où. Et le fait qu’il était prêt à courir pour moi m’a enlevé un gros poids du coeur. Toute l’angoisse, la terreur, les incertitudes sont parti en fumée. Je lui ai demandé 2 ou 3 fois pour être sûre que Pascal ne disait pas ça juste pour me calmer. C’était bon, je me sentais mieux, Pascal n’avait plus besoin de venir. Sa proposition avait suffit à me redonner le moral et à enflammer l’amour que j’éprouve pour lui.

Pascal a insisté pour venir, pour qu’on se retrouve à la maison, que je lui raconte ce qui n’allait pas, que je lui explique. Mais, j’étais rassurée, je me sentais bien mieux que quelques minutes plus tôt.

  • On se retrouve à la maison dans 20 minutes?
  • Je vais bien maintenant. J’étais un peu déprimée de ne pas te voir. J’avais envie d’un gros câlin. Mais c’est bon maintenant, c’est comme si tu m’avais fait un câlin, alors je vais bien. Reste, je… on se verra demain, d’accord?

Pascal ne comprenait rien. Il était sur le point de partir. D’après les bruits ambiants, j’ai eu l’impression qu’il était à l’extérieur. Brrrh, avec ce froid! Puis, j’ai entendu comme un bruit de porte ou de poignée. Pascal m’a expliqué qu’il était sorti sur le balcon pour parler, et que quelqu’un avait essayé de venir nous interrompre. Alors, j’ai imaginé Maud tentant de sortir sur le balcon, pour me faire entendre une voix de féminine interpellant Pascal, et lui maintenant la porte fermée.

J’avais entendu Maud l’appeler, lui disant qu’il pouvait venir à l’intérieur, et qu’il n’avait pas besoin de sortir pour parler au téléphone. Mais j’ai fait celle qui n’avait rien entendu, rien perçu des mic-macs de la pétasse de Maud. Elle voulait que je sache que Pascal était avec elle, ou avec une autre femme.

Soulagée, après avoir raccroché, j’ai attendu quelques minutes, le temps de laisser les battements de mon coeur se calmer.

Je me sentais tellement mieux. Et je l’aimais tellement d’avoir voulu me voir. D'avoir voulu voler à mon secours, me consoler. Mon coeur était plus léger.

Peut-être que je m’enflamme pour rien. Pascal n’aurait pas proposé de venir me retrouver s’il se passait quelque chose avec cette dinde! Donc, il n’y avait pas de raison que je me fasse tout un cinéma. Ou peut-être qu’il ne voulait pas que je me doute de quelque chose?

Wah, stop! Je n’allais pas me remettre à me faire tout un film!

Au contraire, je devrais me sentir rassurée, parce que j’étais toujours plus importante à ses yeux. Plus importante que cette Maud en tous cas. Je me contentais peut-être de peu pour me sentir bien. J'essayais peut-être de me persuader que tout allait pour le mieux. On verra bien...


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